Le prix au m² moyen à Réhon s'établit à 1 813 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 16 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Réhon, commune du bassin de Longwy adossée à la frontière luxembourgeoise, marquée par son passé sidérurgique.
Le prix moyen constaté à Réhon s'établit à 1 813 €/m². Cette moyenne recouvre un parc partagé entre maisons individuelles et appartements, réparti entre le village ancien, les cités ouvrières héritées de la sidérurgie et les lotissements plus récents. Les maisons dominent, mais la part d'appartements reste notable pour une commune de cette taille, conséquence de l'habitat collectif bâti à l'époque des usines. Les écarts autour de cette moyenne tiennent surtout au type de bien, à la surface, à l'état, à la performance énergétique et à la proximité de Longwy et de la frontière luxembourgeoise. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement signées chez les notaires, et donnent un repère communal à affiner bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Réhon repose largement sur sa position dans le bassin de Longwy, à la frontière luxembourgeoise. La demande est soutenue par les travailleurs frontaliers qui rejoignent le Grand-Duché et cherchent à se loger côté français, où les prix restent plus mesurés qu'à Luxembourg-Ville ou qu'à Longwy même. Cette pression frontalière porte aussi bien sur les maisons que sur les appartements, et alimente un flux régulier d'acheteurs actifs. La proximité immédiate de Longwy et des axes vers le Luxembourg constitue le premier moteur de l'attrait résidentiel de la commune.
L'offre reste marquée par l'héritage industriel de la commune, avec un parc composé de maisons de village, de pavillons et d'un habitat collectif issu de l'époque des usines. Sur le marché de l'ancien, la performance énergétique des logements construits au siècle dernier est devenue un critère de négociation, en particulier pour les biens des cités ouvrières. Les acheteurs arbitrent entre le prix, l'état du bien, la proximité de la frontière et le type de logement selon leur projet. La cohabitation de maisons et d'appartements offre un éventail de budgets plus large que dans les communes strictement pavillonnaires du secteur.
Adossée à Longwy et à la frontière luxembourgeoise, Réhon affiche un niveau de prix en deçà de celui de Longwy et de Villerupt, deux pôles frontaliers plus recherchés, mais au-dessus de celui de Val de Briey, plus au sud dans le bassin.
Réhon est un ancien village de la vallée de la Chiers, dans le bassin de Longwy, dont le nom est attesté sous les formes Rehan en 1484, Relon en 1656 puis Rhéon en 1681. Le toponyme viendrait d'un anthroponyme germanique, Ragenon. Avant la Révolution, la localité relevait d'une cure du diocèse de Trèves et faisait partie du duché de Bar, à la lisière des Pays-Bas et du Luxembourg. Érigée en commune en 1790, Réhon a absorbé le hameau d'Heumont entre 1790 et 1794, puis la localité voisine de Mexy en 1812, laquelle a retrouvé son autonomie en 1879.
Le destin de Réhon a basculé au XIXe siècle avec l'essor de la sidérurgie du bassin de Longwy. La ligne de chemin de fer de Longuyon à Mont-Saint-Martin, mise en service en 1863, a créé une halte à Réhon pour desservir les industries naissantes. Les deux premiers hauts-fourneaux de l'usine de La Providence ont été mis à feu en 1866, suivis d'un troisième en 1878. En 1914, la production atteignait 180 000 tonnes de fonte et la gare était reconstruite pour absorber le trafic. La Providence a bâti en 1930 la cité-jardin d'Heumont, ensemble pavillonnaire organisé autour de son église, témoin de l'urbanisme ouvrier de l'entre-deux-guerres.
L'activité a culminé au milieu du XXe siècle, avec cinq hauts-fourneaux en fonctionnement dans les années 1950 et un trafic ferroviaire de plusieurs millions de tonnes en 1968. La fermeture définitive de l'usine en 1987 a clos ce cycle industriel et engagé la commune dans une reconversion résidentielle. Réhon conserve de ce passé son église Sainte-Geneviève, édifiée entre 1733 et 1735, reconstruite en 1854 puis agrandie de 1898 à 1901, ainsi que la chapelle Saint-Éloi d'Heumont, bâtie en 1932 et 1933 et ornée de vitraux de Jacques Gruber. La commune compte aujourd'hui 3 863 habitants.
Réhon compte 3 863 habitants. Le parc de logements porte la marque de son histoire industrielle : les maisons individuelles forment la majorité du bâti, mais la part d'appartements reste notable pour une commune de cette taille, héritage des cités ouvrières et de l'habitat collectif construits à l'époque des usines. Les résidences principales composent l'essentiel du parc, la part de résidences secondaires étant très faible, et les propriétaires occupants sont majoritaires parmi les ménages. Ce profil attire des familles et des ménages actifs, dont une part de travailleurs frontaliers qui rejoignent le Luxembourg, ainsi que des primo-accédants séduits par des prix plus mesurés que ceux de Longwy voisine. Les maisons de village et les pavillons intéressent les familles, tandis que les appartements conviennent aux budgets plus serrés et aux personnes seules.
Le prix moyen constaté à Réhon s'établit à 1 813 €/m², d'après les ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Ce chiffre agrège des biens variés, maisons comme appartements. Le type de bien, la surface, l'état, la performance énergétique et l'emplacement expliquent l'essentiel des écarts autour de cette moyenne. Pour une estimation fiable, mieux vaut s'appuyer sur des ventes de biens comparables que sur la seule moyenne communale.
Réhon se trouve dans le bassin de Longwy, au nord de la Meurthe-et-Moselle, à environ 2 kilomètres de Longwy et tout près de la frontière luxembourgeoise. Cette position en fait une commune prisée des travailleurs frontaliers qui rejoignent quotidiennement le Grand-Duché. La commune est desservie par le réseau routier du bassin de Longwy et reste proche des axes qui mènent à Esch-sur-Alzette et à Luxembourg-Ville. Cette proximité avec l'emploi luxembourgeois pèse fortement sur la demande de logements dans le secteur.
Réhon a vécu au rythme de l'usine de La Providence, dont les premiers hauts-fourneaux ont été mis à feu en 1866 et qui a fermé en 1987. Ce passé industriel a laissé un urbanisme particulier, avec des cités ouvrières et la cité-jardin d'Heumont, bâtie en 1930 autour de son église. La commune conserve aussi l'église Sainte-Geneviève, dont les origines remontent au XVIIIe siècle, et la chapelle Saint-Éloi d'Heumont, ornée de vitraux de Jacques Gruber. Ce patrimoine témoigne de l'histoire ouvrière du bassin de Longwy.
Le marché de Réhon fait cohabiter maisons individuelles et appartements, dans une proportion moins déséquilibrée que dans beaucoup de communes rurales, du fait de l'habitat collectif hérité de la sidérurgie. Acheter une maison correspond au profil dominant, avec un terrain et un cadre de village, et intéresse surtout les familles. Les appartements, plus abordables, conviennent aux primo-accédants, aux personnes seules ou aux frontaliers cherchant un pied-à-terre proche du Luxembourg. Votre choix dépendra de votre budget, de votre besoin d'espace et de votre projet de vie.
Réhon s'organise autour de son village ancien, dans la vallée de la Chiers, complété par le hameau d'Heumont et sa cité-jardin, ainsi que par des lotissements plus récents. Les anciennes cités ouvrières marquent encore certains secteurs, tandis que les extensions pavillonnaires accueillent les constructions plus modernes. La proximité de Longwy et de la frontière luxembourgeoise reste un critère déterminant pour les acheteurs. Chaque secteur présente des caractéristiques propres de bâti et d'environnement, à regarder de près selon votre projet.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).