Le prix au m² moyen à Plaisance-du-Touch s'établit à 2 654 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 55 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Plaisance-du-Touch, sur le Touch, à l'ouest de Toulouse.
Le prix moyen des appartements à Plaisance-du-Touch s'établit à 2 654 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc surtout pavillonnaire : la commune est composée aux trois quarts de maisons individuelles, et l'offre en appartements se concentre dans le centre-bourg et les opérations plus récentes le long des axes vers Toulouse. La surface, l'année de construction, la présence d'un jardin et la proximité des lignes de bus vers la métropole font varier sensiblement la valeur d'un bien. Située dans la première couronne ouest de l'agglomération toulousaine, sur les deux rives du Touch, la commune a vu sa population croître fortement au fil des lotissements.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Plaisance-du-Touch reste actif pour une commune de première couronne, avec de l'ordre de cinquante-cinq ventes d'appartements enregistrées chaque année dans les données DVF, auxquelles s'ajoute un volume plus important de maisons. Cette rotation tient à la fonction résidentielle de la commune : les logements changent de mains au rythme des parcours familiaux, entrée dans la propriété puis revente pour une maison plus grande. L'offre neuve continue d'alimenter le marché le long des axes vers Toulouse, ce qui distingue Plaisance des communes déjà entièrement bâties.
Plusieurs facteurs soutiennent ce niveau de prix. La proximité immédiate des bassins d'emploi de l'ouest toulousain, aéronautique en tête, et la connexion directe au métro par la ligne Linéo 3 rapprochent la commune du centre de l'agglomération. Les prix, inférieurs à ceux de Toulouse, entretiennent une demande régulière de familles et de primo-accédants en quête d'une maison avec jardin. À l'inverse, la commune reste dépendante de la conjoncture toulousaine et des conditions de crédit, qui pèsent sur le volume des transactions dans toute la métropole.
Plaisance-du-Touch se situe à un niveau proche de ses voisines immédiates de l'ouest toulousain, Cugnaux et Colomiers, et nettement en dessous de Toulouse intra-muros. La commune s'inscrit dans le marché des pôles résidentiels de première couronne, plus abordables que la ville-centre.
Le peuplement de la vallée du Touch remonte autour de l'an mil, quand ce couloir entre le piémont pyrénéen et la moyenne vallée de la Garonne connaît une poussée démographique et la mise en culture de nouvelles terres. La première mention écrite de la localité date d'un document de 1164 : le hameau s'appelle alors Minhac, sur la rive gauche du Touch. Au XIIIe siècle, le comte de Toulouse y exerce ses droits par l'intermédiaire d'un bayle chargé de fonctions judiciaires et fiscales.
La commune actuelle naît comme bastide au XIIIe siècle, fondée au nom du roi de France par le sénéchal de Toulouse Eustache de Beaumarchais, qui la baptise Plaisance en référence à une ville prestigieuse de la péninsule italienne. La construction de l'église Saint-Barthélemy s'échelonne à partir du bas Moyen Âge. Le nom définitif de Plaisance-du-Touch est fixé à la fin du XIXe siècle, afin de distinguer la commune de ses homonymes, notamment Plaisance dans le Gers.
Longtemps village agricole tourné vers la brique, la tuile et les cultures de la vallée, Plaisance-du-Touch bascule dans l'orbite toulousaine au cours de la seconde moitié du XXe siècle. L'étalement de l'agglomération, la proximité des bassins d'emploi de l'ouest toulousain et l'arrivée de lotissements successifs transforment la commune en pôle résidentiel de première couronne. Le parc animalier African Safari, installé sur le territoire communal, en est l'un des repères les plus connus à l'échelle de la métropole.
Plaisance-du-Touch compte 21 079 habitants au recensement de 2023. Selon l'INSEE, la commune recense environ 9 400 logements, dont près de 94 % de résidences principales et seulement 0,7 % de résidences secondaires : c'est une commune habitée à l'année, sans dimension touristique résidentielle. Toujours selon l'INSEE, les maisons représentent environ 72 % du parc et les appartements 28 %, et près de 64 % des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires. Les acquéreurs sont surtout des ménages qui travaillent dans la métropole toulousaine et cherchent une maison avec jardin à distance raisonnable de Toulouse, ainsi que des primo-accédants attirés par des prix inférieurs à ceux de la ville-centre.
Le prix moyen des appartements à Plaisance-du-Touch est de 2 654 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts selon la surface, l'année de construction, l'étage, la présence d'un balcon ou d'un jardin et l'état du bien. Un logement récent proche des axes vers Toulouse et un appartement ancien du centre ne se négocient pas au même niveau.
Le parc est majoritairement pavillonnaire : selon l'INSEE, environ 72 % des logements sont des maisons individuelles, héritage des lotissements qui ont accompagné la croissance de la commune. Les appartements, un peu plus d'un quart du parc, se concentrent dans le centre-bourg et les programmes plus récents le long des grands axes. Le prix de référence porte sur les appartements ; les maisons se négocient sur un marché distinct.
La ligne de bus à haut niveau de service Linéo 3, mise en service en janvier 2019, relie Plaisance-du-Touch au métro toulousain à la station Arènes, via Tournefeuille, avec un passage toutes les neuf minutes environ aux heures de pointe. En voiture, la commune rejoint la rocade ouest de Toulouse par la RN124, axe qui structure les déplacements quotidiens vers l'agglomération. Le réseau de bus complète cette desserte à l'échelle de l'ouest toulousain.
Non. Selon l'INSEE, les résidences secondaires représentent moins de 1 % du parc de logements : la commune est habitée à l'année, sans marché de villégiature. La quasi-totalité des transactions concerne donc des acheteurs qui s'installent, principalement des ménages actifs de l'agglomération toulousaine et des primo-accédants. La fiscalité locale suit le régime de droit commun, sans majoration liée aux résidences secondaires.
La commune combine une position de première couronne à l'ouest de Toulouse, une desserte renforcée par la ligne Linéo 3 et un cadre résidentiel dominé par la maison avec jardin. Les prix restent inférieurs à ceux de la ville-centre, ce qui attire les familles et les primo-accédants. Le parc animalier African Safari, les rives aménagées du Touch et des équipements sportifs et scolaires nombreux ajoutent à l'attrait pour une clientèle familiale.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).