Le prix au m² moyen à Port-Vendres s'établit à 3 275 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 63 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Port-Vendres, port de pêche de la Côte Vermeille entre Collioure et Banyuls.
À Port-Vendres, le prix moyen des appartements ressort à 3 275 €/m², sur la base des transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. La commune s'organise autour de sa rade profonde, entre les quais du port de pêche, le centre resserré et les collines qui montent vers les Albères et la Côte Vermeille. Cette topographie explique une large dispersion des valeurs : un appartement avec vue sur la rade ou proche du port ne se compare pas à un logement en hauteur ou à l'écart du centre. L'exposition, l'étage, la vue sur mer et l'état du bien pèsent fortement. La demande, alimentée par une clientèle locale du bassin de Perpignan et par des acheteurs de résidence secondaire attirés par la Côte Vermeille, s'exerce sur un parc contraint par le relief et la rareté du foncier.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Port-Vendres reste actif pour une commune de cette taille, avec un flux régulier de ventes d'appartements dans les données DVF. La demande combine acheteurs locaux et clientèle de résidence secondaire attirée par la Côte Vermeille. Le relief, qui enserre la rade entre mer et collines, et le classement d'une partie du littoral limitent le foncier constructible : les transactions portent donc surtout sur des reventes et des rénovations dans le tissu existant du centre et des hauteurs.
Plusieurs facteurs soutiennent ce niveau de prix. La rareté d'un port de cette nature sur la côte du Roussillon, la proximité de Collioure et de Banyuls, le patrimoine Vauban et l'attrait du vignoble en terrasses entretiennent une demande qui dépasse le seul bassin perpignanais. À l'inverse, l'éloignement des grands pôles d'emploi et la saisonnalité d'une partie de l'activité tempèrent la progression et maintiennent Port-Vendres en dessous des communes les plus recherchées de la Côte Vermeille.
Port-Vendres se situe nettement en dessous de Collioure, sa voisine immédiate très cotée, et à un niveau proche de Banyuls-sur-Mer, l'autre port de la Côte Vermeille. La commune reste en revanche bien plus chère que Perpignan, la préfecture intérieure du département, plus abordable.
Port-Vendres occupe l'un des rares abris naturels de la côte du Roussillon, une rade profonde qui en a fait un site portuaire dès l'Antiquité. La tradition en attribue les premières installations aux marins de la Méditerranée qui fréquentaient ce mouillage sur la route reliant la Gaule à l'Espagne. Ce rôle d'escale maritime a traversé les siècles, bien avant que la commune ne soit officiellement créée en 1823, en se détachant de Collioure.
Après le traité des Pyrénées de 1659, qui fixe la frontière avec l'Espagne, Vauban s'intéresse à la rade et propose de la fortifier. Le projet n'est que partiellement retenu, mais des ouvrages défensifs sont édifiés, aujourd'hui inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco au titre des fortifications de Vauban. Au centre du port, l'obélisque, dont la construction débute en 1780 sous la direction de l'architecte Charles de Wailly, célèbre l'alliance entre la France et les insurgents américains.
Port-Vendres s'est développé au XIXe et au XXe siècle comme port de commerce et de pêche, notamment tourné vers l'Afrique du Nord, puis comme escale de la pêche méditerranéenne. La criée continue de faire vivre une tradition maritime, autour de l'anchois de Collioure, des sardines et des poissons de roche. Sur la Côte Vermeille, dont les roches rouges donnent son nom au littoral, la commune conserve son caractère de port de travail au milieu des vignobles en terrasses.
Port-Vendres compte 4 018 habitants. Port de pêche de la Côte Vermeille, la commune associe une population locale attachée à la vie maritime et une part de résidences secondaires liée à l'attrait touristique du littoral. Les acquéreurs se répartissent entre ménages du bassin de Perpignan à la recherche d'un logement en bord de mer, retraités séduits par le climat et le cadre, et acheteurs d'un pied-à-terre sur la Côte Vermeille. Les appartements avec vue sur la rade ou proches du port concentrent la demande la plus vive, tandis que les biens en hauteur ou à rénover offrent des points d'entrée plus accessibles sur un marché où le relief limite fortement les possibilités de construction neuve.
Le prix moyen des appartements à Port-Vendres est de 3 275 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre de forts écarts selon la vue sur la rade, la proximité du port, l'exposition et l'étage. Un appartement rénové avec vue mer et un logement ancien en hauteur ne se négocient pas au même niveau.
Oui, nettement. Port-Vendres, port de travail à la rade profonde, reste plus accessible que sa voisine immédiate Collioure, très cotée. Cette différence attire les acheteurs qui recherchent le cadre de la Côte Vermeille et la proximité de la mer à un budget plus mesuré, tout en profitant de l'animation d'un vrai port de pêche.
Port-Vendres se situe sur la Côte Vermeille, dans les Pyrénées-Orientales, à moins de trente kilomètres de Perpignan. La commune est desservie par sa gare, sur la ligne littorale reliant Perpignan à Cerbère et à la frontière espagnole, ainsi que par la route côtière qui relie Collioure à Banyuls-sur-Mer. Perpignan et son aéroport constituent les principaux accès régionaux.
En partie. L'attrait de la Côte Vermeille entretient une demande de résidences secondaires et de pied-à-terre, aux côtés d'une population locale attachée au port. La vie maritime, plus présente qu'à Collioure, donne toutefois à la commune un caractère de ville à l'année. Les meublés de tourisme relèvent de règles locales à vérifier en mairie avant tout projet de location saisonnière.
Le prix de référence de 3 275 €/m² porte sur les appartements, majoritaires dans le centre et sur les hauteurs qui dominent la rade. Les maisons, plus rares du fait du relief et du foncier contraint, s'adressent à des acheteurs en quête d'espace et d'extérieur. Le choix dépend de l'usage visé et de l'importance accordée à la vue sur la mer.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).