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Prix au m² à MazingarbeEstimation immobilière 2026

Mise à jour : Janvier 2026 Sources : DVF · Notaires de France · INSEE · Immover Janvier 2026 · DVF, Notaires de France, INSEE, Immover
En bref

Le prix au m² moyen à Mazingarbe s'établit à 1 415 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 13 transactions y sont enregistrées chaque année.

Dessin au trait de Mazingarbe

Illustration d'ambiance de Mazingarbe, commune du bassin minier du Pas-de-Calais entre Lens et Béthune, marquée par son patrimoine minier classé à l'UNESCO.

Prix au m² à Mazingarbe

Les chiffres 2026· Données indicatives
1 415€/m²

Le prix moyen constaté à Mazingarbe s'établit à 1 415 €/m². Cette moyenne recouvre un parc dominé par les maisons individuelles, héritées pour une large part des anciennes cités minières, aux côtés d'une offre plus limitée d'appartements. Les écarts autour de cette moyenne tiennent surtout au type de bien, à sa surface, à son état de rénovation, à la présence d'un terrain ou d'un jardin, et à l'emplacement, notamment la proximité des anciennes cités ouvrières ou de la plateforme chimique héritière de l'ancien complexe carbochimique. Ce niveau de prix reste parmi les plus accessibles du bassin Lens-Liévin, nettement en dessous de celui constaté à Lens ou à Béthune. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement signées chez les notaires, et donnent un repère communal à affiner bien par bien.

Transactions appartement / an
13
Prix médian au m²
1 429 €

Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.

Tendances et analyse du marché à Mazingarbe

Le marché de Mazingarbe s'inscrit dans la dynamique du bassin Lens-Liévin, entre Lens et Béthune, deux pôles d'emploi et de services du Pas-de-Calais. La demande émane principalement de familles et d'actifs à la recherche d'un habitat abordable, attirés par des prix nettement inférieurs à ceux des grandes villes de la région. L'héritage minier de la commune, avec ses corons et ses cités ouvrières rénovées, façonne une offre de maisons individuelles à budget contenu, complétée par une part plus réduite d'appartements. La reconnaissance UNESCO du bassin minier depuis 2012 contribue à valoriser ce patrimoine bâti auprès de certains acheteurs sensibles à son caractère historique.

L'offre reste marquée par l'ancienneté d'une partie du parc, issue des corons et cités construites entre la fin du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres, ce qui pèse sur la performance énergétique de nombreux biens et devient un critère de négociation croissant. La proximité de la plateforme chimique héritière de l'ancien complexe carbochimique influence aussi les arbitrages selon les secteurs. Les acheteurs mettent en balance le niveau de prix, parmi les plus accessibles du bassin minier, et l'état ou la localisation précise du bien, les logements rénovés proches du centre et des axes vers Lens et Béthune restant les plus recherchés.

Mazingarbe, entre Lens et Béthune, dans le bassin minier du Pas-de-Calais

€/m² moyen

Entre Liévin, Lens et Béthune, au cœur du bassin minier de l'Artois, Mazingarbe se situe au-dessus de Liévin, mais en deçà de Lens et de Béthune.

CommuneNiveauPrix m²Écart
Lens1 742 €+23 %
Béthune1 738 €+23 %
Mazingarbe1 415 €réf.
Liévin1 384 €-2 %

L'histoire de Mazingarbe

Mazingarbe doit son nom aux formes anciennes Masengarba, attestée en 1122, puis Masengarbum en 1176 et Massengarbe en 1253, avant de se fixer en Mazingarbe à partir de 1793. L'étymologie renvoie à des terres considérées comme pauvres, mazen évoquant le maigre et garbe la gerbe, en écho à des sols peu propices aux cultures. Une villa de Mazengarba est mentionnée dès 1046, confirmée comme possession de l'abbaye de Marchiennes par le comte de Flandre Baudouin V. Le domaine et ses terres restent propriété monastique jusqu'à la Révolution. Le territoire se partage alors entre deux seigneuries, celle de Marchiennes, qui possède une importante ferme sur la commune, et celle du lieu-dit Saulchoy, dotée elle aussi de sa propre exploitation agricole. Des fouilles archéologiques ont par ailleurs révélé une occupation gallo-romaine au lieu-dit le Marais de Bray, avec une villa détruite par un incendie dans la seconde moitié du IIIe siècle.

