Le prix au m² moyen à Le Bouscat s'établit à 3 804 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 5 307 €/m². Environ 208 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du Bouscat, en bordure nord-ouest de Bordeaux.
Le prix moyen constaté au Bouscat s'établit à 3 804 €/m², et le segment maison ressort à 5 307 €/m². Cette moyenne recouvre un parc presque équilibré : 56,5 % d'appartements et 43,3 % de maisons selon l'INSEE, sur une commune entièrement urbanisée de 5,28 kilomètres carrés. Une échoppe rénovée près de la place Gambetta, un appartement récent le long de la route du Médoc et un pavillon proche du parc de la Chêneraie ne relèvent pas du même marché. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 5 307 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché du Bouscat tient d'abord à sa position. La commune rassemble 25 081 habitants sur 5,28 kilomètres carrés, en contact direct avec Bordeaux au sud-est, et appartient à l'intercommunalité bordelaise depuis la création de la communauté urbaine en 1968. Elle fonctionne comme un prolongement résidentiel du nord-ouest de la ville-centre, avec des ménages installés à l'année : 90,3 % du parc est en résidences principales selon l'INSEE. Les acheteurs qui ne trouvent plus de maison dans Bordeaux intra-boulevards se reportent sur cette couronne immédiate, ce qui entretient un flux de demande régulier sur un stock qui, lui, ne s'étend plus.
Le second moteur est l'articulation entre transport et contrainte foncière. L'arrivée du tramway en 2019, puis son prolongement vers Eysines en 2020, ont rapproché la commune du centre de Bordeaux en temps de trajet, ce qui pèse davantage que la distance dans les arbitrages des acheteurs, et ont accompagné le renouvellement du bâti le long de la route du Médoc. Faute de terrain libre, la production de logements passe par la reconstruction de parcelles déjà occupées, ce qui limite le volume annuel. Les équipements, hippodrome, parc de la Chêneraie, hôpital suburbain et commerces de la place Gambetta, soutiennent l'attrait résidentiel.
Le Bouscat se place dans le haut de sa couronne : au-dessus de Mérignac, sa voisine de l'ouest, et nettement au-dessus de Cenon sur la rive droite, mais en dessous de Bordeaux, à laquelle la commune est directement accolée.
Jusqu'au XIe siècle, le site n'est qu'un hameau de vignes et de cultures maraîchères cerné de forêt. La première mention connue date de 1180 : Arnaud d'Illac, seigneur de Castel Endorthe, donne une parcelle de bois au chapitre Saint-Seurin de Bordeaux, sous le nom de lo Boscat. Le domaine passe vers 1182 dans les possessions de la famille de Guillaume de Bordeaux. Sa position sur la route des pèlerinages de Compostelle explique son développement. Sous l'Ancien Régime, la paroisse est associée à celle de Caudéran. Le territoire est répertorié comme Le Bousquat en 1793. L'église Sainte-Clotilde, de style néo-roman, est construite de 1852 à 1854 par l'architecte Durassié ; son orgue est installé le 29 novembre 1899 par Auguste Commaille.
Le XIXe siècle en fait un lieu de villégiature : la bourgeoisie bordelaise y bâtit de belles demeures, tandis que se constitue en parallèle un habitat ouvrier. Le Castel d'Andorte, élevé en 1785 au milieu du domaine devenu le parc de la Chêneraie, abrite de 1845 à 1968 une clinique psychiatrique privée fondée par le docteur Joseph-Guillaume Desmaisons-Dupallans ; il est inscrit au titre des monuments historiques en 2009. L'hippodrome s'installe sur une cinquantaine d'hectares après le transfert de celui de Gradignan, autorisé par une décision du 23 avril 1835. La croissance de la population conduit la municipalité à remplacer l'ancienne école de la place Gambetta : le nouvel hôtel de ville néoclassique est inauguré en 1878 par le maire François de Saint-Vidal.
