Le prix au m² moyen à Persan s'établit à 2 949 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 60 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Persan, ville de bord d'Oise et ancien nœud ferroviaire, dans le Val-d'Oise.
À Persan, les appartements se négocient en moyenne à 2 949 €/m², selon les ventes DVF actées chez les notaires. Ce niveau, mesuré pour l'Île-de-France, reflète le profil ouvrier et ferroviaire d'une ville née de l'industrie sur les rives de l'Oise. Le parc mêle immeubles du centre, ensembles collectifs édifiés au XXe siècle et maisons de ville héritées de l'essor des usines. La gare de Persan-Beaumont, ancien grand nœud du réseau nord, place la commune à portée de train de Paris et soutient une demande de ménages en quête d'accession abordable. L'état du bien, sa surface, la proximité de la gare et l'exposition font varier les prix d'un secteur à l'autre. Les logements rénovés et les maisons avec jardin se situent au-dessus de la moyenne, tandis que les appartements anciens à rafraîchir restent plus accessibles.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Persan reste animé pour une commune de cette taille, avec un flux régulier de ventes d'appartements enregistrées chaque année dans les données DVF. Cette rotation tient au rôle de la ville comme point d'entrée abordable du marché francilien, portée par la desserte ferroviaire et par une demande de primo-accédants. Le parc, hérité pour partie de l'époque industrielle, alimente une offre variée, du studio central à la maison de ville.
Plusieurs facteurs encadrent ce niveau de prix. La gare de Persan-Beaumont et la proximité des pôles d'emploi soutiennent la demande, tandis que l'éloignement relatif de Paris et le profil populaire de la commune limitent la progression des valeurs. La performance énergétique des logements anciens est devenue un point de négociation, et l'écart se creuse entre les biens rénovés et ceux qui restent à remettre au goût du jour.
Persan reste plus abordable que Beaumont-sur-Oise, sa voisine de l'autre rive de l'Oise avec laquelle elle partage la gare. L'écart s'accentue avec L'Isle-Adam, ville de villégiature bordée par la rivière et la forêt, dont les prix sont nettement plus élevés. Pontoise, la sous-préfecture au sud, se situe elle aussi au-dessus. La commune occupe le bas de la hiérarchie locale des prix.
Anciennement appelée Parcenco, Persan s'est développée sur les bords de l'Oise, sur un territoire occupé bien avant notre ère. La commune reste une paroisse modeste jusqu'à l'époque moderne, quand la famille Doublet s'y établit et y fait édifier un château de style Renaissance. Longtemps agricole et fluviale, la ville tire d'abord parti de sa position sur la rivière, axe de circulation et de commerce entre le Beauvaisis et la région parisienne.
Le tournant survient avec le chemin de fer. Reliée au réseau dès le milieu du XIXe siècle, Persan devient un véritable nœud ferroviaire autour de la gare de Persan-Beaumont, à la croisée de plusieurs lignes. Cette desserte attire les industries : forges, papeterie, briqueterie, fonderie, manufactures de tapis et de soie, usine de caoutchouc s'installent le long de l'Oise. La population bondit, passant de quelques centaines d'habitants au milieu du XIXe siècle à plusieurs milliers dans l'entre-deux-guerres.
Au XXe siècle, Persan poursuit sa croissance de ville ouvrière et voit s'élever de nouveaux ensembles de logements pour accompagner l'emploi industriel. Le recul progressif des usines a fait évoluer son profil vers une commune résidentielle du nord du Val-d'Oise, tout en conservant la mémoire de son passé. Rattachée à la communauté de communes du Haut Val-d'Oise, elle reste un point d'entrée abordable dans le marché francilien, à portée de train de Paris.
Persan compte 14 359 habitants, sur les rives de l'Oise, au nord du Val-d'Oise. Ville née de l'industrie et du chemin de fer, elle conserve un profil populaire et familial, avec un parc partagé entre collectifs et maisons de ville. Les acquéreurs sont surtout des primo-accédants et des ménages actifs à la recherche d'un logement abordable à portée de train de Paris et des pôles d'emploi du secteur. La proximité de la gare de Persan-Beaumont pèse dans les choix d'achat, tout comme la présence de commerces et de services de proximité. Le marché intéresse aussi des familles qui visent une maison avec jardin sans quitter la vallée de l'Oise.
Le prix moyen des appartements à Persan est de 2 949 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne varie selon l'état du bien, sa surface, l'étage et la proximité de la gare. Un appartement rénové proche des transports et un logement ancien à rafraîchir ne se négocient pas au même niveau.
Oui. La gare de Persan-Beaumont, ancien grand nœud ferroviaire, dessert directement Paris et plusieurs directions du réseau nord. Cette accessibilité en train est l'un des principaux atouts de la commune pour les ménages qui travaillent dans la capitale ou dans l'agglomération, et elle contribue à soutenir la demande de logements proches de la gare.
Persan se situe au nord du Val-d'Oise, à distance des secteurs les plus tendus de la région. Son passé de ville ouvrière et industrielle, son parc de logements et son éloignement relatif de Paris expliquent des prix plus mesurés que dans le centre de l'agglomération. C'est ce qui en fait une porte d'entrée pour les primo-accédants.
Le prix de référence de 2 949 €/m² porte sur les appartements, bien représentés dans le centre et les ensembles collectifs. Les maisons de ville, héritées de l'essor industriel, s'adressent aux familles en quête de surface et d'un extérieur. Le choix dépend surtout du budget, de l'usage visé et de la proximité souhaitée avec la gare et les commerces.
En partie. La proximité de la gare et des prix d'entrée mesurés alimentent une demande locative de la part d'actifs travaillant vers Paris. Les petites surfaces bien situées trouvent preneur, ce qui soutient leur valeur. Comme partout, la rentabilité dépend de l'état du bien, des travaux à prévoir et de la qualité de l'emplacement.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).