Le prix au m² moyen à Lormont s'établit à 2 436 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 138 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Lormont, sur la rive droite de la Garonne, en Gironde.
Le prix moyen constaté à Lormont s'établit à 2 436 €/m². Cette moyenne porte sur un parc dominé par le collectif : la commune s'est construite autour de grands ensembles des années 1960-1970, à Génicart et à Carriet, complétés par des programmes plus récents près des stations de tramway et par un habitat pavillonnaire accroché aux coteaux. Les maisons, moins nombreuses et concentrées dans le vieux bourg et sur les hauteurs, se négocient à un niveau supérieur, ce qui traduit surtout leur rareté et la valeur des terrains en pente avec vue. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Lormont s'appuie sur sa position de rive droite, au contact immédiat de Bordeaux et bien reliée par la ligne A du tramway et le pont d'Aquitaine. La commune capte une demande de report de ménages qui cherchent un logement plus accessible que dans le centre de la métropole, tout en restant à quelques minutes de Bordeaux. Cette accessibilité en fait un point d'entrée pour de nombreux primo-accédants et investisseurs, avec une pression particulière sur les appartements bien desservis et sur les maisons de coteau avec vue.
L'offre évolue au rythme de la rénovation urbaine : la reconstruction du centre commercial de Génicart et la transformation de plusieurs quartiers ajoutent des logements neufs et modifient peu à peu la perception de certains secteurs. Comme partout dans l'agglomération, la performance énergétique est devenue un critère de négociation, en particulier sur les logements des grands ensembles concernés par des travaux. Voisine directe de Cenon et intégrée au Parc des Coteaux avec Bassens et Floirac, Lormont se situe dans la frange la plus abordable de la rive droite bordelaise.
Sur la rive droite de la métropole bordelaise, Lormont figure parmi les communes les plus accessibles : en dessous de sa voisine directe Cenon, nettement en dessous de Bordeaux, et sous Bruges, autre commune de première couronne.
Lormont doit son nom aux lauriers qui couvraient autrefois ses coteaux, le "Mons Laureus", le mont des lauriers. Installée sur la rive droite de la Garonne, à environ six kilomètres en aval de Bordeaux, la commune s'étire entre le fleuve et un coteau calcaire de l'Entre-deux-Mers formé il y a plus de trente millions d'années. Cette ligne de hauteur, aujourd'hui protégée dans le Parc des Coteaux, offre des points de vue dégagés sur la Garonne et sur l'agglomération.
Le site fut d'abord défensif. Son château appartint à la couronne d'Angleterre au temps où l'Aquitaine relevait des rois anglais, puis à l'archevêché de Bordeaux, avant de devenir bien national à la Révolution. Lormont a été le théâtre d'épisodes marquants, dont des négociations liées à la fin de la guerre de Cent Ans. Le long de la Garonne, la batellerie, la pêche, la construction navale et le passage des voyageurs en firent longtemps l'une des banlieues les plus actives de Bordeaux, appréciée pour ses coteaux ombragés et l'animation de ses guinguettes.
Au XXe siècle, la commune a changé d'échelle avec l'urbanisation d'après-guerre et la construction des grands ensembles de Génicart et de Carriet, qui ont fait passer sa population de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d'habitants. Depuis, Lormont s'est engagée dans un long travail de rénovation urbaine, marqué par la démolition et la reconstruction de son centre commercial de Génicart et par la transformation de plusieurs quartiers en secteurs mixtes mêlant logements, commerces et équipements.
Avec 25 769 habitants, Lormont est une commune de première couronne de la métropole bordelaise dont le parc est très majoritairement collectif. Le logement social y occupe une place importante, héritage des grands ensembles de Génicart et de Carriet, aux côtés de copropriétés plus récentes bâties près des stations de tramway et d'un habitat individuel dispersé sur les coteaux et dans le vieux bourg. Cette composition attire des profils variés : primo-accédants et jeunes ménages qui cherchent un appartement accessible à quelques minutes de Bordeaux, familles séduites par une maison sur les hauteurs, et investisseurs sensibles à la desserte par la ligne A du tramway. La rénovation urbaine en cours fait évoluer progressivement l'image de plusieurs secteurs et élargit l'offre neuve.
La moyenne s'établit à 2 436 €/m², calculée à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'un repère communal, qui recouvre aussi bien un appartement de grand ensemble qu'une maison de coteau ou un logement neuf près du tramway. L'adresse, l'étage, l'exposition, la vue sur la Garonne, l'année de construction et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables, pas sur la seule moyenne.
La commune se lit en plusieurs ensembles. Le vieux bourg, au bord de la Garonne, conserve un tissu ancien et un cadre de quai. Les coteaux, protégés par le Parc des Coteaux, accueillent un habitat pavillonnaire avec des vues recherchées. Les quartiers de Génicart et de Carriet, marqués par les grands ensembles des années 1960-1970, sont au coeur de la rénovation urbaine. Autour des stations de tramway, des programmes plus récents dessinent de nouveaux quartiers. Ces ambiances ne se vendent pas au même niveau.
La ligne A du tramway traverse la commune et dessert plusieurs stations, dont la Buttinière, un grand pôle d'échange, la Mairie de Lormont et Carriet, pour rejoindre le centre de Bordeaux sans voiture. En voiture, le pont d'Aquitaine et la rocade relient directement la rive droite au reste de l'agglomération. Cette double desserte, tramway et grands axes routiers, pèse dans l'attrait résidentiel de Lormont.
Oui, mais l'offre est plus limitée que celle des appartements. Les maisons se concentrent dans le vieux bourg et sur les coteaux, où les terrains en pente offrent parfois des vues sur la Garonne et sur Bordeaux. Elles se négocient à un niveau supérieur à celui du collectif, en fonction de l'état, du terrain, de l'exposition et de la vue. Les références de vente y étant moins nombreuses, l'estimation d'une maison demande de raisonner au cas par cas.
Plusieurs points méritent votre attention. Une partie des terrains proches de la Garonne est exposée au risque d'inondation, une information à vérifier dans les documents d'urbanisme et l'état des risques avant tout achat. Certains secteurs relèvent d'opérations de rénovation urbaine qui peuvent encadrer les travaux et l'évolution du bâti. Enfin, les coteaux sont soumis à des règles de protection paysagère qu'il vaut mieux connaître avant un projet de construction ou d'extension.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).