Le prix au m² moyen à Montigny-le-Bretonneux s'établit à 3 627 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 195 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines.
À Montigny-le-Bretonneux, le prix moyen des appartements s'établit à 3 627 €/m², d'après les données DVF, c'est-à-dire les transactions réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc bâti presque intégralement après 1970, au fil de la construction de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines : immeubles du centre urbain autour de la gare et du théâtre, programmes de bureaux et de logements du Pas du Lac au nord, secteurs plus résidentiels du Village, du Manet et du Plan de l'Église. Les écarts d'un bien à l'autre tiennent surtout à la distance de la gare, à l'année de livraison du programme et à la présence d'un stationnement ou d'un jardin.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le premier moteur du marché est la fonction de centre d'agglomération. Montigny-le-Bretonneux concentre la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, le centre commercial et administratif de la ville nouvelle, le théâtre inauguré en 1993 et le Vélodrome national ouvert en 2014. Cette centralité soutient une demande continue de la part de ménages qui travaillent sur place ou dans l'ouest francilien, sans dépendre d'un flux touristique. Le marché reste liquide, avec environ 195 transactions par an sur la commune, un volume suffisant pour donner des repères de prix fiables secteur par secteur.
Le second moteur est la structure du parc et son renouvellement. Le bâti a été livré par vagues entre les années 1970 et 2000, ce qui produit aujourd'hui un marché de la revente plutôt qu'un marché du neuf, avec des enjeux de rénovation énergétique sur les copropriétés les plus anciennes. La part de propriétaires occupants, passée de 63,2 % en 2012 à 55,6 % en 2023 selon l'INSEE, traduit une rotation plus rapide des logements. La qualité de l'entretien de la copropriété et le classement au diagnostic de performance énergétique pèsent de plus en plus dans les négociations.
Montigny-le-Bretonneux se situe dans la partie basse de ce groupe de communes des Yvelines. Son niveau de prix reste en retrait de celui de Louveciennes et de Saint-Nom-la-Bretèche, et nettement inférieur à celui de Versailles.
La première mention écrite d'un village sur le territoire de Montigny remonte à 1204, sous les formes Montegni et Montani, dans un cartulaire recensant des actes de propriété ecclésiastiques. Le nom vient du latin Montiniacum, et le déterminant le Bretonneux apparaît au XIVe siècle sous la forme le Brestonneux, rattachée à un terme désignant un terrain marécageux. L'église Saint-Martin, élevée vers le XIIIe siècle, est reconstruite en 1610. À l'écart des grandes routes, la commune vit du grain et de l'élevage autour de deux domaines agricoles, la ferme du Manet, d'origine médiévale, et les terres du Village.
Vincent Marin Notta, exploitant de la ferme du Manet puis maire de la commune de 1841 à 1878, achève en 1863 la construction du château de la Couldre, bâtisse de style Second Empire d'une trentaine de pièces au milieu d'un parc boisé de treize hectares. La propriété reste dans la même famille jusqu'à sa vente en 1973. Montigny demeure jusque-là un village : environ 500 habitants en 1947, 1 292 en 1970. C'est cette faible densité, sur un plateau largement agricole et boisé, qui explique que l'État y ait disposé du foncier nécessaire au projet d'agglomération nouvelle.
La décision d'implanter la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines est prise en 1965, les premiers chantiers démarrent en 1970 et l'établissement public d'aménagement est créé en 1972. Montigny passe de 1 292 habitants en 1970 à 10 063 en 1980. La gare de Saint-Quentin-en-Yvelines est ouverte en 1975, le centre urbain se structure autour d'elle, et le théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, signé Stanislas Fiszer, est inauguré le 27 septembre 1993. Le château de la Couldre a abrité de 1977 à 2011 le siège de l'établissement d'aménagement puis de l'agglomération, avant d'être reconverti en établissement pour personnes âgées en 2018.
Le Vélodrome national, ouvert au public le 13 janvier 2014 et inauguré le 30 janvier suivant, complète cette centralité : il abrite le siège de la Fédération française de cyclisme et a accueilli les épreuves de cyclisme sur piste des Jeux olympiques de 2024. La commune compte aujourd'hui 32 465 habitants répartis entre neuf quartiers, du noyau ancien du Village aux ensembles du Pas du Lac, des Prés ou de la Sourderie, avec des espaces verts qui couvrent une large part du territoire communal.
Montigny-le-Bretonneux compte 32 465 habitants et 15 677 logements, dont 93,7 % de résidences principales, 2,4 % de résidences secondaires ou occasionnelles et 4,0 % de logements vacants, selon l'INSEE. Le parc est composé à 70,1 % d'appartements et à 28,1 % de maisons. Toujours selon l'INSEE, 55,6 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale et 43,0 % locataires, dont 20,5 % dans le parc social. Cette part de propriétaires, qui était de 63,2 % en 2012, place la commune dans une logique d'accession familiale plutôt que d'investissement locatif. Les acheteurs sont surtout des ménages actifs travaillant dans les zones d'emploi de Saint-Quentin-en-Yvelines ou dans l'ouest parisien.
Le prix moyen des appartements à Montigny-le-Bretonneux s'établit à 3 627 €/m², calculé sur les transactions DVF réellement actées chez les notaires, pour un volume de l'ordre de 195 ventes par an. Cette moyenne communale recouvre des écarts selon le secteur, l'année de construction du programme et la distance à la gare. Un logement précis peut donc se situer sensiblement au-dessus ou en dessous de ce repère.
La commune est découpée en neuf quartiers. Les secteurs pavillonnaires et les rues proches du noyau ancien du Village, du Manet et du Plan de l'Église se négocient généralement au-dessus de la moyenne communale, de même que les résidences récentes situées à quelques minutes à pied de la gare. Les ensembles collectifs des premières vagues de la ville nouvelle, livrés dans les années 1970 et 1980, se situent plutôt dans la partie basse du marché.
La gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, ouverte en 1975, est desservie par la ligne N du Transilien vers Paris-Montparnasse, en 24 à 37 minutes selon les missions, par la ligne U vers La Défense et La Verrière, et par la branche C7 du RER C. Avec plus de 9,6 millions de voyageurs en 2022, c'est l'une des gares les plus fréquentées des Yvelines. La proximité de cette gare reste un critère de prix déterminant d'un secteur à l'autre.
Oui. Le parc communal compte 28,1 % de maisons contre 70,1 % d'appartements, selon l'INSEE, une proportion nettement plus élevée que dans la plupart des communes de la première couronne francilienne. Les maisons se concentrent dans les quartiers conçus en habitat individuel groupé lors de l'aménagement de la ville nouvelle, ainsi qu'autour du Village. Ce segment se renouvelle peu et les biens en bon état y trouvent preneur rapidement.
Indirectement. Le nord de la commune, au Pas du Lac, concentre des établissements d'entreprises et des sièges, dont Bouygues Energies et Services, ainsi que des implantations de constructeurs automobiles et de l'aéronautique. Le Vélodrome national, siège de la Fédération française de cyclisme depuis 2014, et le théâtre de la scène nationale renforcent la fonction de centralité de la commune. Cet ensemble entretient une demande de logements liée à l'emploi local plus qu'à la location saisonnière.
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Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).