Le prix au m² moyen à Mont-Saint-Aignan s'établit à 2 248 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 3 420 €/m². Environ 194 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Mont-Saint-Aignan, sur les hauteurs de Rouen.
Le prix moyen constaté à Mont-Saint-Aignan s'établit à 2 248 €/m² pour un appartement, et à 3 420 €/m² pour une maison. Cette moyenne recouvre un parc de plateau très partagé : les résidences collectives des abords du campus universitaire, souvent de petites surfaces destinées à la location étudiante, pèsent lourd dans le volume annuel des ventes, tandis que les secteurs pavillonnaires du Village, de la Vatine et de Saint-André forment un segment nettement plus cher. Ces montants proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 3 420 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le premier moteur du marché reste l'enseignement supérieur. Avec environ 12 000 étudiants sur le campus de l'université de Rouen, auxquels s'ajoutent NEOMA Business School et UniLaSalle, la commune affiche un rapport étudiants sur habitants parmi les plus élevés de France pour une population de 20 165 personnes. Cette demande locative soutient le segment des studios et des deux-pièces, avec des rythmes de transaction calés sur le calendrier universitaire. En contrepartie, elle rend le marché du petit collectif sensible aux évolutions d'effectifs et aux arbitrages des bailleurs, ce qui explique une partie du volume de ventes enregistré chaque année.
Le second moteur est la position de plateau à trois kilomètres du centre de Rouen. La ligne T1 du TEOR, en service depuis 2002, place le campus et les quartiers denses à une quinzaine de minutes du cœur de l'agglomération, ce qui installe la commune comme secteur résidentiel pour les ménages travaillant à Rouen. Les activités tertiaires du parc de la Vatine et les équipements de proximité, dont l'espace Marc-Sangnier rouvert en septembre 2019, jouent dans le même sens. Les secteurs pavillonnaires du Village et de Saint-André se comportent différemment du collectif proche du campus.
Mont-Saint-Aignan se situe en dessous de Rouen, sa voisine immédiate, et légèrement sous Le Havre. La commune reste nettement au-dessus de Beauvais, qui joue dans une autre catégorie de prix.
La commune est née de la réunion de deux anciennes paroisses installées sur le plateau qui domine Rouen : Saint-Aignan et Le Mont-aux-Malades. Le nom de la première apparaît au XIIe siècle sous la forme Sanctum Anianum, en référence à Aignan, évêque d'Orléans et patron de la paroisse. Le second doit son nom à la léproserie fondée vers 1119 au flanc de la côte, confiée à des chanoines réguliers et entretenue par les paroisses de Rouen. En 1176, Henri II Plantagenêt y fait édifier une église dédiée à Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry assassiné six ans plus tôt, qu'il avait accueilli en Normandie.
Le prieuré du Mont-aux-Malades traverse la Révolution et son église devient paroissiale en 1790. En 1815, la commune absorbe une partie du territoire de Saint-Denis-de-Bondeville, puis en 1819 Saint-Aignan et Le Mont-aux-Malades fusionnent et prennent le nom de Mont-Saint-Aignan. Pendant tout le XIXe siècle et la première moitié du XXe, le territoire reste rural et agricole, avec des hameaux séparés par des cultures et des bois, à l'écart de la ville industrielle installée en contrebas dans la boucle de la Seine. L'église Saint-Thomas-de-Cantorbéry est protégée au titre des monuments historiques dès 1926, les ruines de l'ancienne église Saint-Jacques en 1971.
Le basculement se produit dans les années 1960. Les collèges universitaires littéraire et scientifique créés à partir de 1963 s'installent sur le plateau, et l'université de Rouen est officiellement constituée en 1966. Le campus, aujourd'hui centre historique et administratif de l'établissement, occupe près de 166 000 m² et accueille les facultés de lettres et sciences humaines, de sciences de l'homme et de la société, de sciences du sport, un pôle sciences et techniques et l'IUT de Rouen. L'urbanisation des logements suit le même rythme et la commune passe en une génération d'un ensemble de hameaux agricoles à une ville de plateau de 7,94 km², structurée en quatre quartiers : le Village, le Mont-aux-Malades, Saint-André et la Vatine.
Mont-Saint-Aignan compte 20 165 habitants, dont environ 12 000 étudiants fréquentant le campus. Selon l'INSEE, le parc atteint 11 421 logements, dont 88,3 % de résidences principales, 5,2 % de résidences secondaires ou occasionnelles et 6,5 % de logements vacants. Les appartements représentent 67,1 % des logements et les maisons 29,4 %, une proportion de pavillonnaire élevée pour une commune de cette densité. Propriétaires et locataires s'équilibrent presque, à 47,6 % et 49,8 % des ménages. La taille moyenne des ménages, 1,88 personne, reste basse : elle traduit la place de la location étudiante et des ménages d'une seule personne à côté des familles installées dans les secteurs de maisons.
Le prix moyen des appartements à Mont-Saint-Aignan ressort à 2 248 €/m², et celui des maisons à 3 420 €/m². Ces chiffres sont calculés sur les transactions réellement enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit de moyennes communales : l'écart est important entre un studio de rapport proche du campus et une maison du Village ou de la Vatine. Seule une estimation tenant compte de l'adresse, de la surface, de l'étage et de l'état permet d'approcher la valeur de votre bien.
La commune se structure en quatre quartiers. Le Village, ancien bourg de Saint-Aignan, conserve son église Sainte-Marie et un bâti de faible hauteur. Le Mont-aux-Malades, sur la côte qui descend vers Rouen, garde les traces du prieuré et de son église du XIIe siècle. Saint-André s'est développé autour de son église de la fin du XIXe siècle. La Vatine, au nord-est, associe habitat récent et parc d'activités tertiaires, à l'écart du campus.
La ligne T1 du TEOR, mise en service en 2002, relie le campus au centre de Rouen avec un passage toutes les six minutes en heure de pointe. Elle constitue l'axe structurant de la commune et dessert directement les secteurs les plus denses. Quatre lignes de bus régulières complètent le réseau vers les communes voisines du plateau. La descente vers Rouen se fait par la côte, sur trois kilomètres environ, ce qui rend la marche et le vélo asymétriques selon le sens.
Oui, de façon directe. Le campus de l'université de Rouen accueille environ 12 000 étudiants, auxquels s'ajoutent les élèves de NEOMA Business School, école fondée en 1871 sous le nom d'école supérieure de commerce de Rouen et devenue NEOMA après la fusion annoncée en avril 2013 avec Reims Management School. Cette population entretient une demande continue en studios et deux-pièces autour du plateau, avec une saisonnalité marquée entre juin et septembre.
Les deux marchés coexistent réellement : selon l'INSEE, 67,1 % des logements sont des appartements et 29,4 % des maisons. Le collectif se concentre autour du campus et des axes desservis par le TEOR, avec beaucoup de petites surfaces. Les maisons se répartissent surtout dans le Village, à Saint-André et à la Vatine, avec des délais de recherche plus longs. L'écart de prix entre les deux segments dépasse 50 %, ce qui rend la moyenne communale peu représentative prise isolément.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).