Le prix au m² moyen à Mantes-la-Jolie s'établit à 2 514 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 219 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Mantes-la-Jolie, en bord de Seine dans les Yvelines.
Le prix moyen constaté à Mantes-la-Jolie s'établit à 2 514 €/m². Cette moyenne recouvre un parc très majoritairement collectif : selon l'INSEE, 81,2 % des logements sont des appartements et 16,7 % des maisons. Elle mêle les immeubles du centre reconstruit après les bombardements de 1944, les 6 000 logements du Val Fourré bâtis entre 1963 et 1977, les programmes récents des abords de la gare et les rues pavillonnaires de Gassicourt et des Martraits. Les écarts d'un secteur à l'autre sont donc importants. Ce chiffre provient de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché local repose d'abord sur la démographie et sur l'emploi de proximité. Avec 43 526 habitants sur 9,4 kilomètres carrés, Mantes-la-Jolie est la ville la plus peuplée du nord-ouest des Yvelines et le pôle de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise. Le bassin industriel qui l'entoure connaît une transition : la production automobile s'est arrêtée à Flins en 2024, après soixante-douze ans, au profit d'un site d'économie circulaire dont la montée en charge est annoncée d'ici 2030. Le parc social pèse lourd dans le parc total, ce qui limite mécaniquement le volume de biens échangés chaque année.
Le second moteur est l'amélioration de la desserte ferroviaire. La gare a rouvert le 4 avril 2023 après reconstruction, et le prolongement du RER E doit y arriver, selon l'annonce municipale, le 28 février 2027, avec un temps de parcours vers La Défense ramené autour de quarante minutes. Cette perspective soutient les programmes neufs des abords de la gare et l'opération d'aménagement Mantes Université, à cheval sur la commune et Mantes-la-Ville. En parallèle, le renouvellement urbain du Val Fourré, engagé jusqu'en 2030, fait évoluer un quartier qui concentre une large part du parc collectif.
Située à l'extrémité ouest de l'agglomération francilienne, Mantes-la-Jolie affiche des niveaux nettement inférieurs à ceux de Cergy et de Poissy, pourtant situées à une distance comparable de Paris. L'écart devient beaucoup plus large avec Saint-Germain-en-Laye.
Mantes s'est construite sur la Seine, au point de rencontre entre l'Île-de-France et la Normandie, ce qui en fit longtemps une ville de frontière fortifiée. En 1087, Guillaume le Conquérant lance une campagne dans le Vexin, prend la ville et l'incendie ; il meurt quelques semaines plus tard des suites de cette expédition. La cité est rebâtie et Louis VI lui concède une charte communale en 1110. La construction de la collégiale Notre-Dame est décidée vers 1140, avant celle de Notre-Dame de Paris, et les parties hautes s'élèvent dans les années 1170. Classée monument historique en 1840, elle est restaurée par l'architecte local Alphonse Durand de 1846 à 1873.
Le chemin de fer arrive tôt : la gare ouvre le 9 mai 1843 sur la ligne de Paris à Rouen, avant que la ligne vers Caen et Cherbourg ne s'en détache dans les années 1850. Ce noeud ferroviaire fixe la vocation industrielle du secteur. En 1930, Mantes fusionne avec la commune voisine de Gassicourt et multiplie par six sa superficie, sous le nom de Mantes-Gassicourt. Les bombardements de 1944, qui visaient les ponts sur la Seine, détruisent une grande partie du centre. La reconstruction est confiée à l'architecte Raymond Lopez sous le mandat du maire Jean-Paul David, en fonction de 1947 à 1977. La ville prend le nom de Mantes-la-Jolie en 1953.
L'usine Renault de Flins, sur la commune voisine, sort sa première voiture le 30 janvier 1952 et est inaugurée le 2 octobre suivant. Elle attire une main-d'oeuvre nombreuse et appelle un programme de logements de grande ampleur. Le décret créant la zone à urbaniser en priorité du Val Fourré est signé le 3 août 1959 ; le quartier sort de terre à partir de 1963 et compte environ 6 000 logements sur 110 hectares à son achèvement, en 1977. Après les troubles de 1991, treize tours et près de 2 000 logements sont démolis entre 1992 et 2006. Ces couches successives expliquent la ville d'aujourd'hui : un centre dense autour de la collégiale, une trame reconstruite dans les années 1950, un grand ensemble à l'ouest et des franges pavillonnaires héritées de Gassicourt.
Selon l'INSEE, Mantes-la-Jolie compte 43 526 habitants et 18 334 logements, dont 93,2 % de résidences principales et seulement 0,5 % de résidences secondaires : c'est une ville habitée à l'année, sans marché de villégiature. Le parc est composé à 81,2 % d'appartements. Toujours selon l'INSEE, 30,7 % des ménages sont propriétaires et 67,5 % locataires, une proportion de locataires élevée qui tient au poids du logement social. Les acquéreurs sont surtout des primo-accédants du nord-ouest des Yvelines et du Val-d'Oise, des familles à la recherche d'un pavillon à budget contenu, et des ménages franciliens attentifs à l'arrivée annoncée du RER E.
Le prix moyen relevé à Mantes-la-Jolie est de 2 514 €/m². Il s'agit d'une moyenne calculée sur les ventes enregistrées dans la base DVF, qui recense les transactions réellement passées chez les notaires. Elle agrège des biens très différents, du logement de grand ensemble au pavillon de Gassicourt, et s'éloigne donc du prix d'un bien précis. L'état, l'étage, la copropriété et la distance à la gare pèsent fortement sur la valeur réelle.
La ville s'organise en trois ensembles très distincts. Le centre historique, autour de la collégiale Notre-Dame et du bord de Seine, mêle bâti ancien et immeubles issus de la reconstruction des années 1950. À l'ouest, le Val Fourré occupe 110 hectares et regroupe une part importante de la population communale. Au nord-ouest, Gassicourt et les Martraits, rattachés à Mantes en 1930, conservent un caractère pavillonnaire. Ces secteurs ne se négocient pas au même niveau.
La gare, déjà desservie par les trains de Paris-Saint-Lazare et les liaisons vers la Normandie, a été entièrement modernisée et rouverte le 4 avril 2023 en prévision du prolongement du RER E. La ville annonce une mise en service commerciale jusqu'à Mantes-la-Jolie le 28 février 2027. Le projet doit ramener le trajet vers La Défense autour de quarante minutes, contre une cinquantaine aujourd'hui. Ce calendrier a été plusieurs fois repoussé, il reste à confirmer.
Le marché est dominé par le collectif : selon l'INSEE, 81,2 % des logements sont des appartements, contre 16,7 % de maisons. L'offre de pavillons est donc étroite et concentrée sur Gassicourt, les Martraits et quelques rues du centre, ce qui allonge les recherches et raréfie les points de comparaison. Les appartements couvrent une gamme large, des immeubles de la reconstruction aux programmes neufs livrés près de la gare. Les délais de vente diffèrent nettement entre ces deux segments.
Le quartier a déjà connu une première vague de démolitions entre 1992 et 2006, avec treize tours et près de 2 000 logements retirés. Un nouveau programme de renouvellement urbain, contractualisé en 2022, poursuit le travail sur les secteurs des Aviateurs, des Musiciens et des Physiciens, avec réhabilitations, constructions neuves et réaménagement des espaces publics. Une première tour Clément-Ader a été démolie en janvier 2026. Les opérations doivent s'étaler jusqu'en 2030.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).