Le prix au m² moyen à Morillon s'établit à 4 338 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 78 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Morillon, village-station de la vallée du Giffre, en Haute-Savoie.
À Morillon, les appartements se vendent en moyenne 4 338 €/m², d'après les transactions réellement enregistrées dans la base DVF tenue par les notaires. Ce niveau reflète le statut de village-station du Grand Massif : plus mesuré que celui des grandes stations voisines comme Samoëns ou Les Carroz d'Arâches, mais bien au-dessus des villes de fond de vallée de l'Arve. Le parc mêle chalets traditionnels, appartements de résidences de tourisme et programmes plus récents proches des remontées. L'altitude du logement, son exposition, sa distance au télécabine et au lac, ainsi que sa performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts d'un bien à l'autre. La clientèle de résidence secondaire, française comme étrangère, soutient les prix sur un marché de petite taille où les biens bien placés changent rarement de mains. Ces chiffres, tirés des ventes signées chez les notaires, offrent un repère communal fiable ; une estimation précise s'appuie ensuite sur des ventes comparables, examinées bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Morillon est un marché de station de petite taille, avec quelques dizaines de ventes par an. La demande de résidences secondaires, française et internationale, constitue son moteur principal. Elle se concentre sur les biens proches des remontées et du lac, tandis que les logements plus éloignés ou énergivores se négocient davantage. La performance énergétique est devenue un critère de discussion sérieux sur un parc où cohabitent chalets anciens et résidences récentes.
L'appartenance au Grand Massif, l'un des grands domaines des Alpes du Nord, ancre l'attractivité de la commune à moyen terme. La question de l'enneigement en altitude modérée et la maîtrise des charges d'exploitation pèsent toutefois sur les arbitrages des acheteurs. Pour un vendeur, un bien bien situé et correctement présenté trouve preneur, alors qu'un prix trop élevé s'installe durablement sur un marché où l'offre reste rare mais la demande sélective.
Morillon joue la carte du village familial face à des stations voisines plus cotées comme Samoëns ou Les Carroz d'Arâches (Arâches-la-Frasse), tandis que Cluses, en fond de vallée de l'Arve, relève d'un marché résidentiel classique.
Morillon s'étend à environ 700 mètres d'altitude dans la vallée du Haut-Giffre, en pays du Faucigny, sur le versant qui monte vers les alpages du Grand Massif. Le vieux village a gardé ses maisons de bois et de pierre, son église Saint-Christophe du XVe siècle et plusieurs chapelles anciennes disséminées dans les hameaux, témoins d'un long passé rural et pastoral.
Longtemps tournée vers l'agriculture de montagne, la commune s'est ouverte au tourisme au cours du XXe siècle. Elle a rejoint en 1981 le domaine skiable du Grand Massif, qui relie aussi Flaine, Les Carroz, Samoëns et Sixt, et donne accès à un vaste réseau de pistes. Son lac aménagé et son télécabine en font aujourd'hui une station familiale, plus discrète que ses voisines mais reliée au même grand domaine.
Cette double identité, village authentique et station de ski, façonne la vie locale : une population permanente réduite, un afflux saisonnier hivernal et estival, et un habitat partagé entre résidents à l'année et propriétaires de résidences secondaires venus chercher l'air des Alpes du Nord.
Morillon compte un peu plus de 700 habitants à l'année, un chiffre qui gonfle fortement en saison. Le marché immobilier y est dominé par la résidence secondaire : familles françaises et acheteurs étrangers en quête d'un pied-à-terre au ski, à un prix plus accessible que dans les stations les plus cotées de la vallée. S'ajoutent des actifs travaillant à Cluses, dans la vallée de l'Arve ou vers Genève, qui cherchent un cadre de montagne à distance raisonnable de leur emploi. Les biens proches des remontées et du lac concentrent la demande.
Le prix moyen des appartements à Morillon est de 4 338 €/m², d'après les ventes DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des réalités variées, du studio de résidence de tourisme au chalet rénové. L'altitude, l'exposition, la proximité des remontées et du lac, l'état général et la performance énergétique pèsent lourd dans le prix final. Sur un petit marché de station comme celui-ci, une estimation fiable repose sur des ventes comparables plutôt que sur la seule moyenne communale.
Morillon attire une clientèle fidèle de résidence secondaire, portée par l'appartenance au Grand Massif et par des prix plus abordables que dans les stations phares voisines. Le nombre de biens disponibles reste limité, ce qui soutient la valeur des logements bien situés. Comme partout en montagne, l'exposition, l'accès aux pistes et la qualité énergétique font la différence à la revente. Une estimation au cas par cas est indispensable avant d'acheter ou de vendre.
Dans une station, l'écart de prix tient d'abord à l'emplacement : distance au télécabine, vue sur les sommets, proximité du lac et du centre du village. Viennent ensuite l'altitude, l'exposition au soleil, l'état du bien et sa classe énergétique, devenue un vrai critère de négociation. Un chalet indépendant, un appartement en résidence récente et un studio ancien ne se situent pas sur le même segment. Chaque vente comparable aide à caler le juste prix.
L'immobilier de Morillon reste lié à l'attrait de la montagne, hiver comme été. La saison de ski soutient la demande de résidences secondaires, mais le domaine du Grand Massif et le cadre naturel attirent aussi une clientèle estivale, randonneurs et familles. Cette double saison limite la dépendance à l'enneigement d'une seule période. Le marché demeure toutefois de petite taille, avec peu de transactions par an, ce qui rend chaque estimation sensible aux caractéristiques précises du bien.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).