Le prix au m² moyen à Le Petit-Quevilly s'établit à 1 832 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 124 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du Petit-Quevilly, sur la rive gauche de la Seine dans l'agglomération de Rouen.
Au Petit-Quevilly, un appartement se vend en moyenne 1 832 €/m² d'après les transactions enregistrées chez les notaires et rassemblées dans la base DVF. Ce chiffre porte sur un parc très majoritairement collectif, hérité du passé ouvrier de la rive gauche : immeubles anciens en brique, barres et résidences des décennies d'après-guerre, et programmes neufs plus récents sortis des opérations de rénovation urbaine. Les rares maisons, souvent des logements de ville mitoyens, se négocient à un niveau proche, autour de 1 990 €/m². Ces valeurs restent nettement plus abordables que celles de Rouen, dont la commune touche les faubourgs.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché du Petit-Quevilly tient à sa place dans l'agglomération : une commune de première couronne, accolée à Rouen, mais bien plus accessible que la ville-centre. Cet écart de prix attire une demande de report, faite de primo-accédants et d'investisseurs qui cherchent un appartement proche de leur travail sans le budget d'un achat à Rouen. La bonne desserte en métro et la présence d'équipements et de commerces soutiennent cette attractivité, en particulier sur les logements rénovés et les programmes neufs.
L'offre évolue au rythme des opérations de renouvellement urbain qui transforment progressivement les anciennes emprises industrielles de la rive gauche. Les logements neufs tirent les valeurs vers le haut, tandis que le parc ancien des faubourgs, souvent moins performant sur le plan énergétique, se négocie plus bas. Comme partout, le diagnostic de performance énergétique est devenu un critère de discussion : un logement mal classé se vend, mais au prix d'une décote ou de travaux à prévoir. Le voisinage de communes plus cotées comme Rouen ou Mont-Saint-Aignan situe Le Petit-Quevilly dans la frange abordable du marché rouennais.
Accolée à Rouen sur la rive gauche de la Seine, la commune se situe en dessous de ses voisines de l'agglomération : moins chère que Rouen et que Mont-Saint-Aignan, et sous le niveau du grand port du Havre, autre pôle de la Seine-Maritime.
Le Petit-Quevilly s'étend sur la rive gauche de la Seine, en plein coeur de l'agglomération rouennaise, sur un territoire d'un peu plus de quatre kilomètres carrés. Un village s'y est formé autour d'un étang, à l'emplacement de l'actuel hôtel de ville, à la suite des défrichements de la forêt du Rouvray. La commune s'est séparée de Grand-Quevilly au Moyen Âge et a longtemps vécu de la terre et de la proximité du fleuve, avant que l'industrie ne bouleverse son visage.
Son monument le plus ancien est la chapelle Saint-Julien, bâtie vers 1150-1160 pour Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et roi d'Angleterre, au sein d'un manoir de chasse aménagé dans la forêt du Rouvray. En 1183, Henri II et son épouse Aliénor d'Aquitaine cèdent le lieu pour y accueillir des malades : le manoir devient une léproserie, active jusqu'à sa suppression en 1366. La chapelle a conservé un décor de fresques romanes qui en font l'un des rares témoignages de cette période dans la région.
À partir du 19e siècle, Le Petit-Quevilly devient une ville industrielle, portée par la Seine et le voisinage immédiat de Rouen. Les usines chimiques Malétra, installées dès 1808, la filature de coton La Foudre, élevée entre 1845 et 1847 et dont la cheminée rivalisait de hauteur avec les flèches de la cathédrale, puis plus tard la fabrique de fermetures Éclair Prestil, ont fait de la commune une cité ouvrière dense. Cet héritage de brique et de faubourg façonne encore aujourd'hui son tissu urbain et sa population.
Le Petit-Quevilly compte 22 208 habitants, ce qui en fait l'une des communes les plus peuplées de la rive gauche rouennaise. Son parc de logements est très majoritairement collectif : appartements anciens des faubourgs ouvriers, ensembles construits après-guerre et programmes neufs issus des chantiers de renouvellement urbain se côtoient d'un quartier à l'autre. Les acheteurs sont surtout des ménages de l'agglomération, avec une forte proportion de primo-accédants attirés par des prix contenus à quelques minutes du centre de Rouen. Les investisseurs locatifs sont également présents, portés par la demande étudiante et salariée de la métropole. Les maisons de ville, plus rares, intéressent des familles qui cherchent un extérieur sans quitter la première couronne.
Pour un appartement, la moyenne s'établit à 1 832 €/m², d'après les ventes réellement signées et publiées dans la base DVF. C'est une valeur communale, qui recouvre aussi bien un logement ancien des faubourgs qu'un appartement neuf des programmes récents. L'adresse, l'étage, l'état, l'année de construction et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts autour de cette moyenne. Une estimation solide repose sur des biens comparables vendus à proximité, pas sur le seul chiffre communal.
La commune se lit du fleuve vers le plateau. Les abords de la Seine et les anciennes emprises industrielles concentrent des logements neufs et des opérations de requalification. Le centre, autour de la mairie et de la chapelle Saint-Julien, mêle immeubles de ville, commerces et habitat ancien. Les quartiers plus au sud, proches de Grand-Quevilly, alternent maisons de ville et ensembles collectifs. Ces ambiances ne se vendent pas toutes au même niveau.
La commune est traversée par la ligne de métro de l'agglomération rouennaise, en service depuis 1994, qui la relie au centre de Rouen en une dizaine de minutes. Cinq stations la desservent, dont Saint-Julien et Place du 8 Mai. S'y ajoutent des lignes TEOR à haut niveau de service et un réseau de bus dense vers les communes voisines. Cette desserte est un argument fort pour les acheteurs qui travaillent à Rouen sans vouloir s'y loger.
Oui, mais l'offre reste limitée. Le parc est dominé par le collectif, et les maisons sont le plus souvent des logements de ville mitoyens, avec un petit extérieur. Elles se négocient autour de 1 990 €/m², un niveau proche de celui des appartements. Les références de vente étant peu nombreuses, l'estimation d'une maison dépend surtout de son état, de sa surface habitable et de son terrain, davantage que de la moyenne communale.
La proximité de la Seine expose une partie du territoire au risque d'inondation : cette information se vérifie dans les documents d'urbanisme et l'état des risques annexé à toute vente. Le passé industriel de la commune peut aussi justifier de se renseigner sur d'éventuels sols pollués lors d'un projet de construction. Enfin, comme dans toute la métropole rouennaise, la location d'un meublé de tourisme est encadrée et suppose des démarches en mairie.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).