Le prix au m² moyen à Meudon s'établit à 5 062 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 8 461 €/m². Environ 372 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Meudon, entre coteaux boisés et bords de Seine.
Le prix moyen des appartements à Meudon s'établit à 5 062 €/m². Cette moyenne recouvre un territoire très contrasté, où les grands ensembles du plateau de Meudon-la-Forêt cohabitent avec les immeubles bourgeois de Bellevue, les petites résidences du Val Fleury et les programmes récents du bas Meudon, le long de la Seine. La proximité d'une gare, l'exposition sur les coteaux et la vue dégagée sur Paris pèsent fortement sur les écarts. Ces valeurs proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non les prix demandés dans les annonces.
Maison : 8 461 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 5 965 €/m² en 2021, le prix moyen à Meudon atteint 5 062 €/m² en 2026, soit environ -15 % sur la période.
Le premier moteur du marché meudonnais est la rareté du foncier. Avec 46 334 habitants sur 9,9 kilomètres carrés dont près de la moitié en forêt domaniale, la commune ne peut plus s'étendre : l'offre nouvelle vient de la reconversion des emprises du bas Meudon, le long de la Seine, et de rares opérations d'ensemble. Le parc est ancien dans ses grandes masses, plus de la moitié des logements datant de 1946 à 1970 selon l'INSEE, ce qui donne un poids croissant à la rénovation énergétique dans les négociations. Le volume d'échanges reste soutenu, de l'ordre de 372 ventes par an.
Le second moteur est la position de la commune entre Paris et les pôles d'emploi de l'ouest. Meudon est reliée à Montparnasse par la ligne N, à Paris rive gauche par le RER C, à La Défense par le tramway T2 et au plateau de Vélizy par le T6 depuis décembre 2014. Cette desserte multiple entretient une demande stable de familles qui arbitrent entre Meudon et les communes voisines. La ville accueille par ailleurs des activités de recherche autour de l'observatoire et des laboratoires de Bellevue, qui alimentent une demande locative régulière.
Meudon se situe dans la moyenne des communes résidentielles de l'ouest des Hauts-de-Seine. Elle reste nettement en dessous de Boulogne-Billancourt, sa voisine du nord, et légèrement en retrait de Ville-d'Avray et de Marnes-la-Coquette, deux communes plus petites et plus pavillonnaires.
Le nom de Meudon dérive du gaulois metelo-dunon, la colline des moissonneurs, latinisé en Moldunum. La localité est mentionnée dans les textes dès 769 et l'abbaye de Saint-Germain y détient des terres à partir du XIIe siècle. Le domaine passe en 1539 au cardinal Antoine Sanguin, puis à Anne de Pisseleu, au cardinal Charles de Lorraine et à Henri de Guise en 1574. Abel Servien l'acquiert en 1654 et fait aménager la grande terrasse qui structure encore le paysage. Louvois le rachète en 1679 et poursuit les travaux, avant que le domaine ne revienne à la Couronne et n'accueille le Grand Dauphin, fils de Louis XIV, jusqu'à sa mort en 1711.
Le château neuf brûle en 1871, pendant la guerre franco-prussienne. Ses vestiges sont réaménagés à partir de 1876 pour accueillir l'observatoire d'astrophysique fondé par Jules Janssen, dont la coupole de la grande lunette domine toujours la terrasse. À la même époque, le hangar Y est remonté en 1879 sur le domaine, après avoir servi de galerie des machines à l'Exposition universelle de 1878. Il abrite le dirigeable La France, auteur en 1884 du premier vol en circuit fermé, et se trouve classé monument historique en 2000, avant une réouverture au public en mars 2023. Auguste Rodin, lui, s'installe à la villa des Brillants, devenue musée.
Au XXe siècle, la commune bascule dans l'agglomération parisienne. Le bas Meudon, en bord de Seine, accueille des activités industrielles, tandis que les coteaux se couvrent de pavillons et de villas. Le tournant décisif est la création de Meudon-la-Forêt, vaste opération de logements conçue par l'architecte Fernand Pouillon et édifiée entre 1959 et 1968 sur le plateau, qui abrite aujourd'hui de l'ordre de 14 000 habitants. Selon l'INSEE, plus de la moitié du parc communal date de la période 1946-1970. La forêt domaniale couvre près de la moitié des 9,9 kilomètres carrés de la commune, dont le point culminant, à 179 mètres, est le plus haut de la petite couronne.
Meudon compte 46 334 habitants. Selon l'INSEE, la commune totalise près de 22 900 logements, dont 91 % de résidences principales et seulement 2 % de résidences secondaires : le marché est celui d'une ville où l'on habite à l'année. Les appartements représentent 86 % du parc et les maisons un peu plus de 13 %, concentrées sur les coteaux de Bellevue et du Val Fleury. Près de 52 % des ménages sont propriétaires de leur logement, une proportion élevée pour la petite couronne, qui traduit un ancrage familial durable. Les acquéreurs sont surtout des familles et des couples actifs travaillant à Paris, à Boulogne-Billancourt ou sur le plateau de Vélizy.
Le prix moyen des appartements relevé à Meudon est de 5 062 €/m². Il provient de la base DVF, qui recense les ventes signées chez les notaires, et non les prix demandés dans les annonces. Cette moyenne masque des écarts importants entre le plateau de Meudon-la-Forêt et les coteaux de Bellevue. Un bien précis s'en écarte selon son secteur, son étage, sa vue et son diagnostic de performance énergétique.
La commune se lit en entités bien distinctes. Bellevue, sur le coteau, réunit villas et immeubles bourgeois avec vue sur Paris. Le centre-ville, autour de la mairie, est le secteur le plus urbanisé et le plus commerçant. Le Val Fleury mêle petites maisons et résidences autour de sa gare. Meudon-la-Forêt, sur le plateau, correspond à l'ensemble bâti entre 1959 et 1968 en lisière de forêt. Le bas Meudon, ancien quartier ouvrier au bord de la Seine, se renouvelle par des opérations récentes.
Meudon dispose de plusieurs gares et de deux lignes de tramway. La ligne N du Transilien dessert les gares de Meudon et de Bellevue depuis Paris Montparnasse. Le RER C s'arrête à Meudon Val Fleury. Le tramway T2 longe la Seine avec la station Meudon-sur-Seine, vers La Défense d'un côté et Paris de l'autre. Sur le plateau, le T6, ouvert en décembre 2014, dessert Meudon-la-Forêt et Georges Millandy, entre Châtillon et Viroflay.
Oui, mais l'offre reste limitée. Selon l'INSEE, les maisons représentent un peu plus de 13 % du parc de logements, soit environ 3 000 biens. Elles se concentrent sur les coteaux, à Bellevue, au Val Fleury et en lisière de forêt. Le segment maison et villa se négocie autour de 8 461 €/m², soit près de 67 % au-dessus de la moyenne des appartements. Les terrains en pente et les vues dégagées sur Paris expliquent une partie de cet écart.
Le territoire est fortement contraint. La forêt domaniale occupe près de la moitié des 9,9 kilomètres carrés de la commune et interdit toute extension urbaine vers le sud. Les abords de la terrasse, de l'observatoire et du hangar Y, classé en 2000, relèvent de protections au titre des monuments historiques. Les coteaux, pentus, compliquent enfin les chantiers. L'essentiel du marché porte donc sur la revente dans le parc existant plutôt que sur des programmes neufs.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).