Le prix au m² moyen à Le Pouliguen s'établit à 5 297 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 63 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du Pouliguen, port de la presqu'île guérandaise ouvert sur la Côte d'Amour.
Sur le marché des appartements, Le Pouliguen affiche une moyenne de 5 297 €/m², établie à partir des transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Ce niveau élevé s'explique par la situation de la commune sur la Côte d'Amour, entre le port, la longue plage face à la baie et la côte sauvage rocheuse. Les appartements proches du front de mer, de l'étier ou du centre ancien se situent en haut de fourchette, tandis que les logements plus éloignés du rivage restent plus mesurés. L'exposition, la vue, l'étage et la présence d'un balcon jouent un rôle déterminant. La demande, tirée par une clientèle de résidence secondaire venue de Nantes, de la région parisienne et au-delà, s'exerce sur un parc contraint où les biens en bord de mer changent rarement de mains.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché du Pouliguen reste tendu, avec un volume de ventes d'appartements limité mais régulier dans les données DVF. La demande de résidence secondaire, ancienne et solide sur la Côte d'Amour, se heurte à un parc contraint : la commune est presque entièrement bâtie et le foncier disponible est rare. Les transactions portent donc surtout sur des reventes, ce qui entretient la pression sur les biens les mieux situés, en front de mer, autour du port et de l'étier.
Plusieurs facteurs soutiennent ces niveaux. L'attrait de la presqu'île guérandaise, la proximité immédiate de La Baule et de ses services, la qualité des plages et de la côte sauvage classée, ainsi que la bonne desserte ferroviaire depuis Nantes, élargissent le bassin d'acheteurs bien au-delà du local. La clientèle patrimoniale, attachée à un secteur reconnu de la façade atlantique, contribue à maintenir des prix parmi les plus élevés de la Loire-Atlantique littorale.
Le Pouliguen se situe en dessous de La Baule-Escoublac, sa voisine immédiate en fond de baie, et de Pornichet, à l'autre extrémité de la Côte d'Amour. La commune reste en revanche plus chère que Le Croisic, port de pêche de la pointe de la presqu'île, un peu plus abordable.
Le port du Pouliguen doit son essor, dès le Moyen Âge, au transport du sel produit dans les marais de Guérande, acheminé par l'étier du Pouliguen jusqu'à l'océan. Ce commerce salicole a façonné l'activité maritime de la commune bien avant l'ère balnéaire. Au début du XIXe siècle, la ville développe son port et construit plusieurs quais et jetées pour accompagner cette économie tournée vers la mer.
En 1820, Le Pouliguen devient une paroisse indépendante, se détachant de Batz-sur-Mer. C'est sous le règne de Louis-Philippe que débute la villégiature : la commune commence à accueillir des estivants attirés par la plage et le climat. Le développement de la station se poursuit tout au long du siècle, avec la construction de villas et l'aménagement des bords de mer, dans le sillage de l'essor de la Côte d'Amour et de la voisine La Baule.
Le Pouliguen conserve aujourd'hui une double identité de port actif et de station résidentielle. Son port abrite à la fois des bateaux de pêche et une importante flottille de plaisance, sur l'étier qui sépare la commune de La Baule. À l'ouest, la côte sauvage, bande rocheuse classée qui court vers Batz-sur-Mer et Le Croisic, offre un paysage préservé qui contraste avec la longue plage de sable de la baie.
Le Pouliguen compte 4 173 habitants. Station de la presqu'île guérandaise, la commune associe une population permanente, souvent plus âgée que la moyenne, à une forte proportion de résidences secondaires liée à son attrait balnéaire. Les acquéreurs sont majoritairement des acheteurs de résidence secondaire, familles nantaises, franciliennes ou du grand Ouest à la recherche d'un pied-à-terre sur la Côte d'Amour, ainsi que des retraités qui s'y installent à l'année. Les appartements avec vue sur le port, l'étier ou la baie concentrent la demande la plus vive. Le parc de villas anciennes du centre et des bords de mer alimente un segment recherché, dont la rareté entretient des niveaux de prix élevés pour le secteur.
Le prix moyen des appartements au Pouliguen est de 5 297 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts liés à la proximité du port, de la plage ou de la côte sauvage, à la vue et à l'étage. Un appartement en front de mer et un logement en retrait du rivage ne se négocient pas au même niveau.
La commune cumule un port de pêche et de plaisance animé, une longue plage face à la baie, la côte sauvage classée et un centre ancien de villas. Cette combinaison, à quelques minutes de La Baule, en fait une destination prisée de résidence secondaire sur la Côte d'Amour. La rareté des biens en bord de mer soutient durablement les prix.
Le Pouliguen se situe sur la presqu'île guérandaise, en Loire-Atlantique, à quelques kilomètres de La Baule et de Guérande. La commune est desservie par la gare du Pouliguen, sur la ligne littorale reliant Nantes à la presqu'île, et par la route depuis Saint-Nazaire. Nantes et son aéroport se trouvent à un peu plus d'une heure de route.
Oui, largement. La vocation balnéaire de la commune et la proximité de La Baule entretiennent une forte demande de résidences secondaires et de pied-à-terre, aux côtés d'une population permanente vieillissante. Cette structure tend les prix et raréfie l'offre à l'année. Les meublés de tourisme font l'objet de règles locales à vérifier en mairie avant tout projet de location saisonnière.
Le prix de référence de 5 297 €/m² porte sur les appartements, nombreux dans les résidences du bord de mer et du centre. Les villas anciennes et les maisons, très recherchées près du port et de la plage, s'échangent sur un marché étroit et à des niveaux élevés. Le choix dépend de l'usage visé et du budget, la maison de caractère restant un segment de rareté.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).