Le prix au m² moyen à Limeil-Brévannes s'établit à 3 314 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 158 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Limeil-Brévannes, sur le plateau briard au sud-est de Paris.
Le prix moyen constaté à Limeil-Brévannes s'établit à 3 314 €/m². Cette moyenne recouvre un parc où l'appartement domine largement : 71,6 % des logements selon l'INSEE, contre 27,0 % de maisons individuelles, avec une part importante de constructions récentes issues de l'urbanisation continue de la commune depuis les années 1970. Les résidences principales représentent 91,7 % du parc, signe d'une ville habitée à l'année plus que de villégiature. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas ressort un peu plus haut, à 3 728 €/m², l'écart avec le collectif restant modéré. L'emplacement entre le plateau et le bas de la vallée, l'année de construction et la performance énergétique expliquent l'essentiel des différences. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché local est porté par une position de proche banlieue accessible. À une quinzaine de kilomètres de Paris, Limeil-Brévannes offre des prix nettement inférieurs à ceux des communes du bord de Marne comme Saint-Maur-des-Fossés ou Nogent-sur-Marne, ce qui attire des primo-accédants et des familles écartées du cœur du Val-de-Marne. La croissance continue du parc de logements, passé de 3 206 unités en 1968 à plus de 8 600 aujourd'hui, témoigne d'une commune qui construit encore, avec une demande soutenue de résidence principale plus que de placement.
L'offre neuve a joué un rôle central ces dernières années, avec l'écoquartier des Temps Durables et le renouvellement de secteurs entiers, ce qui pèse sur la structure du marché en faveur de l'appartement récent. L'amélioration de la desserte, avec la mise en service du Câble C1 vers la ligne 8 du métro fin 2025, renforce l'attractivité de la commune pour des ménages travaillant à Créteil ou à Paris. Sur les logements plus anciens, la performance énergétique devient un critère de négociation, et l'écart se creuse entre le parc rénové et les biens à réhabiliter.
Commune résidentielle du sud-est du Val-de-Marne, Limeil-Brévannes se situe en dessous de ses voisines de bord de Marne. L'écart est net avec Saint-Maur-des-Fossés et reste sensible avec Créteil et Choisy-le-Roi, plus proches.
La commune est née entre 1790 et 1794 de la réunion de deux entités anciennes : Limeil, perché sur le plateau, et Brévannes, installé plus bas vers la vallée. L'occupation du site est très ancienne, attestée dès l'époque néolithique, et l'église Saint-Martin, édifiée au XIIe siècle, compte parmi les plus anciennes paroisses rattachées au diocèse de Paris. Jusqu'au XIXe siècle, l'activité reste agricole, tournée vers les cultures et les vergers de la plaine. En 1642, Brévannes accueille Louis Le Vau, futur architecte de Louis XIV, qui agrandit une propriété appelée l'Hermitage en un petit manoir.
Le château de Brévannes, dont les origines remontent au Moyen Âge, marque durablement le territoire : acquis par l'Assistance publique de Paris à la fin du XIXe siècle, il devient l'hôpital Émile-Roux, aujourd'hui l'un des grands établissements gériatriques de la région parisienne. Au XXe siècle, la commune bascule vers la banlieue : elle ne comptait que 3 206 logements en 1968 et en dépasse aujourd'hui 8 600. L'économie locale s'appuie sur quelques implantations industrielles et technologiques, dont Sodern, Philips ou Ommic, héritières en partie d'un passé lié à la recherche, un site du Commissariat à l'énergie atomique ayant fonctionné sur la commune jusqu'en 1999.
Le développement le plus visible des dernières années est l'écoquartier des Temps Durables, aménagé à partir de 2010 sur une ancienne ballastière des hôpitaux de Paris, comblée avec les déblais du chantier de la tour Montparnasse. Sur une dizaine d'hectares, ce quartier de plus d'un millier de logements a été conçu aux normes basse consommation, avec un réseau de chaleur alimenté en partie par la biomasse. Cette opération a fait l'objet de retours contrastés, mais elle a fortement pesé sur la croissance récente du parc. Depuis décembre 2025, la commune est reliée à la ligne 8 du métro par le Câble C1, premier téléphérique urbain d'Île-de-France, qui rejoint Créteil-Pointe du Lac.
Selon l'INSEE, Limeil-Brévannes compte 27 406 habitants pour près de 8 700 logements, dont 91,7 % de résidences principales : c'est une commune résidentielle habitée à l'année, pas une ville de villégiature. Les appartements y représentent 71,6 % du parc et les maisons 27,0 %, avec une nette dominante de collectif liée aux opérations neuves des dernières décennies. Parmi les ménages en résidence principale, un peu plus de la moitié sont propriétaires et près de 46 % locataires. Le profil des acheteurs reflète cette structure : des primo-accédants et des familles franciliennes en quête d'un logement plus abordable que dans le cœur du Val-de-Marne, attirés par le parc neuf de l'écoquartier, et des ménages installés cherchant une maison dans les secteurs pavillonnaires du plateau et de Brévannes.
Le prix moyen constaté est de 3 314 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange l'appartement récent de l'écoquartier et le pavillon des secteurs anciens. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas atteint 3 728 €/m², un niveau proche du collectif. L'emplacement, l'année de construction, l'étage et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse se cale sur des ventes comparables, pas sur la moyenne.
La commune combine trois logiques d'habitat. Le plateau, autour du Limeil historique et de l'église Saint-Martin, mêle pavillons et petits collectifs. La partie basse, côté Brévannes, s'est urbanisée autour de l'hôpital Émile-Roux et des grands axes. Enfin l'écoquartier des Temps Durables, aménagé depuis 2010, forme un ensemble récent d'immeubles basse consommation à l'est de la ville. Ces secteurs ne se vendent pas au même niveau : le neuf, le pavillon ancien et le collectif des années 1970 répondent à des demandes différentes.
La commune est desservie par le réseau de bus Marne et Seine, qui rejoint les gares du RER D à Villeneuve-Saint-Georges et Créteil-Pompadour, et le RER A du côté de Boissy-Saint-Léger. Depuis décembre 2025, le Câble C1, premier téléphérique urbain d'Île-de-France, relie directement la ville à la station Créteil-Pointe du Lac, terminus de la ligne 8 du métro. La voiture reste très utilisée pour les trajets locaux, ce qui donne de la valeur au stationnement et au garage.
L'offre est déséquilibrée en faveur du collectif. Selon l'INSEE, les maisons ne représentent que 27,0 % des logements contre 71,6 % d'appartements, et cette part a reculé avec les opérations neuves des dernières années. Les maisons se concentrent dans les secteurs pavillonnaires du plateau et de Brévannes, avec des tailles de terrain et des états très variables. Les références de vente y sont moins nombreuses que pour l'appartement, ce qui rend l'estimation d'un pavillon plus dépendante de son terrain, de son état et de son emplacement que de la moyenne communale.
Comme partout, une vente suppose un dossier de diagnostics à jour, dont le diagnostic de performance énergétique, devenu déterminant dans la négociation, surtout sur les logements anciens. Pour un investisseur, la mise en location d'un meublé de tourisme fait l'objet d'une déclaration en mairie. Sur une commune où une partie du parc est récente et soumise à des règles de copropriété d'écoquartier, il est utile de vérifier les charges, la performance énergétique et les éventuelles servitudes avant de fixer un prix.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).