Le XXe siècle apporte les grands équipements. L'hôpital suburbain, fondé en 1903 par le docteur Édouard Delaye pour les enfants indigents, est reconnu d'utilité publique en 1923. Des arènes de 10 500 places ouvrent en 1921 ; fermées en 1961 après un accident mortel et des problèmes d'entretien, elles sont démolies en 1970 et remplacées par un immeuble d'habitation, une sculpture de Shelomo Selinger rappelant leur emplacement. La commune est libérée le 25 août 1944, avant Bordeaux, par le corps franc de Paul Hochard. Membre fondateur de la communauté urbaine de Bordeaux en 1968, elle devient chef-lieu de canton en 1973. La ligne D du tramway la dessert depuis le 14 décembre 2019.
Le Bouscat compte 25 081 habitants sur 5,28 kilomètres carrés, l'une des densités les plus élevées de Nouvelle-Aquitaine. Selon l'INSEE, la commune totalise 13 466 logements en 2023, dont 90,3 % de résidences principales et 2,4 % de résidences secondaires : on y habite à l'année, sans vocation de villégiature malgré les origines de la commune. Le parc est équilibré, avec 56,5 % d'appartements et 43,3 % de maisons, une part pavillonnaire rare aussi près du centre de Bordeaux. Toujours selon l'INSEE, 54,4 % des ménages sont propriétaires et 43,9 % locataires, et 17,4 % des résidences principales relèvent du parc social. Les acquéreurs sont surtout des familles de l'agglomération qui cherchent une maison ou un grand appartement en limite immédiate de Bordeaux.
Le prix moyen relevé au Bouscat est de 3 804 €/m², et le segment maison ressort à 5 307 €/m². Ces valeurs sont calculées sur les ventes enregistrées dans la base DVF, qui recense les transactions réellement passées chez les notaires. La moyenne agrège aussi bien des appartements de collectifs récents que des échoppes anciennes. Votre bien peut s'en écarter selon son époque de construction, son état, la surface de son jardin et sa distance au tramway.
La commune s'organise autour de plusieurs polarités. La place Gambetta et l'hôtel de ville forment le centre commerçant et historique. Les abords de l'hippodrome et du parc de la Chêneraie offrent un tissu plus résidentiel et végétal. La route du Médoc et l'avenue de la Libération concentrent le bâti renouvelé le long du tramway. Au sud, la commune touche directement le quartier bordelais de Caudéran, annexé à Bordeaux le 22 février 1965. Les écarts internes tiennent surtout à l'ancienneté du bâti et à la présence d'un jardin.
La ligne D du tramway dessert la commune depuis le 14 décembre 2019, par la route du Médoc et l'avenue de l'Hippodrome, puis a été prolongée jusqu'à Eysines Cantinolle le 29 février 2020. Un parc relais de 250 places est implanté avenue de l'Hippodrome. La gare du Bouscat-Sainte-Germaine assure une correspondance avec le réseau TER. La place Ravezies, en limite sud-est, réunit plusieurs lignes de tramway et de bus, et la rocade s'atteint par la sortie 7.
Les deux segments pèsent d'un poids comparable. Selon l'INSEE, 43,3 % des logements sont des maisons et 56,5 % des appartements, un équilibre inhabituel à quelques kilomètres du centre de Bordeaux. L'offre de maisons repose largement sur les échoppes, habitations basses en pierre typiques de l'agglomération bordelaise, et sur les demeures de villégiature du XIXe siècle. Deux d'entre elles, les villas Maria-Luisa et Jeanne, sont inscrites au titre des monuments historiques depuis 2001.
La commune relève du plan local d'urbanisme intercommunal de Bordeaux Métropole. Son territoire était artificialisé à 100 % en 2018, avec 87 % de zones urbanisées et 13 % d'espaces verts artificialisés : il n'y a plus de foncier agricole ou naturel à bâtir, et les opérations neuves passent par la densification ou la reconstruction de parcelles déjà bâties. Les abords des monuments inscrits, dont le Castel d'Andorte inscrit en 2009, relèvent de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).