Le prix au m² moyen à Rumilly s'établit à 3 096 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 147 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Rumilly, capitale de l'Albanais entre Annecy et Aix-les-Bains, en Haute-Savoie.
Le prix moyen constaté à Rumilly s'établit à 3 096 €/m². Cette moyenne porte sur un parc de ville active plutôt qu'une commune rurale : selon l'INSEE, Rumilly compte 7 912 logements, dont 69,3 % d'appartements et 30,3 % de maisons. Le bâti est en grande partie récent, une conséquence de la croissance industrielle et démographique de la commune depuis les années 1970, mais le vieux centre conserve un habitat ancien de maisons à arcades. L'écart de prix entre le collectif et la maison individuelle reste modéré, de l'ordre de 12 %, ce qui distingue Rumilly des communes touristiques du lac d'Annecy voisines. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Rumilly est porté par une double dynamique : un bassin d'emploi industriel solide, structuré autour de Tefal et d'un tissu de PME, et le report de la demande depuis Annecy, dont les prix ont mis le bord du lac hors de portée d'une large part des ménages. Avec une population en hausse de près de 7 % entre 2017 et 2023 et seulement 1,8 % de résidences secondaires, l'essentiel des transactions concerne des acheteurs qui vont réellement occuper leur logement, ce qui soutient une demande de fond plutôt qu'une demande spéculative.
L'offre reste sous tension : le taux de logements vacants n'est que de 4,5 %, signe d'un marché où les biens correctement situés se vendent sans difficulté. La croissance démographique a nourri une production de logements neufs et de programmes collectifs, mais la pression foncière du sillon alpin limite l'étalement. Contrairement aux communes touristiques du lac d'Annecy et des stations proches, Rumilly ne dépend pas de la clientèle de villégiature : son marché suit d'abord l'emploi local et l'accessibilité vers Annecy, Aix-les-Bains et Chambéry.
Capitale de l'Albanais à l'écart des rives du lac, Rumilly se situe nettement sous Annecy et Aix-les-Bains, et juste au-dessus de Chambéry. L'écart tient à sa vocation de ville active plutôt que de commune touristique.
Rumilly naît d'une implantation ancienne au confluent du Chéran et du Néphaz, deux rivières encaissées qui protègent le site et lui donnent très tôt une valeur défensive. Au Moyen Âge, la ville devient un point d'appui des comtes de Genève dans la partie sud de leur territoire et se dote d'un château. Elle s'affirme comme capitale de l'Albanais, ce plateau agricole niché entre les massifs, et son rôle de bourg de marché laisse des traces encore visibles dans le tissu urbain : une halle et des maisons à arcades du XVIe siècle bordent le vieux centre.
Le rattachement de la Savoie à la France en 1860 ouvre une phase de transformation profonde. L'arrivée du chemin de fer en 1865 fixe le long des voies une série d'industries qui font sortir Rumilly de sa vocation strictement agricole : fermentation du tabac cultivé dans l'Albanais, tanneries, puis transformation laitière avec la Compagnie générale du lait, plus tard reprise par Nestlé. La commune conserve de cette période une identité de ville ouvrière, rare dans un département surtout connu pour son tourisme de montagne et de lac.
L'après-guerre confirme cette vocation industrielle. Rumilly accueille la fabrication des jouets Vulli, dont la girafe Sophie est toujours produite sur place, et surtout l'usine Tefal, spécialisée dans les articles culinaires, qui reste le premier employeur du bassin avec environ 1 800 salariés au milieu des années 2010. Cet ancrage économique explique en partie la croissance continue de la population, qui a gagné près de 7 % d'habitants entre 2017 et 2023 pour atteindre 16 442 habitants.
Selon l'INSEE, Rumilly compte 16 442 habitants pour 7 912 logements, dont 93,8 % de résidences principales, 1,8 % seulement de résidences secondaires et 4,5 % de logements vacants. C'est le profil d'une ville habitée à l'année, pas d'une commune de villégiature : les appartements pèsent 69,3 % du parc, les maisons 30,3 %, et 54,1 % des ménages en résidence principale sont propriétaires contre 44,6 % locataires. Les acheteurs sont d'abord des ménages actifs, souvent employés dans le tissu industriel local ou dans le bassin d'Annecy, à une quinzaine de kilomètres. Rumilly attire aussi des primo-accédants qui ne peuvent plus acheter au bord du lac d'Annecy et cherchent une ville dotée de commerces, d'écoles et d'une gare, à un niveau de prix nettement plus abordable.
Le prix moyen constaté est de 3 096 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mêle les appartements du centre et des quartiers récents et les maisons individuelles des secteurs pavillonnaires. L'écart de prix entre appartement et maison reste modéré à Rumilly, de l'ordre de 12 %. La localisation, l'année de construction et l'état énergétique du bien expliquent l'essentiel des variations. Une estimation fiable se cale sur des ventes comparables, pas sur la seule moyenne.
Rumilly occupe une position centrale dans l'Albanais, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest d'Annecy et à moins de vingt kilomètres au nord d'Aix-les-Bains. La ville est desservie par une gare sur la ligne ferroviaire reliant Annecy à Aix-les-Bains et Chambéry, ce qui en fait une option de résidence pour des actifs travaillant dans ces deux agglomérations. Cette situation d'entre-deux, à l'écart immédiat des rives du lac, explique une partie de l'écart de prix avec Annecy.
Le marché de Rumilly se situe très en dessous de celui d'Annecy et des communes riveraines du lac, où les prix au mètre carré sont souvent deux fois plus élevés. Pour un budget donné, un acheteur obtient à Rumilly une surface plus grande, un accès aux services d'une ville de plus de 16 000 habitants et une gare, tout en restant à portée du bassin d'emploi annécien. C'est ce différentiel qui alimente une demande régulière de primo-accédants et de familles.
Le parc est majoritairement composé d'appartements, qui représentent 69,3 % des logements selon l'INSEE, contre 30,3 % de maisons. L'offre de maisons se concentre dans les quartiers pavillonnaires et les hameaux périphériques, avec des surfaces et des terrains variables. L'écart de prix au mètre carré avec le collectif restant modéré, l'estimation d'une maison dépend surtout de son terrain, de son état et de sa performance énergétique plus que d'une prime de rareté marquée.
Comme partout, le dossier de diagnostics techniques est obligatoire à la vente, et le diagnostic de performance énergétique pèse désormais dans la négociation, en particulier sur le bâti antérieur aux années 1970 du vieux centre. La proximité des cours du Chéran et du Néphaz justifie de consulter le plan local d'urbanisme et l'état des risques pour vérifier le zonage d'un bien. Enfin, la fiscalité locale, taxe foncière comprise, mérite d'être anticipée avant l'achat.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).