Le prix au m² moyen à Marignier s'établit à 3 364 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 31 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Marignier, au confluent de l'Arve et du Giffre, en Haute-Savoie.
À Marignier, le prix moyen d'un appartement s'établit à 3 364 €/m², tandis qu'une maison se négocie autour de 3 979 €/m². La commune occupe le fond de la vallée de l'Arve, au confluent de l'Arve et du Giffre, entre Bonneville et Cluses, dans le Faucigny. Cette position de plaine industrielle, dans un relief qui monte du bord de l'Arve jusqu'aux alpages du Môle, explique un parc mêlant immeubles de bourg et maisons individuelles. La moyenne des appartements recouvre des logements de nature variée, du studio proche des commerces au logement récent plus spacieux. L'écart avec le prix des maisons traduit la place de la maison individuelle dans une commune périurbaine de vallée, où le foncier constructible reste contraint par le relief. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires. Ils constituent un repère communal, à affiner selon le secteur, l'étage et l'état du bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Marignier est porté par sa fonction de bourg résidentiel de la vallée de l'Arve, adossé à l'un des bassins industriels les plus actifs de Haute-Savoie. La demande combine les actifs du décolletage et des services, qui cherchent un logement à l'année, et les ménages attirés par la proximité de Genève et de son marché de l'emploi transfrontalier. Cette double demande, moins saisonnière que dans les stations, donne au marché local une liquidité régulière sur l'année.
L'offre reste encadrée par le relief. Le foncier constructible est limité dans une vallée resserrée entre l'Arve et les versants, ce qui oriente une partie de l'activité vers le logement collectif dans le bourg et la rénovation du bâti existant. La pression de l'emploi de la vallée et l'attractivité de l'agglomération genevoise entretiennent la demande, dans un secteur où l'espace disponible pour construire ne suit pas toujours le rythme des besoins.
Bourg de fond de vallée entre Bonneville et Cluses, Marignier se situe à un niveau de prix intermédiaire dans le Faucigny, au-dessus de villes industrielles proches et en dessous des stations de montagne du secteur.
Marignier, mentionnée au Moyen Âge sous le nom de Marinicum, s'est développée au bord du Giffre, sur un carrefour de vallées du Faucigny. Le Vieux Pont, connu dans sa forme actuelle depuis 1788, resta longtemps le seul point de franchissement du Giffre avant l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle. Napoléon III l'emprunta le 1er septembre 1860 pour rejoindre Chamonix, lors des fêtes liées au rattachement de la Savoie à la France.
Comme le reste de la vallée de l'Arve, Marignier s'est tournée après la Seconde Guerre mondiale vers le décolletage, cette industrie de précision qui usine de petites pièces métalliques. La vallée de l'Arve est aujourd'hui l'un des bassins industriels les plus dynamiques de Haute-Savoie, spécialisé dans le décolletage et les technologies de pointe, et Marignier compte parmi les communes qui accueillent ces activités.
La commune fait partie de la communauté de communes Faucigny-Glières, dont Bonneville est le chef-lieu. Malgré son développement industriel et résidentiel, Marignier a conservé des espaces naturels, dont la zone alluviale des rives de l'Arve et les alpages du Môle, qui dominent le bourg et marquent le paysage de la commune.
Marignier compte 6 507 habitants, ce qui en fait un bourg de vallée à la fois résidentiel et industriel, et non une commune de station. Le parc mêle des maisons individuelles, majoritaires, et des immeubles de bourg qui se sont multipliés avec l'essor du décolletage et la demande de logements pour les actifs de la vallée. Les acheteurs se répartissent entre plusieurs profils. Des salariés de l'industrie de l'Arve et des services, qui cherchent un logement à l'année plus accessible que dans les stations voisines. Des familles attirées par la proximité de Bonneville, de Cluses et de l'axe autoroutier vers Genève. La commune offre ainsi une gamme de biens assez large, du logement de bourg à la maison de hameau adossée aux versants.
Le prix moyen constaté est de 3 364 €/m² pour un appartement et d'environ 3 979 €/m² pour une maison, à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Ces moyennes agrègent des biens de nature variée, du logement de bourg à la maison individuelle des versants. La localisation dans la vallée, l'étage, l'exposition et l'état du bien créent des écarts autour de ces repères. Une estimation sur des biens comparables du même secteur reste la meilleure référence.
La maison individuelle domine le parc d'une commune périurbaine de vallée comme Marignier, et le foncier constructible y est limité par le relief, ce qui soutient les prix. La demande de familles cherchant une maison avec terrain, dans un secteur proche des bassins d'emploi de l'Arve et de l'accès à Genève, entretient cet écart. Les appartements, plus nombreux dans le bourg, correspondent souvent à des primo-accédants ou à des investissements locatifs.
La commune se situe sur l'axe de la vallée de l'Arve, entre Bonneville et Cluses, desservie par l'autoroute A40 qui relie Genève au tunnel du Mont-Blanc. Une gare sur la ligne de la vallée de l'Arve dessert la commune. Cette position de carrefour, à proximité immédiate des bassins d'emploi du décolletage et de l'agglomération genevoise, est l'un des moteurs de son marché résidentiel.
Moins que les stations voisines. Marignier est d'abord un bourg de vallée, porté par l'emploi industriel de l'Arve et par la proximité de Genève, davantage que par la résidence secondaire. La commune profite néanmoins de l'accès rapide aux stations du Grand Massif et du Chablais, ce qui peut soutenir une part de demande de pied-à-terre, mais le marché reste dominé par les résidences principales occupées à l'année.
Les deux marchés coexistent. Le bourg concentre les appartements, avec les commerces, la gare et les services, pour un marché plus liquide et des budgets d'entrée plus accessibles. Les versants et les hameaux offrent des maisons plus au calme, avec terrain, à des niveaux de prix supérieurs. Le choix dépend de votre usage, résidence principale de plain-pied dans le bourg ou maison familiale à l'écart, et de votre budget.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).