Le prix au m² moyen à Le Creusot s'établit à 1 149 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 89 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du Creusot, ancienne capitale de la métallurgie Schneider, dans la Saône-et-Loire.
Au Creusot, le prix moyen des appartements s'établit à 1 149 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF tenue par les notaires. C'est l'un des niveaux les plus accessibles de la Saône-et-Loire, très en dessous de Chalon-sur-Saône ou de Dijon. Ce marché s'explique par l'histoire industrielle de la ville, son parc de logements ouvriers et un contexte démographique longtemps marqué par le repli de la sidérurgie. Le tissu mêle immeubles anciens, maisons de ville et cités héritées de l'ère Schneider, ainsi que des pavillons de périphérie. L'état du bien, sa performance énergétique et sa localisation dans la ville pèsent lourd sur la valeur. Ces chiffres, issus de transactions signées chez les notaires, donnent un repère communal fiable ; une estimation précise s'appuie ensuite sur des ventes comparables, examinées bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché du Creusot est un marché de ville moyenne industrielle, largement animé par une demande locale. Les prix bas attirent des primo-accédants et des ménages qui cherchent une maison à un budget modeste. Sur un parc ancien souvent énergivore, la performance énergétique est devenue un critère de négociation majeur : les passoires thermiques se vendent avec une décote sensible, les biens rénovés partent plus vite. La reconversion réussie de l'économie vers l'acier spécial et le nucléaire soutient l'emploi et, avec lui, la demande de logements.
L'offre reste abondante et les délais de vente plus longs que dans les grandes agglomérations, ce qui laisse peu de place à la surenchère. Pour un vendeur, cela signifie qu'un bien correctement estimé et présenté se démarque, tandis qu'un prix trop ambitieux s'installe durablement sur le marché. La présence de la gare TGV et le maintien d'un tissu industriel de pointe constituent les principaux atouts de valorisation à moyen terme.
Le Creusot affiche des prix nettement inférieurs à ceux de Chalon-sur-Saône et de Mâcon, et reste très en deçà de la métropole régionale qu'est Dijon.
Le Creusot n'était qu'un petit hameau, Crosot, avant qu'une fonderie utilisant le coke ne s'y installe à la fin du XVIIIe siècle, formant alors l'un des plus grands ensembles métallurgiques du continent. La ville doit son visage à la famille Schneider, qui dirigea ses usines de 1836 à 1960 et organisa autour d'elles logements, écoles et services dans un système paternaliste où presque chaque famille comptait un employé des forges.
La cité a vécu au rythme du fer et de l'acier, atteignant son maximum de population, plus de 34 000 habitants, en 1968. Le château de la Verrerie, ancienne manufacture royale de cristaux devenue résidence des Schneider, abrite aujourd'hui l'écomusée qui raconte cette épopée. La cheminée de la forge, éclairée la nuit, veille toujours sur la ville comme un repère de son passé ouvrier.
La faillite de Creusot-Loire en 1984 a durement frappé la ville, qui a depuis diversifié son économie autour de l'acier spécial, du nucléaire, du ferroviaire et de l'aéronautique. L'ancien atelier de construction de locomotives héberge désormais une bibliothèque universitaire, et Le Creusot, sous-préfecture d'environ 20 500 habitants, cherche un nouvel équilibre entre héritage industriel et vie quotidienne.
Le marché du Creusot est porté par une demande locale : primo-accédants attirés par des prix parmi les plus bas de la région, familles cherchant une maison avec jardin à budget maîtrisé, et actifs employés dans les industries de pointe qui ont pris le relais de la sidérurgie. Le niveau de prix accessible fait de la ville une porte d'entrée vers la propriété pour des ménages modestes. Des acquéreurs venus d'agglomérations plus chères y trouvent des surfaces qu'ils ne pourraient s'offrir ailleurs.
Le prix moyen des appartements au Creusot est de 1 149 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc contrasté, de l'immeuble ancien à rénover au logement plus récent. L'état général, la performance énergétique, l'étage et la localisation expliquent les écarts autour de ce repère. Sur un marché de ce niveau, une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables plutôt que sur la seule moyenne communale.
Le Creusot compte parmi les villes les plus accessibles de Saône-et-Loire. Le déclin de la sidérurgie après la faillite de Creusot-Loire en 1984 et une démographie longtemps en repli ont pesé sur la demande. La ville offre en contrepartie un patrimoine industriel dense, des prix d'entrée bas et des surfaces généreuses, appréciés des primo-accédants et des budgets serrés.
Le centre-ville concentre immeubles anciens et maisons de ville, tandis que les cités ouvrières héritées de l'ère Schneider et les quartiers pavillonnaires de périphérie offrent des maisons avec jardin. Les secteurs proches des services, des écoles et de la gare TGV Le Creusot-Montceau-Montchanin sont plus demandés. L'état et la performance énergétique du bien restent déterminants dans la formation du prix.
Le Creusot bénéficie d'une gare TGV qui la place à environ une heure vingt de Paris, un atout rare pour une ville de cette taille. Elle est aussi reliée par la route à Chalon-sur-Saône et au reste de la Saône-et-Loire. Cette accessibilité, combinée à des prix immobiliers bas, peut séduire des actifs cherchant à concilier grand espace et connexion aux métropoles.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).