Le prix au m² moyen à Montataire s'établit à 1 586 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 2 315 €/m². Environ 23 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Montataire, au bord de l'Oise.
À Montataire, le prix de référence s'établit à 1 586 €/m² pour un appartement, tandis que les maisons se négocient autour de 2 315 €/m². Cet écart traduit la structure du parc : une part importante d'appartements, dont de grands ensembles hérités de l'ère industrielle comme le quartier des Martinets, et une couronne pavillonnaire sur les hauteurs. Ces valeurs sont issues des données DVF, les transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non d'estimations d'annonces. Elles offrent un repère à l'échelle de la commune, chaque bien restant à évaluer selon son état, son secteur et sa surface.
Maison : 2 315 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Montataire est d'abord porté par sa position dans l'aire d'attraction parisienne, via le pôle de Creil. La perspective d'une amélioration des liaisons ferroviaires vers Paris soutient l'intérêt pour une commune où les prix restent parmi les plus accessibles du sud de l'Oise. Cette demande profite surtout aux maisons des hauteurs et aux appartements bien situés près de la gare. À l'inverse, une partie du parc collectif ancien et social pèse sur les moyennes et se revend plus lentement, ce qui creuse les écarts de prix entre les quartiers de la ville.
À moyen terme, la trajectoire dépend de la dynamique de l'agglomération de Creil, de la rénovation urbaine des grands ensembles et du renforcement de la desserte vers la capitale. L'écart de prix avec les communes résidentielles voisines, comme Chantilly ou Gouvieux, reste considérable et alimente un effet de report pour les ménages exclus de ces marchés. La contrainte énergétique sur le bâti ouvrier ancien et la structure sociale du parc constituent les principaux points de vigilance. Montataire offre ainsi un marché de report accessible, sensible à la qualité du quartier et à la proximité des transports.
Montataire affiche des prix proches de ceux de ses voisines immédiates Nogent-sur-Oise et Creil, mais très en dessous de ceux d'une commune résidentielle réputée comme Chantilly, toute proche.
L'histoire de Montataire s'ancre bien avant l'industrie. Dès le XIe siècle, les seigneurs de Clermont y édifient un château et une église sur l'éperon qui domine la vallée de l'Oise. Fortifiée au XIIe siècle et ceinte de remparts, la place est reconstruite au XVe siècle par la famille de Madaillan. En mai 1358, Montataire entre dans l'histoire nationale : Guillaume Calle, meneur de la Jacquerie, y établit son quartier général lors de cette grande révolte paysanne. Ce château, longtemps propriété industrielle au XXe siècle, rappelle que la commune fut un bourg seigneurial et rural bien avant de devenir une ville d'usines.
La révolution industrielle transforme radicalement Montataire. Une usine est fondée en 1792 sur la rivière, et le recensement de 1828 y relève déjà un laminoir, une fonderie, une papeterie et plusieurs moulins. L'ouverture en 1882 de la ligne de chemin de fer reliant Creil à Beauvais accélère l'essor. Le site devient un grand centre sidérurgique : en 1948, Usinor y installe le premier train de laminoir à froid continu d'Europe et emploie plusieurs milliers d'ouvriers. Des fabriques comme les presses Marinoni ou l'usine automobile Chausson complètent ce tissu. Montataire devient alors une ville ouvrière dense, façonnée par ses cheminées et ses cités.
Cette croissance industrielle a dessiné la ville d'aujourd'hui. Pour loger les ouvriers, de vastes ensembles sont bâtis, dont le quartier des Martinets, édifié dans les années 1960, qui regroupe encore près d'un tiers de la population. La désindustrialisation et les mutations de la sidérurgie ont depuis réduit les effectifs, mais l'activité métallurgique perdure sous d'autres formes. Intégrée à l'agglomération de Creil, Montataire conjugue un centre ancien autour de son château et de son église, des grands ensembles issus de l'époque ouvrière et des secteurs pavillonnaires. Cette diversité de tissus urbains explique un marché immobilier contrasté selon les quartiers.
Selon l'INSEE, Montataire compte environ 14 257 habitants. Les résidences principales forment plus de 90 % du parc, la commune vivant à l'année sans dimension touristique. Sa particularité, héritée du passé industriel, est une forte présence d'appartements : ils représentent près de 58 % des logements, contre environ 40 % de maisons, une proportion inhabituelle pour une ville de cette taille dans l'Oise. Le parc social y est important. Les acheteurs sont surtout des ménages locaux et des primo-accédants du bassin de Creil, ainsi que des actifs cherchant un accès abordable à la ligne ferroviaire vers Paris, plutôt que des résidents secondaires.
À Montataire, le prix de référence est de 1 586 €/m² pour un appartement et d'environ 2 315 €/m² pour une maison. Ces montants s'appuient sur les données DVF, les ventes réellement signées chez les notaires. Ils traduisent une moyenne : un appartement dans un grand ensemble et une maison pavillonnaire des hauteurs peuvent s'écarter sensiblement de cette base, selon le secteur, l'état du bien, la surface et la performance énergétique.
La ville se lit par grands ensembles distincts. Les hauteurs, autour du château et de l'église, et les quartiers pavillonnaires offrent des maisons avec jardin, généralement plus demandées. Le fond de vallée et les grands ensembles hérités de l'ère industrielle, comme les Martinets, concentrent l'habitat collectif et le parc social, à des prix plus bas. La proximité de la gare et des services pèse fortement sur l'attractivité d'un quartier. Les écarts de valeur d'un secteur à l'autre sont donc marqués sur la commune.
Montataire fait partie de l'agglomération de Creil, dont la gare, toute proche, offre des liaisons directes vers Paris-Nord en une trentaine de minutes par les trains régionaux, avec l'arrivée attendue du réseau express régional. La commune dispose aussi de sa propre halte ferroviaire sur la ligne vers Beauvais. Cette accessibilité vers la capitale et le pôle d'emploi de Creil constitue un atout majeur pour des actifs en quête de logements abordables. Le réseau routier, dont l'A16 non loin, complète la desserte.
Contrairement à beaucoup de communes, Montataire offre une part d'appartements supérieure à celle des maisons, héritage de son histoire ouvrière. L'appartement, plus abordable au mètre carré, convient aux primo-accédants, aux petits budgets et à l'investissement locatif tourné vers les actifs du bassin de Creil. La maison, plus rare et concentrée sur les hauteurs et les lotissements, vise les familles et se négocie à un prix au mètre carré plus élevé. Le choix dépend du budget, du secteur visé et de l'objectif, résidence principale ou placement.
C'est un point à ne pas négliger dans une ancienne ville sidérurgique. Certains terrains proches des anciens sites peuvent être concernés par la mémoire industrielle des sols, et il est prudent de se renseigner sur les risques et servitudes avant un achat, notamment sur d'anciennes emprises d'usine. Le plan local d'urbanisme et les documents sur les risques, consultables en mairie, apportent ces informations. Pour le bâti collectif ancien, l'attention se porte aussi sur l'état de la copropriété, les charges et la performance énergétique.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).