Le prix au m² moyen à La Plagne Tarentaise s'établit à 5 498 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 239 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de La Plagne Tarentaise, en haute Tarentaise savoyarde.
Le prix moyen constaté à La Plagne Tarentaise s'établit à 5 498 €/m². Cette moyenne couvre une commune de 96 km² née en 2016 de la fusion de quatre villages, dont le territoire s'étage de 600 à plus de 2 700 mètres d'altitude. Elle réunit deux marchés très différents : les appartements de station, qui forment l'essentiel des ventes sur les fronts de neige de Plagne Centre, Belle Plagne, Montchavin ou Les Coches, et les maisons des villages de fond de vallée et du versant du soleil, à Bellentre, La Côte-d'Aime ou Valezan. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché local dépend d'abord de la fréquentation touristique. Avec près de 9 900 résidences secondaires pour 3 836 habitants permanents selon l'INSEE, ce n'est pas la démographie communale qui fait les prix, mais la demande de logement de séjour. Le raccordement à Les Arcs par le Vanoise Express en 2003 a changé l'échelle du domaine, Paradiski atteignant environ 425 kilomètres de pistes, ce qui a soutenu la valeur des logements situés près des remontées. La saison d'été, randonnée et cyclisme, s'est développée mais reste secondaire dans les revenus de location.
Le second moteur est l'état du parc bâti. Une large part des appartements date des vagues de construction des années 1960 à 1990, de Plagne Centre en 1961 à Plagne Soleil en 1990, et arrive à un âge où la rénovation énergétique et la remise à niveau des résidences pèsent dans les négociations. Le foncier constructible est rare en zone de montagne, ce qui limite l'offre neuve et déplace les transactions vers l'ancien. La question du logement des saisonniers et des actifs permanents, elle, reste un sujet récurrent du débat communal.
Commune de montagne dont le parc est très majoritairement composé de logements de séjour, La Plagne Tarentaise se situe sous les stations les plus établies de Haute-Savoie comme Les Gets ou Le Grand-Bornand. L'écart est en revanche large avec une ville de plaine comme Chambéry.
Avant le ski, la haute Tarentaise vit de l'agriculture de montagne, de la forêt et des vergers. Le patrimoine baroque des villages en garde la trace : l'église Saint-Nicolas de Mâcot, l'église Saint-André de Bellentre, et à Valezan une église dédiée à saint François de Sales, édifiée entre 1727 et 1730. Mâcot dispose en plus d'une ressource rare dans la vallée, une mine de plomb argentifère exploitée jusqu'à sa fermeture en 1973. Sur l'autre versant, La Côte-d'Aime et Valezan, perchés vers 1 000 à 1 200 mètres sur l'adret dit versant du soleil, restent des villages agricoles, touchés comme toute la vallée par l'exode rural du XXe siècle.
Le tournant vient de 1959, quand le docteur Pierre Borrione, maire d'Aime, engage la création d'une station de sports d'hiver pour freiner ce dépeuplement. Aime, Bellentre, Mâcot et Longefoy s'associent au sein du syndicat intercommunal de La Grande Plagne. La première station, future Plagne Centre, ouvre le 22 décembre 1961 avec deux remontées et quatre pistes, sur un plan de l'architecte Michel Bezançon organisé autour d'un front de neige installé au-dessus de la forêt, à hauteur des alpages. Les satellites suivent en une trentaine d'années : Aime 2000 en 1968-1969, Plagne Villages en 1971, Montchavin en 1972, Belle Plagne en 1981, Plagne 1800 en 1982, Plagne Soleil en 1990.
Les Jeux olympiques d'Albertville de 1992 dotent la commune de la piste de bobsleigh et de luge, seul équipement de ce type en France. En 2003, le téléphérique Vanoise Express relie Les Coches à Peisey-Vallandry et forme avec Les Arcs le domaine Paradiski, soit environ 425 kilomètres de pistes balisées. Le 1er janvier 2016, Bellentre, La Côte-d'Aime, Mâcot-la-Plagne et Valezan fusionnent pour créer la commune nouvelle de La Plagne Tarentaise, classée station de tourisme par décret du 15 décembre 2017. D'où la forme actuelle du territoire : des villages permanents en fond de vallée et sur l'adret, et huit fronts de neige bâtis en altitude entre 1 250 et 2 100 mètres.
Selon l'INSEE, La Plagne Tarentaise compte 3 836 habitants pour 11 764 logements, dont seulement 1 755 résidences principales : les résidences secondaires et logements occasionnels représentent près de 84 % du parc. Les appartements pèsent environ 82 % des logements, conséquence directe de la construction des stations. Les acheteurs sont donc en majorité des propriétaires de séjour, familles françaises et clientèle d'Europe du Nord, souvent bailleurs en saison. Parmi les résidences principales, 69 % des ménages sont propriétaires selon l'INSEE : ce noyau de résidents permanents, actifs des remontées mécaniques, de l'hébergement et des services, se porte surtout sur les maisons et les logements anciens des villages.
Le prix moyen constaté est de 5 498 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées par les notaires et publiées dans la base DVF. C'est une moyenne communale, qui agrège aussi bien un studio de front de neige qu'une maison de village à Bellentre ou Valezan. L'altitude, le ski aux pieds, l'exposition et la date de construction du programme créent des écarts sensibles d'un secteur à l'autre.
La commune réunit deux ensembles. En altitude, huit des onze fronts de neige de La Plagne, parmi lesquels Plagne Centre, ouvert en 1961, Belle Plagne, Plagne 1800, Plagne Villages, Plagne Soleil, ainsi que Montchavin et Les Coches côté Bellentre. En bas, les villages permanents de Mâcot et de Bellentre en fond de vallée, et sur l'adret La Côte-d'Aime et Valezan, restés agricoles et résidentiels.
Les deux marchés coexistent mais n'ont pas le même volume. Selon l'INSEE, les appartements représentent environ 82 % des logements de la commune. L'offre de maisons est donc étroite et concentrée dans les villages de fond de vallée et du versant du soleil, avec des délais de recherche plus longs et moins de références de prix. Les appartements de station sont plus liquides, mais leur valeur dépend fortement de l'accès aux pistes.
L'accès ferroviaire se fait par la gare d'Aime-La Plagne, sur la ligne de la Tarentaise qui remonte jusqu'à Bourg-Saint-Maurice, puis par navette ou route de montagne vers les stations d'altitude. La route nationale 90 dessert la vallée depuis Albertville et Moûtiers. Un bien proche d'un arrêt de navette gratuite se valorise mieux, l'accès en voiture aux fronts de neige étant contraint les samedis de rotation.
Le territoire relève de la loi Montagne, qui encadre l'extension de l'urbanisation, et de plans de prévention des risques naturels portant sur les avalanches, les crues torrentielles et les mouvements de terrain : leur consultation est un préalable. Sur les résidences de station, il faut aussi examiner les charges de copropriété, le calendrier des travaux de rénovation et, le cas échéant, le bail commercial qui lie le logement à un exploitant.
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Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).