Le prix au m² moyen à Lesparre-Médoc s'établit à 2 059 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 10 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Lesparre-Médoc, chef-lieu du Bas-Médoc au nord de la Gironde.
À Lesparre-Médoc, le prix de référence s'établit à 2 059 €/m² pour un appartement. La commune est une sous-préfecture de la Gironde, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Bordeaux, et son marché est celui d'une petite ville de services au milieu du vignoble, très éloigné des niveaux du littoral médocain. Ces valeurs proviennent des données DVF, les transactions réellement enregistrées chez les notaires. Le taux de vacance élevé du parc, supérieur à onze pour cent, pèse sur la moyenne et impose d'examiner l'état de chaque bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Lesparre-Médoc dépend de trois moteurs distincts. Le premier est l'économie viticole du Médoc, qui structure l'emploi de tout le territoire et connaît une période de tension liée aux volumes et aux marchés d'exportation. Le deuxième est la fonction administrative de la ville, qui apporte un socle d'emplois tertiaires et de demande locative. Le troisième est le report progressif d'acquéreurs bordelais et de retraités vers des secteurs plus accessibles, un mouvement qui bénéficie à la presqu'île sans y provoquer de flambée.
Le taux de vacance, à 11,3 pour cent du parc, reste le principal indicateur à surveiller. Il a reculé depuis 2017, où il atteignait 13,2 pour cent, ce qui constitue un signal favorable : le stock de logements anciens se résorbe lentement. La suite dépendra de la capacité à rénover ce parc, dans un contexte où les diagnostics de performance énergétique déterminent de plus en plus la valeur. La desserte ferroviaire vers Bordeaux constitue l'autre levier durable d'attractivité de la commune.
La commune occupe une position intermédiaire : ses prix dépassent ceux de Blaye, se tiennent près de ceux du Verdon-sur-Mer et restent très en dessous de ceux de Soulac-sur-Mer, sur la côte.
Le nom de Lesparre vient du gascon esparra, qui désigne une poutre. L'occupation du site est ancienne : les Romains y installent un petit port nommé Metilium, sur un territoire alors bien plus proche des eaux qu'aujourd'hui. La forteresse médiévale, dont subsiste la tour de l'Honneur, remonte selon la tradition à l'époque carolingienne et est nommément mentionnée dans une charte de 1100. Ce donjon de pierre, qui domine encore le centre-ville, constitue le repère patrimonial de la commune et le témoin de sa fonction militaire et seigneuriale.
Lesparre s'affirme au fil des siècles comme la principale agglomération du Bas-Médoc, en concurrence avec Pauillac et Saint-Laurent-Médoc pour le titre de capitale de la presqu'île. Le vignoble structure l'économie du territoire, avec les grands crus au sud et les appellations plus modestes du nord, tandis que la ville concentre les fonctions de marché, d'administration et de services. Ce rôle lui vaut d'être aujourd'hui l'une des cinq sous-préfectures du département de la Gironde, statut qui pèse dans son parc de logements et dans son économie tertiaire.
L'arrivée du chemin de fer en 1873, avec la ligne reliant Bordeaux au Verdon-sur-Mer, désenclave la presqu'île et fixe le développement de la ville autour de sa gare. La route départementale 1215 constitue l'autre grand axe de desserte du Médoc. La commune, qui a pris le nom de Lesparre-Médoc, compte 5 872 habitants en 2023, en légère hausse de 1,2 pour cent depuis 2017. Elle conserve les équipements d'une petite ville centre, hôpital, collège, tribunal et commerces, pour un territoire rural étendu.
Selon l'INSEE, Lesparre-Médoc compte 5 872 habitants, avec 85,1 pour cent de résidences principales et 11,3 pour cent de logements vacants, un taux élevé bien qu'en recul depuis 2017. Les maisons représentent 75,3 pour cent du parc et les appartements 23,6 pour cent. Les propriétaires occupent 55,7 pour cent des résidences principales, contre 41,3 pour cent de locataires, proportion qui reflète le rôle administratif et de services de la ville. Les acquéreurs sont des ménages du Médoc, des actifs du vignoble et des services publics, et des retraités attirés par le prix et par la proximité de l'océan.
Le prix de référence s'établit à 2 059 €/m² pour un appartement. Ce chiffre provient des données DVF, les ventes réellement signées chez les notaires. C'est une moyenne : un logement rénové proche du centre et un appartement ancien vacant depuis plusieurs années se situent de part et d'autre de cette base. Le taux de vacance du parc, à 11,3 pour cent selon l'INSEE, explique une partie de la dispersion observée.
Soulac-sur-Mer, Lacanau ou les stations de la côte bénéficient d'un marché de résidence secondaire adossé à l'océan, avec une clientèle bordelaise et nationale. Lesparre-Médoc est une ville intérieure, à une trentaine de kilomètres de la côte, dont le marché repose sur l'habitat permanent, l'emploi local et les services. Ces deux logiques n'ont pas les mêmes ressorts et produisent des écarts de prix très marqués.
Oui, indirectement. Lesparre-Médoc est l'une des cinq sous-préfectures de la Gironde et concentre des équipements que n'ont pas les bourgs voisins : administrations, hôpital, collège, tribunal, commerces. Cette fonction entretient un emploi tertiaire et une demande locative, ce qui explique une part de locataires de 41,3 pour cent selon l'INSEE, plus élevée que dans les communes rurales du Médoc.
Les atouts sont le niveau d'équipement d'une ville centre, la desserte ferroviaire vers Bordeaux et Le Verdon-sur-Mer, et un prix d'entrée bas au regard du département. Le point faible est le taux de vacance, à 11,3 pour cent du parc, qui traduit un stock de logements anciens à rénover et une pression foncière limitée. La croissance démographique reste modeste, à 1,2 pour cent depuis 2017.
La presqu'île médocaine est un territoire bas, où le risque d'inondation et de remontée de nappe concerne certains secteurs, encadré par les documents d'urbanisme. La proximité de la tour de l'Honneur et du bâti ancien du centre implique des contraintes patrimoniales sur les travaux visibles. Le parc ancien, souvent en pierre et peu isolé, demande une évaluation précise du coût de rénovation avant tout engagement.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).