Le prix au m² moyen à Neuville-sur-Saône s'établit à 3 241 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 68 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Neuville-sur-Saône, sur la Saône, au nord de la métropole de Lyon.
Le prix moyen des appartements à Neuville-sur-Saône s'établit à 3 241 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc plutôt collectif : immeubles du centre ancien resserré autour de la place du 8 mai 1945, résidences plus récentes en périphérie, quelques maisons de ville et pavillons du Val de Saône. La proximité de la rivière, l'exposition, l'étage et la présence d'un extérieur ou d'un stationnement font varier la valeur d'un bien à l'autre. Le territoire communal ne couvre qu'environ cinq kilomètres carrés et demi, coincé entre la Saône à l'est et les coteaux à l'ouest, ce qui limite le foncier disponible.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Neuville-sur-Saône reste régulier, avec de l'ordre de quatre-vingts ventes d'appartements enregistrées chaque année dans les données DVF. Cette activité s'appuie sur un parc aux trois quarts composé d'appartements et sur une demande alimentée par les ménages qui cherchent un accès rapide à Lyon tout en restant sur la Saône. L'offre nouvelle est contrainte : le territoire communal ne dépasse pas cinq kilomètres carrés et demi, bordé par la rivière d'un côté et les coteaux de l'autre, et les opérations se limitent pour l'essentiel à des programmes ponctuels et à la revente de l'existant.
Plusieurs moteurs entretiennent le niveau des prix. La position de pôle du Val de Saône, à une quinzaine de kilomètres du centre de Lyon, place la commune dans l'aire résidentielle de la métropole, un mouvement renforcé par le développement du travail à distance. Le bassin d'emploi local, dominé par le site industriel et biopharmaceutique de Sanofi, soutient une demande d'actifs à l'année. Comme dans le reste de l'agglomération lyonnaise, le marché a marqué le pas après la hausse des taux d'intérêt, avec une stabilisation des valeurs plutôt qu'une envolée.
Neuville-sur-Saône se situe dans la moyenne des communes du nord de l'agglomération lyonnaise. Elle est proche de sa voisine directe Fontaines-sur-Saône, plus abordable que les communes tournées vers Lyon comme Caluire-et-Cuire, et au-dessus de Rillieux-la-Pape.
Neuville-sur-Saône porte d'abord le nom de Vimy, attesté dès la fin du Xe siècle : un acte de 971 confirme des possessions rattachées à une abbaye, sur un ancien domaine gallo-romain. Le bourg se développe sous l'autorité des abbés de l'Île Barbe, qui favorisent son essor. Une charte de 1200 mentionne le bourg fortifié de Vimy, dont subsistent les vestiges du château de Vimy, ancienne résidence des abbés. La localité est ravagée par les bandes d'Écorcheurs en 1443, puis reconstruite.
Le tournant vient au XVIIe siècle. En 1630, Camille de Neufville de Villeroy, futur archevêque de Lyon, achète le domaine d'Ombreval et le transforme en résidence de prestige où il reçoit Louis XIV. Le village est rebaptisé Neuville en son honneur et érigé en marquisat en 1666. On lui doit l'essentiel des monuments de la commune : l'église Notre-Dame de l'Assomption, édifice de style baroque bâti dans la seconde moitié du XVIIe siècle, et l'aménagement du parc d'Ombreval avec son nymphée. Le château d'Ombreval, remanié à cette époque, abrite l'hôtel de ville depuis 1961.
L'histoire industrielle marque durablement Neuville. Moulins, teintureries et soieries prospèrent le long de la Saône aux XVIIIe et XIXe siècles. Un site chimique est créé en 1872 pour produire des colorants destinés au textile, activité de tête du bassin lyonnais. La fabrication de produits chimiques à usage pharmaceutique y débute en 1935, avant le rachat du site par UCLAF en 1953. Cet héritage se prolonge aujourd'hui par l'usine biopharmaceutique de Sanofi, un des principaux employeurs de la commune.
Neuville-sur-Saône compte 7 812 habitants. Selon l'INSEE, la commune recense environ 4 300 logements, dont près de 89 % de résidences principales, une part très faible de résidences secondaires et près de 10 % de logements vacants. Toujours selon l'INSEE, les appartements représentent environ 76 % du parc et les maisons un peu moins d'un quart. Parmi les résidences principales, environ 43 % sont occupées par leurs propriétaires, le reste étant loué : la commune conserve une composante locative marquée, cohérente avec son statut de pôle du Val de Saône. Les acquéreurs se répartissent entre primo-accédants, familles cherchant un accès rapide à Lyon et actifs travaillant sur les sites d'emploi locaux, à commencer par le pôle industriel de Sanofi.
Le prix moyen des appartements à Neuville-sur-Saône est de 3 241 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts selon l'emplacement, l'étage, l'état du bien, la proximité de la Saône et la présence d'un extérieur ou d'un stationnement. Un logement rénové du centre et un appartement à rafraîchir en périphérie ne se négocient pas au même niveau.
La commune se situe à une quinzaine de kilomètres au nord du centre de Lyon, sur la rive gauche de la Saône. La gare d'Albigny-Neuville, sur la ligne Paris-Lyon-Marseille, propose des liaisons ferroviaires vers Lyon, et huit lignes de bus du réseau TCL desservent la ville et les communes voisines. Cette accessibilité vers la métropole est un moteur de la demande résidentielle.
Le marché est majoritairement collectif : selon l'INSEE, environ 76 % des logements de la commune sont des appartements, contre un peu moins d'un quart de maisons. Le centre ancien concentre des immeubles autour de la place du 8 mai 1945, tandis que les maisons et pavillons se répartissent vers les coteaux et le Val de Saône. Les maisons restent plus rares à la vente et se négocient au-dessus du niveau des appartements.
Oui. Les données DVF font état de l'ordre de quatre-vingts ventes d'appartements par an sur la commune, un volume régulier pour une ville de cette taille. Cette rotation tient à la part importante d'appartements dans le parc et à l'attractivité du Val de Saône auprès des ménages qui travaillent dans la métropole lyonnaise. L'offre neuve reste limitée par la faible superficie communale.
Trois facteurs principaux. La proximité de Lyon et la desserte ferroviaire et par bus, qui rapprochent la commune du bassin d'emploi métropolitain. Le cadre du Val de Saône, avec les quais et le patrimoine hérité du XVIIe siècle. Et un tissu économique local solide, porté notamment par le site industriel et biopharmaceutique de Sanofi. À l'inverse, l'exiguïté du territoire communal freine l'arrivée de logements neufs.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).