Le prix au m² moyen à Plougonvelin s'établit à 2 640 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 28 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Plougonvelin, à la pointe Saint-Mathieu, entre mer d'Iroise et rade de Brest, dans le Finistère.
À Plougonvelin, le prix moyen des appartements s'établit à 2 640 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF des notaires. Cette moyenne recouvre un parc où la maison individuelle domine très largement, l'appartement restant minoritaire sur cette commune de la pointe du Finistère. Les écarts tiennent au secteur, entre le bourg, la station balnéaire du Trez-Hir et les abords de la pointe Saint-Mathieu, à la proximité du littoral et de la mer d'Iroise, ainsi qu'à l'état et à la performance énergétique du logement. Ces chiffres notariés donnent un repère communal ; une estimation fiable s'appuie ensuite sur des biens comparables.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Plougonvelin est porté par sa situation littorale à la pointe du Finistère et par la proximité de Brest. Les actifs et les familles de la métropole recherchent ici une maison avec jardin, à une vingtaine de minutes de la ville, dans un cadre maritime plus calme. À cette demande résidente s'ajoute celle des résidences secondaires, attirées par les plages du Trez-Hir, les sentiers côtiers et la mer d'Iroise. Cette double demande s'exerce sur un parc à dominante pavillonnaire, où l'offre de maisons bien situées reste limitée et trouve preneur rapidement.
La qualité de l'emplacement et la performance énergétique commandent l'essentiel des écarts de prix. Un logement proche du front de mer, avec vue ou accès rapide aux plages, et correctement classé au diagnostic énergétique se négocie plus vite qu'un bien énergivore ou éloigné du littoral, sur lequel les acheteurs demandent une décote. Le faible taux de vacance et la part élevée de résidences secondaires entretiennent une certaine tension sur les biens de bord de mer. La dépendance à l'emploi brestois et l'attrait balnéaire du pays d'Iroise restent les principaux moteurs du marché local.
Plougonvelin se situe au-dessus de Brest et de Landerneau, deux pôles voisins de la rade, et un peu en dessous de Guipavas, autre commune de la métropole brestoise.
Le nom de Plougonvelin vient du breton Plou, la paroisse, associé à un saint local, Konvel ; la forme Ploeconvelen est attestée dès 1330. La commune actuelle est née de la fusion, en 1793, de l'ancienne paroisse de Plougonvelin, de la trève de Lochrist et de la petite paroisse de Saint-Mathieu-de-Fine-Terre, à la pointe occidentale du Finistère. Installée à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Brest, sur un territoire d'environ dix-huit kilomètres carrés ouvert sur la mer d'Iroise et la rade de Brest, la commune a longtemps vécu tournée vers la mer, la pêche et la garde de ce bout de terre stratégique.
La pointe Saint-Mathieu concentre l'histoire de la commune. Les ruines de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre, monastère bénédictin dont l'église fut édifiée entre 1157 et 1208, sont classées monument historique depuis 1875. Au large, la bataille navale de Saint-Mathieu se déroule le 10 août 1512. Le site a subi les guerres : le 29 juillet 1558, un raid anglais et flamand détruit l'église et de nombreuses maisons. En 1690, Vauban fait construire la batterie de Toul-Logot pour défendre l'entrée de la rade. Un phare est allumé au pied des ruines de l'abbaye en 1835 ; il est à son tour classé monument historique en 2010.
Le tournant balnéaire vient au début du XXe siècle. L'ouverture, en 1903, du tramway reliant Brest au Conquet ouvre la plage du Trez-Hir à la villégiature ; la ligne ferme en 1932, mais la vocation touristique demeure. Le fort de Bertheaume, bâti sur un rocher isolé pour garder l'anse du même nom, et le mémorial des marins morts pour la France, à la pointe Saint-Mathieu, complètent ce patrimoine maritime. Plougonvelin est aujourd'hui une commune résidentielle et touristique du pays d'Iroise, appréciée pour ses plages, ses sentiers côtiers et sa situation entre l'océan et la proximité de Brest.
Plougonvelin compte 4 521 habitants, selon l'INSEE. C'est une commune littorale à double visage : une population résidente qui y vit à l'année et une forte présence de résidences secondaires, qui représentent près de 35 % des logements, contre environ 63 % de résidences principales, selon l'INSEE. Le parc est très largement dominé par la maison individuelle, autour de 82 % des logements, l'appartement ne comptant que pour un peu moins de 18 %, selon l'INSEE. Parmi les résidents, une large majorité sont propriétaires de leur logement, autour de 85 %. Les acquéreurs sont surtout des familles et des actifs de la région de Brest, ainsi que des acheteurs en quête d'une résidence secondaire ou de retraite au bord de la mer d'Iroise.
Le prix moyen des appartements à Plougonvelin est de 2 640 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Cette moyenne mêle des biens de secteurs et d'états variés, du logement proche du Trez-Hir ou de la pointe Saint-Mathieu à celui plus en retrait dans le bourg. L'emplacement, la vue sur mer, l'étage, l'état général et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Sur un marché où la maison domine, une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables plutôt que sur la seule moyenne communale.
Nettement vers la maison. Selon l'INSEE, environ 82 % des logements de la commune sont des maisons individuelles, et l'appartement reste minoritaire, concentré dans quelques ensembles et près du bourg ou du front de mer. Cette structure de parc oriente une demande familiale et balnéaire vers l'accession à la maison, souvent avec jardin. Les biens proches du littoral, disposant d'une vue ou d'un accès rapide aux plages, sont les plus recherchés lorsqu'ils arrivent sur le marché.
Oui, nettement. Selon l'INSEE, près d'un logement sur trois est une résidence secondaire, ce qui reflète l'attrait balnéaire de la commune et de sa station du Trez-Hir. Cette demande de villégiature, venue de Brest comme d'ailleurs, s'ajoute à celle des résidents à l'année et soutient les prix, en particulier sur les biens proches du littoral et de la mer d'Iroise. Le faible taux de logements vacants traduit un marché plutôt tendu, où l'offre reste limitée.
La commune s'organise autour du bourg de Plougonvelin, de la station balnéaire du Trez-Hir, en bord de mer, et de hameaux plus ruraux vers l'intérieur. La pointe Saint-Mathieu, à l'extrémité ouest, avec son abbaye, son phare et ses sentiers, marque le paysage. Les secteurs proches des plages et du front de mer, avec vue sur la mer d'Iroise, sont les plus valorisés, tandis que les quartiers en retrait offrent des maisons à des niveaux plus accessibles.
Plougonvelin se situe à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Brest, dont elle dépend pour l'emploi, les services et les commerces. La liaison se fait surtout en voiture, par les routes du pays d'Iroise, complétées par les lignes de car du réseau départemental et métropolitain. Cette proximité de Brest, combinée au cadre maritime et aux plages, explique l'attrait de la commune pour les familles d'actifs comme pour les acheteurs de résidence secondaire.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).