Le prix au m² moyen à Le Russey s'établit à 2 385 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 19 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du Russey, sur le plateau du Haut-Doubs.
Au Russey, le prix de référence s'établit à 2 385 €/m² pour un appartement. Ce niveau reflète un marché de moyenne montagne, dominé par la maison individuelle et le petit collectif de bourg, où l'offre reste limitée. Ces valeurs proviennent des données DVF, c'est-à-dire des transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non d'estimations d'annonces. Elles donnent un ordre de grandeur : chaque bien reste à évaluer selon son état, son isolation et son emplacement sur le plateau, un critère qui compte à cette altitude.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché du Russey est porté par une demande locale stable et par l'attrait frontalier : la proximité de la Suisse et du bassin de Morteau soutient les prix, notamment sur les maisons familiales. La croissance démographique régulière de la commune entretient un marché tendu sur les biens de qualité avec terrain, tandis que les logements anciens à rénover s'échangent plus lentement. Le faible volume annuel de transactions rend chaque vente sensible aux caractéristiques propres du bien, état, isolation et exposition, plutôt qu'à une tendance de masse.
À plus long terme, la trajectoire des prix dépend de deux facteurs. D'un côté, la pression frontalière et la recherche d'un cadre rural préservé soutiennent la demande. De l'autre, l'altitude et le climat rendent la performance énergétique déterminante : les biens bien isolés se valorisent, les passoires thermiques décotent. La rareté relative du foncier constructible sur un plateau largement agricole et forestier tend, elle, à soutenir les valeurs des maisons existantes.
Le Russey se situe dans la moyenne de son secteur : ses prix restent en deçà de ceux de Morteau et de Villers-le-Lac, plus proches de la frontière, tout en dépassant ceux d'une commune comme Charquemont.
Le Russey occupe un plateau du Jura supérieur, à environ 900 mètres d'altitude, à mi-chemin entre la vallée du Doubs et la frontière suisse. Jusqu'au Xe siècle, ce plateau est resté largement couvert de forêts, avant d'être progressivement défriché et mis en pâture. La commune a connu une histoire mouvementée, marquée par les destructions du XVe siècle liées aux troupes de Charles le Téméraire, puis par les épidémies et les ravages de la guerre de Dix Ans au XVIIe siècle, qui ont durablement pesé sur le peuplement du Haut-Doubs.
L'économie locale s'est construite autour de l'agriculture et de la forêt. L'élevage bovin, en particulier la race Montbéliarde, alimente une filière laitière tournée vers les fromages du massif jurassien : Comté, Mont d'Or et Vacherin du Haut-Doubs, protégés par des appellations d'origine. Cette activité agricole reste un marqueur du territoire et structure encore le paysage de prés et de bocage qui entoure le bourg.
Le Russey est le chef-lieu d'un petit bassin de vie et le siège de la communauté de communes du Plateau du Russey, qui regroupe les villages alentour. La commune offre les services de proximité d'un bourg-centre rural, commerces, écoles et équipements, dans un cadre de moyenne montagne où l'hiver marque le rythme de la vie locale et l'attractivité résidentielle.
Selon l'INSEE, Le Russey compte environ 2 599 habitants, une population en progression sur les dernières décennies. Le marché s'adresse d'abord à des ménages locaux : familles du plateau, actifs travaillant dans le bassin de Morteau ou frontaliers suisses cherchant un logement à prix mesuré à distance raisonnable de la frontière. Le parc est surtout composé de maisons individuelles et de logements de bourg, ce qui oriente la demande vers l'achat de résidence principale plutôt que vers l'investissement locatif ou secondaire. La proximité de la Suisse soutient une part de la demande, portée par des actifs frontaliers en quête d'espace.
Le prix de référence au Russey s'établit à 2 385 €/m² pour un appartement. Ce chiffre provient des données DVF, les ventes réellement signées chez les notaires. Il s'agit d'une moyenne : une maison rénovée et bien isolée ou un logement de bourg à rafraîchir peuvent s'écarter nettement de cette base, selon la surface, l'état et l'exposition du bien sur le plateau.
Le centre-bourg concentre les services, les commerces et une partie du bâti ancien, apprécié pour la vie de proximité. Autour, les secteurs pavillonnaires et les hameaux offrent des maisons avec terrain, recherchées par les familles pour l'espace et le calme. L'exposition et la protection au vent comptent à cette altitude : les biens bien orientés, à l'abri des versants les plus froids, restent les plus prisés.
Le Russey se situe sur le plateau du Haut-Doubs, à distance raisonnable de Morteau et de Villers-le-Lac, qui donnent accès à la frontière suisse et au bassin d'emploi de Neuchâtel. Pontarlier, sous-préfecture, complète l'offre de services du secteur. La commune vit à l'année, avec un accès routier qui reste dépendant des conditions hivernales propres à la moyenne montagne.
Le marché local est avant tout un marché de maisons. L'offre d'appartements existe, surtout dans le bourg et le petit collectif, mais reste limitée. Pour un acheteur, la maison individuelle avec terrain constitue le produit dominant, adapté à la vie de famille sur le plateau. L'appartement peut convenir à un premier achat ou à un logement de frontalier proche des services, mais l'essentiel des transactions porte sur l'individuel.
L'altitude et le climat de moyenne montagne sont les principaux paramètres à intégrer : la qualité de l'isolation et du chauffage pèse sur le confort et sur les charges hivernales. Une partie du territoire est agricole ou forestière, ce qui encadre la constructibilité. Avant tout projet, il est utile de consulter le plan local d'urbanisme en mairie pour vérifier la constructibilité d'une parcelle et les règles applicables aux extensions.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).