L'essor minier transforme profondément Mazingarbe à partir de la fin du XIXe siècle. Le fonçage de la fosse n°3 débute le 3 octobre 1874 et la production démarre en mars 1876 ; détruite pendant la Première Guerre mondiale, elle est reconstruite dans le style architectural propre à la Compagnie des mines de Béthune, avec deux chevalements en béton armé, avant sa fermeture en 1964 et le comblement de ses puits en 1968. Les premiers corons apparaissent à la même période, suivis après-guerre des grandes cités ouvrières comme la cité Maistre, la cité 7 ou la cité 2. L'église, construite en 1858 en pierre blanche dans un style ogival inspiré du XIIe siècle, complète ce patrimoine, de même que l'hôtel de ville, ancien Château Mercier, résidence du directeur de la Compagnie des mines de Béthune bâtie au début du XXe siècle. Cet ensemble minier est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012.

Après la fermeture des houillères, Mazingarbe s'est appuyée sur la chimie pour prolonger sa vocation industrielle. Le complexe carbochimique, créé dans les années 1920 par la Compagnie des mines de Béthune, produit de l'ammoniac dès 1923 ; après la fermeture des cokeries de Mazingarbe et de Drocourt en 1976, le site se réoriente vers la chimie des engrais et le PVC, une activité industrielle toujours présente aujourd'hui. Rattachée au Pas-de-Calais, la commune fait aujourd'hui partie de la Communauté d'agglomération de Lens-Liévin, entre Lens, à environ sept kilomètres, et Béthune, à une dizaine de kilomètres. De village agricole aux terres pauvres, puis cité minière et industrielle, Mazingarbe est devenue une commune urbaine de la plaine de l'Artois, marquée par son passé charbonnier et chimique et par un habitat largement issu des corons et cités ouvrières.

Qui achète à Mazingarbe

Mazingarbe compte 8 217 habitants selon l'INSEE. Le parc de logements porte encore fortement la marque de son histoire minière, avec une majorité de maisons individuelles héritées des corons et des cités ouvrières, aujourd'hui pour la plupart devenues propriété de leurs occupants. Ce profil attire des familles et des actifs travaillant dans le bassin Lens-Liévin ou à Béthune, séduits par des prix d'accès nettement plus abordables que dans les grandes agglomérations voisines. Les primo-accédants trouvent à Mazingarbe une offre de maisons de ville à budget contenu, tandis que les biens plus récents ou rénovés s'adressent à des ménages en quête de plus de confort sans quitter le bassin minier.

Questions fréquentes

Le prix moyen constaté à Mazingarbe s'établit à 1 415 €/m², d'après les ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Ce chiffre agrège des biens variés, maisons comme appartements. Le type de bien, la surface, l'état, le terrain et l'emplacement, notamment la proximité des anciennes cités minières ou du site chimique, expliquent la plus grande part des écarts autour de cette moyenne. Pour une estimation fiable, mieux vaut s'appuyer sur des ventes de biens comparables que sur la seule moyenne communale.

Mazingarbe dispose de sa propre halte ferroviaire, sur la ligne d'Arras à Dunkerque, desservie par le TER Hauts-de-France les week-ends et jours fériés entre Arras et Hazebrouck. La commune est surtout reliée par la route, via la sortie 8 de la rocade minière (A21), qui donne un accès rapide à Lens, Béthune et Loos-en-Gohelle. Les lignes de bus du réseau local complètent la desserte vers Lens et Liévin, à quelques kilomètres. Cette position, entre deux pôles urbains du Pas-de-Calais, facilite les trajets domicile-travail des habitants de la commune.

Mazingarbe porte l'empreinte de son passé minier et industriel : corons, cités ouvrières et ancien chevalement de la fosse n°3 dessinent un paysage urbain typique du bassin minier du Pas-de-Calais, reconnu au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012. La commune reste marquée par la proximité d'une plateforme chimique héritière de l'ancien complexe carbochimique, un point à prendre en compte selon les secteurs. L'église du XIXe siècle et l'ancien Château Mercier, devenu hôtel de ville, complètent ce patrimoine. Ce cadre convient aux ménages qui recherchent un habitat urbain et abordable, proche des bassins d'emploi de Lens et de Béthune.

Le marché de Mazingarbe est dominé par la maison individuelle, héritage direct des corons et des cités minières transformés au fil des décennies en logements privés. Ces maisons de ville, souvent mitoyennes et avec un jardin de taille modeste, dominent l'offre à des budgets accessibles. Les appartements restent minoritaires et se concentrent dans quelques résidences plus récentes. Pour un ménage cherchant un premier achat ou un espace extérieur sans s'éloigner du bassin minier, la maison reste le choix le plus représentatif du marché local.

Mazingarbe s'organise autour de ses anciennes cités minières, comme la cité Maistre, la cité 7 ou la cité 2, où le bâti en corons reste la trame urbaine dominante. Le centre, autour de l'église et de l'ancien Château Mercier, concentre les commerces et les équipements. Les secteurs les plus recherchés sont ceux situés à distance de la plateforme chimique, où l'environnement reste le plus résidentiel. Chaque secteur présente un bâti et un état de rénovation propres, à examiner de près selon votre projet d'achat.

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Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par . Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).

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