Le prix au m² moyen à Puteaux s'établit à 7 234 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 11 503 €/m². Environ 484 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de la commune de Puteaux.
Le prix moyen des appartements à Puteaux s'établit à 7 234 €/m², calculé à partir des transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc presque entièrement collectif, composé à plus de 96 % d'appartements selon l'INSEE, et des situations très contrastées : les résidences récentes proches de l'Esplanade et du quartier d'affaires ne se négocient pas au même niveau que le tissu ancien du centre-ville ou les immeubles des Bergères. Les rares maisons et villas, moins de quarante ventes par an, ressortent autour de 11 503 €/m². La surface, l'étage et la vue pèsent fortement sur la valeur d'un bien.
Maison : 11 503 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 7 811 €/m² en 2021, le prix moyen à Puteaux atteint 7 234 €/m² en 2026, soit environ -7 % sur la période.
Le marché de Puteaux est d'abord porté par l'emploi. Le quartier d'affaires de La Défense, dont une partie se trouve sur la commune, concentre à lui seul plus de cent mille salariés recensés sur le territoire communal et alimente une demande permanente de logements à quelques minutes du bureau. La population reste stable, avec une légère érosion de 0,2 % par an entre 2017 et 2023 selon l'INSEE, dans un tissu déjà très dense, proche de 13 800 habitants au kilomètre carré. Le volume d'échanges suit ce rythme, autour de 484 ventes d'appartements par an, ce qui rend la moyenne communale représentative.
L'offre neuve constitue le second moteur. L'écoquartier des Bergères, engagé en 2016 sur l'ancien rond-point du même nom, a introduit plusieurs centaines de logements à cinq cents mètres du quartier d'affaires et fait remonter le niveau moyen de ce secteur. À l'inverse, la part de logements sociaux, 28,3 % des résidences principales selon l'INSEE, limite mécaniquement le stock de biens vendus librement. Le foncier disponible étant quasiment épuisé, les évolutions à venir dépendront surtout des opérations de renouvellement urbain et du rythme des mutations dans le parc ancien.
Puteaux se situe nettement au-dessus de Nanterre et un cran au-dessus de Courbevoie, sa voisine immédiate du quartier d'affaires. La commune reste en retrait de Neuilly-sur-Seine, qui constitue la référence haute de ce secteur du département.
Le nom de Puteaux apparaît dès 1113 sous la forme latine puteoli, qui renvoie aux puits et aux terrains humides des bords de Seine. En 1148, l'abbé Suger, alors à la tête de Saint-Denis, signe l'acte qui fonde le domaine agricole de Putiauz sur le coteau exposé au sud. Le village dépend longtemps de la paroisse de Suresnes et n'obtient son autonomie religieuse qu'en 1717. La loi du 14 décembre 1789 transforme la paroisse en commune, et Guillaume Nezot en devient le premier maire le 7 février 1790. Jusqu'au XIXe siècle, Puteaux vit de la vigne, du maraîchage et du fleuve.
L'industrie s'installe en 1824 avec la fabrique d'encres Lorilleux, première usine de la commune. L'arrivée du chemin de fer de Paris à Versailles en 1839, puis la création de l'arsenal en 1866, accélèrent la transformation. À partir des années 1880, l'automobile fait de Puteaux un site de production majeur : De Dion-Bouton s'installe quai National, devenu depuis quai De Dion-Bouton, et y emploie près de 3 500 personnes en 1910. L'aviation, le caoutchouc et la parfumerie complètent ce tissu jusqu'aux années 1920. La population ouvrière occupe des quartiers denses, et l'urbanisation gagne l'île de Puteaux, entre les deux bras de la Seine.
Le tournant se joue à partir de 1958 : l'EPAD est créé pour aménager La Défense, dont une large part se trouve sur le territoire de Puteaux, et le CNIT ouvre la même année. Les usines ferment progressivement, remplacées par des tours de bureaux, puis par la Grande Arche inaugurée en 1989. Le rattachement au département des Hauts-de-Seine, décidé en 1964 et effectif en 1968, achève de redessiner le cadre administratif. Cette histoire explique la forme de la ville aujourd'hui : un centre ancien resserré autour de l'église et du marché, des quartiers résidentiels comme les Bergères ou Bellini, et une façade de tours côté Esplanade.
Puteaux compte 44 002 habitants selon l'INSEE. Le parc de logements y est presque exclusivement collectif : 96,3 % d'appartements contre 2,2 % de maisons, pour environ 21 780 résidences principales, soit près de 88 % des logements. Les locataires sont majoritaires, avec 59,6 % des résidences principales, contre 38,4 % de propriétaires. La commune se distingue aussi par la part des cadres et professions intellectuelles supérieures, 38,1 % de la population de 15 ans et plus, et par un niveau de diplôme élevé, 60,5 % de diplômés du supérieur. Les acheteurs sont surtout des actifs travaillant dans le quartier d'affaires ou à Paris, ainsi que des investisseurs attirés par une demande locative continue.
Le prix moyen des appartements à Puteaux s'établit à 7 234 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Ce niveau recouvre des écarts sensibles selon le secteur, l'ancienneté de l'immeuble et la distance au quartier d'affaires. Le segment des maisons et villas, très restreint dans une commune composée à plus de 96 % d'appartements, ressort quant à lui autour de 11 503 €/m².
Trois logiques cohabitent. Les programmes récents proches de l'Esplanade et du quartier d'affaires attirent les actifs qui veulent rejoindre leur bureau à pied. Le centre ancien, autour de la mairie et du marché, offre un tissu plus traditionnel et commerçant. L'île de Puteaux et les bords de Seine, avec leurs équipements sportifs et la passerelle François-Coty ouverte en 2019, sont recherchés pour le calme et les vues sur le fleuve.
La commune est traversée par le pôle de La Défense, qui réunit le RER A, la ligne 1 du métro, le tramway T2 et les trains Transilien L et U. La station Esplanade de la Défense, sur la ligne 1, se trouve elle aussi sur le territoire de Puteaux, et la gare de Puteaux dessert Paris Saint-Lazare. Cette densité de transports explique une bonne part de la demande résidentielle.
Indirectement, oui. Les recettes fiscales générées par les entreprises implantées à La Défense donnent à la commune des ressources sans équivalent pour sa taille, ce qui lui permet de maintenir des taux d'imposition locaux stables depuis de nombreuses années et de financer un niveau d'équipements élevé. Vérifiez toutefois le montant réel de la taxe foncière du bien visé sur son avis d'imposition, la valeur locative cadastrale variant d'un logement à l'autre.
En pratique, la question se pose peu. Selon l'INSEE, les maisons représentent 2,2 % du parc de logements de la commune, et le marché n'enregistre qu'une quarantaine de ventes de maisons ou de villas par an, à un niveau de prix nettement supérieur à celui des appartements. Un projet familial passe donc presque toujours par un grand appartement, ou par les communes voisines moins denses de l'ouest du département.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).