Le prix au m² moyen à Lambersart s'établit à 3 095 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 140 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Lambersart, commune résidentielle des bords de Deûle, aux portes de Lille.
Le prix moyen d'un appartement à Lambersart s'établit à 3 095 €/m². Cette moyenne repose sur un parc immobilier équilibré, où les maisons individuelles tiennent une place aussi importante que le collectif, ce qui distingue la commune de la plupart de ses voisines de la métropole lilloise. On y trouve des villas bourgeoises en pierre de taille héritées du début du XXe siècle, des maisons de ville en brique et des immeubles de rapport, aux côtés de résidences plus récentes. Les maisons, nombreuses ici, se négocient en moyenne autour de 3 733 €/m², au-dessus des appartements. Ces chiffres sont issus de la base DVF, qui recense les transactions réellement signées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Lambersart repose sur son statut de commune résidentielle familiale collée à Lille. La demande vient surtout de ménages de la métropole qui cherchent un cadre plus vert et plus calme sans s'éloigner du centre, et qui visent en priorité les maisons avec jardin. Cette recherche entretient une tension particulière sur les villas des quartiers de Canteleu et du Canon d'Or, alors que les appartements du Bourg s'adressent à une clientèle plus large de primo-accédants et d'investisseurs mesurés.
L'offre reste contrainte par la taille limitée de la commune, déjà largement bâtie, et par la rareté des maisons anciennes de caractère. Les programmes neufs, peu nombreux, se concentrent près des bords de Deûle et de l'axe de l'avenue de l'Hippodrome. Comme partout dans la région, la performance énergétique s'impose comme un critère de tri, en particulier sur les demeures du début du XXe siècle coûteuses à rénover. La proximité de secteurs plus chers de Lille situe Lambersart dans une frange haute mais accessible du marché de l'ouest de l'agglomération.
Adossée à Lille, Lambersart se situe dans une frange intermédiaire du marché de l'agglomération : en dessous de Lille et de La Madeleine, sa voisine des bords de Deûle, mais au-dessus de Villeneuve-d'Ascq, un peu plus à l'est.
Le nom de Lambersart vient du latin Lamberti sartum, l'essart de Lambert, c'est-à-dire une terre défrichée. La commune apparaît dans les textes en 1101, quand un évêque de Tournai fait don de l'autel de Lambersart à la collégiale Saint-Pierre de Lille. Longtemps simple village agricole rattaché au pays des Weppes, installé sur la rive de la Deûle, Lambersart reste rural jusqu'au XIXe siècle, avant de se transformer dans l'ombre de Lille toute proche.
En 1787 s'ouvre le Colysée royal, lieu de divertissement doté de guinguettes, d'un théâtre de verdure et d'une salle de bal, qui ferme à la Révolution mais laisse son nom au quartier et à l'actuelle Maison Folie du Colysée. Le vrai tournant vient de l'urbanisation de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. L'avenue de l'Hippodrome, tracée depuis Canteleu jusqu'au Bourg, structure la ville nouvelle, et des industriels lillois comme les Crépy y lancent en 1900 un lotissement résidentiel cossu. De cet âge d'or subsistent de belles demeures, du château de la Cessoie au château des Ormes en passant par la Villa Saint-Charles.
Le quartier du Canon d'Or tient son nom d'un cabaret créé en 1792 qui accueillait les soldats de la citadelle et les archers du tir à l'oiseau. Entre 1910 et 1935, il se couvre de maisons soignées d'inspiration Art nouveau puis Art déco, comme la Villa André dessinée par l'architecte Fayolle en 1913, ou l'école Albert Samain bâtie par Albert Baert en 1931. La commune garde aussi la mémoire de son passé industriel, marqué par le textile et les blanchisseries, aujourd'hui effacé au profit d'un tissu presque entièrement résidentiel.
Lambersart compte 27 090 habitants, une population en léger recul depuis 2017 après des décennies de forte densité aux portes de Lille. Le parc de logements se partage de façon assez équilibrée entre maisons individuelles et appartements, une singularité dans une agglomération où le collectif domine souvent, et la part de ménages propriétaires y est notable. Les acheteurs sont surtout des familles de la métropole lilloise qui cherchent une maison avec jardin à quelques minutes du centre de Lille, des cadres attirés par les villas de l'avenue de l'Hippodrome, et des primo-accédants visant plutôt les appartements du Bourg ou du Canon d'Or. Ce profil résidentiel, plus familial qu'étudiant ou spéculatif, donne au marché une relative stabilité.
Pour un appartement, la moyenne ressort à 3 095 €/m², calculée à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Cette moyenne communale recouvre des situations très diverses, d'un studio ancien à un appartement familial récent proche de la Deûle. L'adresse, l'étage, l'année de construction et le diagnostic de performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts de prix. Pour une estimation juste, mieux vaut s'appuyer sur des ventes comparables que sur la seule moyenne de la ville.
La commune s'organise autour de plusieurs secteurs à l'identité marquée. Le Bourg, ancien coeur du village, concentre commerces et services. Le Canon d'Or, aux belles maisons Art déco, et Canteleu, le long de l'avenue de l'Hippodrome, sont les adresses les plus recherchées, avec leurs villas bourgeoises. Le Champ de Courses et le secteur Pacot-Vandracq, plus au nord, offrent un habitat plus mélangé. Les biens proches des bords de Deûle et des espaces verts se distinguent nettement du reste.
Lambersart jouxte directement Lille, ce qui en fait l'un de ses atouts. La ligne 2 du métro dessert la commune, notamment via la station Lomme - Lambersart - Arthur-Notebart, et plusieurs lignes de bus relient les quartiers au centre de Lille en quelques minutes. Les berges de la Deûle, réaménagées, permettent aussi de rejoindre la Citadelle et le centre à pied ou à vélo. Cette proximité immédiate avec le pôle d'emploi lillois pèse favorablement sur les valeurs immobilières.
Les deux marchés coexistent, ce qui est rare dans la métropole lilloise. Les maisons, très présentes, vont de la villa bourgeoise en pierre de taille à la maison de ville en brique, et se négocient en moyenne au-dessus des appartements, autour de 3 733 €/m². Les appartements, plus abordables, conviennent aux primo-accédants et aux petits budgets. Votre choix dépend surtout de votre projet de vie et de votre capacité à financer un bien avec jardin, plus rare et plus cher.
La commune fait partie de la Métropole européenne de Lille, où la location d'un meublé de tourisme est encadrée et suppose des démarches en mairie. Une partie des terrains situés près de la Deûle peut être concernée par le risque d'inondation : cette information se vérifie dans les documents d'urbanisme et l'état des risques avant tout achat. Enfin, le diagnostic de performance énergétique est devenu un point de négociation important sur les maisons anciennes du début du XXe siècle.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).