Le prix au m² moyen à Muret s'établit à 2 196 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 155 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Muret, au confluent de la Louge et de la Garonne, en Haute-Garonne.
Le prix moyen constaté à Muret s'établit à 2 196 €/m². Cette moyenne recouvre un parc où la maison individuelle pèse un peu plus de la moitié des logements, 52 % selon l'INSEE, contre 47,5 % d'appartements, souvent plus récents et concentrés autour du centre et de la gare. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas ressort à 2 639 €/m², au-dessus de la moyenne communale, ce qui traduit le poids du pavillonnaire familial dans les ventes. L'ancienneté du bâti, la proximité de la gare et l'exposition au risque d'inondation le long des berges expliquent l'essentiel des écarts d'un secteur à l'autre. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Muret est d'abord celui d'une ville de la grande couronne toulousaine. Sa croissance démographique, de plus de 4 % entre 2017 et 2023, traduit un report de demande depuis Toulouse et sa première couronne, où les prix sont plus élevés. Les ménages qui ne trouvent pas de maison à leur budget à Colomiers ou Blagnac se tournent vers un secteur mieux desservi par l'A64 et la ligne ferroviaire, ce qui entretient une demande régulière sur le pavillonnaire familial. Avec 90,9 % de résidences principales, l'essentiel des transactions concerne des logements occupés à l'année, un marché de fond plus stable qu'une commune de villégiature.
L'offre reste alimentée par la construction neuve et par la rotation du parc pavillonnaire, mais deux facteurs la contiennent. Le risque d'inondation le long de la Garonne et de la Louge limite les terrains constructibles dans certains secteurs, et la pression foncière de l'aire toulousaine renchérit progressivement le foncier disponible. La performance énergétique des maisons anciennes pèse désormais dans les négociations, comme partout, et oriente une partie des acheteurs vers les biens récents proches de la gare. La proximité du bassin d'emploi de la métropole reste le principal moteur de valeur à moyen terme.
Ville de la grande couronne toulousaine, Muret se situe nettement en dessous des communes de la première couronne retenues ici, à commencer par Toulouse. L'écart tient à l'éloignement du centre métropolitain et au poids du pavillonnaire familial dans son parc.
Muret est bâtie sur un promontoire au confluent de la Louge et de la Garonne, position défensive qui explique son rôle de place forte au Moyen Âge. Le 12 septembre 1213, la commune donne son nom à l'une des batailles décisives de la croisade des Albigeois : devant le castrum, les troupes de Simon de Montfort défont l'armée de Pierre II d'Aragon, allié du comte de Toulouse Raymond VI. Le roi d'Aragon y trouve la mort. Cette défaite occitane ouvre la voie au rattachement progressif du Languedoc à la couronne de France, et Muret garde de cet épisode une place dans l'histoire régionale.
La ville est le lieu de naissance de Clément Ader, né à Muret en 1841. Ingénieur et inventeur, pionnier de l'aviation, il est resté célèbre pour ses appareils Éole puis Avion III et pour avoir popularisé le mot avion. Sous-préfecture de la Haute-Garonne, Muret a longtemps vécu de sa fonction de marché agricole et de son ancrage sur la Garonne, avant que la proximité de Toulouse ne réoriente son économie. Elle est aujourd'hui la cinquième commune la plus peuplée du département.
Au XXe siècle, Muret bascule dans l'orbite toulousaine. L'ouverture de l'autoroute A64, dotée de trois échangeurs sur le territoire, la gare de la ligne Toulouse-Bayonne et le réseau de bus Tisséo, dont plusieurs lignes ont leur terminus à la gare, en font une porte d'entrée sud de l'agglomération. L'aérodrome de Muret-Lherm accueille l'aviation légère, prolongeant le lien historique de la ville avec l'aéronautique. La population a franchi les 26 000 habitants en 2023, en hausse de plus de 4 % depuis 2017, portée par l'installation de ménages actifs travaillant dans le bassin d'emploi toulousain.
Selon l'INSEE, Muret compte 26 079 habitants pour un parc d'environ 12 500 logements, dont 90,9 % de résidences principales et seulement 1,7 % de résidences secondaires : on est ici sur une ville résidentielle habitée à l'année, pas sur un marché de villégiature. Les maisons représentent 52 % des logements et les appartements 47,5 %, un équilibre qui reflète la coexistence d'un centre ancien, d'immeubles récents près de la gare et de larges couronnes pavillonnaires. Parmi les ménages en résidence principale, 51,7 % sont propriétaires et 45,8 % locataires. Les acheteurs sont surtout des familles et des primo-accédants qui cherchent une maison à un prix plus accessible que dans Toulouse et sa première couronne, tout en gardant un accès rapide au bassin d'emploi de la métropole.
Le prix moyen constaté est de 2 196 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange l'appartement proche de la gare et la maison de lotissement. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas atteint 2 639 €/m², au-dessus de cette moyenne. L'emplacement, l'année de construction, l'état du bien et l'exposition au risque d'inondation près des berges expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables du même secteur, pas sur la seule moyenne.
Le centre ancien, resserré autour de l'église Saint-Jacques et proche du confluent, mêle bâti de brique et immeubles plus récents, avec une majorité d'appartements et une bonne desserte par la gare et les bus. En s'éloignant du centre, la commune s'étire en larges quartiers pavillonnaires où dominent les maisons avec jardin, plus recherchées par les familles. Les terrains situés près de la Louge et de la Garonne sont concernés par un plan de prévention du risque d'inondation, ce qui pèse sur la constructibilité et sur la valeur de certaines parcelles.
Muret se trouve à environ 19 kilomètres au sud de Toulouse à vol d'oiseau, une vingtaine de minutes par l'autoroute A64 hors heures de pointe. La gare, sur la ligne Toulouse-Bayonne, offre des liaisons ferroviaires régulières vers Matabiau, et une quinzaine de lignes du réseau Tisséo ont leur terminus à la gare. Cette accessibilité explique une bonne part de l'attractivité résidentielle de la ville : on y achète souvent pour travailler dans l'agglomération toulousaine tout en habitant une commune plus abordable.
Le parc est assez équilibré. Selon l'INSEE, les maisons représentent 52 % des logements et les appartements 47,5 %. Les maisons se concentrent dans les quartiers pavillonnaires et sur les extensions récentes, avec des surfaces et des terrains variables, tandis que les appartements se trouvent surtout autour du centre et de la gare. Cet équilibre laisse le choix entre un bien familial avec jardin et un logement plus compact et mieux desservi, ce qui explique une demande soutenue sur les deux typologies.
La commune est traversée par la Garonne et la Louge : une partie du territoire relève d'un plan de prévention du risque d'inondation, qui encadre la constructibilité et impose des règles précises sur les biens situés en zone inondable. Un acheteur a intérêt à vérifier le zonage avant tout projet d'extension ou de rénovation lourde. Par ailleurs, la mise en location d'un meublé de tourisme fait l'objet d'une déclaration en mairie, et la fiscalité applicable mérite d'être anticipée avant l'achat.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).