Le prix au m² moyen à Ramonville-Saint-Agne s'établit à 2 959 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 124 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Ramonville-Saint-Agne, au bord du canal du Midi, aux portes sud de Toulouse.
À Ramonville-Saint-Agne, le prix moyen d'un appartement s'établit à 2 959 €/m². Cette moyenne porte sur un parc mêlant les résidences collectives construites après l'arrivée du métro, des programmes plus récents près du canal et un tissu pavillonnaire hérité de l'ancien village. La commune s'est largement bâtie à partir des années 1970, si bien que les logements récents et les biens à rénover coexistent dans des proportions marquées. Les maisons individuelles, encore présentes sur les coteaux et dans les quartiers anciens, se négocient un peu au-dessus du collectif. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Ramonville-Saint-Agne tient à sa double identité : une commune verte au bord du canal du Midi et un pôle d'emplois de l'économie spatiale toulousaine. La proximité immédiate du CNES, du Parc technologique du Canal et de l'université Paul-Sabatier entretient une demande régulière de la part de ménages actifs, chercheurs et ingénieurs, qui cherchent à se loger à quelques minutes de leur travail. Le terminus de la ligne B renforce cet attrait en plaçant le centre de Toulouse à un quart d'heure, un atout rare pour une commune restée à taille humaine.
L'offre reste contrainte par le territoire, resserré entre la plaine agricole, le canal et les coteaux, et par le poids des zones d'activités. Les programmes neufs se concentrent près des axes de transport et des berges, tandis que le parc collectif des années 1970 et 1980 alimente le marché de la revente. Comme partout, la performance énergétique est devenue un critère de négociation, en particulier sur les immeubles anciens. L'extension de la ligne B vers Labège attendue en 2027 est suivie de près, car elle pourrait renforcer l'attractivité du sud-est de l'agglomération.
Aux portes sud de Toulouse, Ramonville-Saint-Agne se situe dans une frange intermédiaire du marché de l'agglomération : en dessous de Toulouse et de Blagnac, mais au-dessus de Colomiers.
Le nom de Ramonville viendrait du prénom germanique Raymond associé au suffixe -ville, qui désignait un domaine rural ; une tradition locale l'attribue au comte Raymond IV de Toulouse. La seconde partie, Saint-Agne, renvoie à un ruisseau qui marquait autrefois une limite de paroisse. Installée à environ sept kilomètres au sud de Toulouse, la commune s'étire entre la plaine agricole et des coteaux boisés. Elle appartient à la communauté d'agglomération du Sicoval, et non à Toulouse Métropole, dont elle constitue la deuxième ville la plus peuplée.
Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996, traverse le territoire et a façonné son identité. Ramonville compte deux ports, une halte de plaisance et un port technique. Ce dernier, aménagé dans les années 1980, est la seule escale du canal où le carénage des bateaux de plus de quarante mètres reste possible. Le patrimoine hydraulique se lit aussi dans l'aqueduc de Saint-Agne, où l'ingénieur François Garipuy avait recours en 1766 à un système de siphon pour faire passer le ruisseau du Palays sous le canal, faute de hauteur suffisante.
L'histoire récente de la commune se confond avec son expansion. Ramonville comptait un peu plus de 2 000 habitants en 1968 ; elle en réunit aujourd'hui plus de quinze mille. L'ouverture en 2007 du terminus de la ligne B du métro toulousain a accéléré ce mouvement, en plaçant le centre de Toulouse à un quart d'heure. En parallèle, le Parc technologique du Canal, étendu sur une trentaine d'hectares le long de la voie d'eau, a fait de Ramonville un pôle de l'économie spatiale toulousaine, avec des acteurs comme CLS ou Magellium et la proximité du CNES et de l'université Paul-Sabatier.
Ramonville-Saint-Agne compte 15 158 habitants. Le parc immobilier reflète l'histoire de la commune : une base pavillonnaire issue de l'ancien village, une couche importante de logements collectifs bâtis à partir des années 1970 et 1980, puis des programmes plus récents portés par l'arrivée du métro et l'aménagement des abords du canal. Les acheteurs sont surtout des ménages de l'agglomération toulousaine, primo-accédants et familles, souvent liés aux emplois du pôle spatial et de la recherche voisins, qui recherchent un cadre au vert relié à Toulouse par la ligne B. La demande porte autant sur des appartements familiaux que sur les maisons de ville, plus rares.
Un appartement s'y échange en moyenne à 2 959 €/m², d'après les ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Ce chiffre est une moyenne communale, qui recouvre aussi bien un studio des années 1980 qu'un logement récent proche du canal. L'adresse, l'étage, l'exposition, l'année de construction et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Pour estimer votre bien avec justesse, mieux vaut s'appuyer sur des ventes comparables que sur la seule moyenne.
La commune se lit selon quelques grandes ambiances. Le vieux Ramonville et ses abords conservent un habitat de village et des maisons anciennes. Les quartiers résidentiels développés après 1970 concentrent l'essentiel des immeubles collectifs et des copropriétés. Les abords du canal du Midi et du port offrent un cadre plus verdoyant, recherché pour la proximité de l'eau et des pistes cyclables. Enfin, le secteur du Parc technologique du Canal reste à dominante d'activités plutôt que résidentiel.
La commune accueille depuis 2007 le terminus sud de la ligne B du métro, qui relie le centre de Toulouse en un quart d'heure environ. Cette desserte a été l'un des moteurs de l'attractivité résidentielle. Une extension de la ligne B vers Labège, prévue pour 2027, ajoutera deux stations et renforcera la connexion aux pôles d'activités du sud-est de l'agglomération. Le canal du Midi et ses pistes cyclables complètent l'offre pour les trajets à vélo.
Oui, même si l'offre est plus limitée que celle des appartements. Les maisons se concentrent dans le vieux village, sur les coteaux et dans les lotissements pavillonnaires développés au fil de l'urbanisation. Elles se négocient à un niveau un peu supérieur à celui du collectif. Les biens avec jardin proches du métro ou du canal restent particulièrement demandés, ce qui soutient leurs prix face à une disponibilité restreinte.
Comme dans l'agglomération toulousaine, la mise en location d'un meublé de tourisme est encadrée et suppose des démarches en mairie. Les abords du canal du Midi, classé au patrimoine mondial, sont soumis à des protections qui peuvent limiter certaines transformations extérieures. Les terrains proches des cours d'eau peuvent par ailleurs être concernés par le risque d'inondation : il est prudent de consulter les documents d'urbanisme et l'état des risques avant tout achat.
Estimation gratuite en moins de 2 minutes
Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).