Le prix au m² moyen à Saint-Cyr-sur-Mer s'établit à 6 227 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 190 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de la baie des Lecques à Saint-Cyr-sur-Mer.
Le prix moyen des appartements à Saint-Cyr-sur-Mer s'établit à 6 227 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. La commune n'a pas de centre unique : elle s'organise autour de trois pôles, le village installé en retrait dans les terres, la station balnéaire des Lecques et le petit port de La Madrague. Cette moyenne recouvre donc des situations très différentes, entre les résidences ouvertes sur la baie et les appartements du village, à environ deux kilomètres du rivage. La vue, l'étage, la présence d'un extérieur et la distance à la plage expliquent l'essentiel des écarts constatés d'une vente à l'autre.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Saint-Cyr-sur-Mer est régulier : environ 190 ventes d'appartements par an, et 379 transactions retenues sur la base de calcul 2024-2025. Pour une commune de moins de 12 000 habitants, ce volume traduit une rotation nourrie par le double usage du parc, résidence principale d'un côté, villégiature de l'autre. La moyenne s'appuie donc sur un échantillon solide, mais elle agrège des segments hétérogènes : petites surfaces de bord de mer aux Lecques, appartements familiaux des résidences des années 1970 et 1980, et maisons de village nettement plus rares à la vente.
Plusieurs moteurs soutiennent ce niveau de prix. Le territoire est contraint entre la mer, les vignes de l'appellation Bandol et les reliefs de la Sainte-Baume, ce qui laisse peu de foncier constructible et limite les programmes neufs. Le tourisme s'appuie sur la baie des Lecques, le sentier du littoral vers la calanque de Port d'Alon et le musée de Tauroentum, avec une saison qui s'étend du printemps à l'automne. Enfin, la gare TER et l'échangeur de l'A50 placent la commune à portée des bassins d'emploi de Marseille et de Toulon, ce qui élargit la demande au-delà des seuls acheteurs de résidence secondaire.
Saint-Cyr-sur-Mer se situe dans la moyenne haute de ce littoral, un cran sous sa voisine immédiate Bandol, au-dessus de La Ciotat et nettement en dessous de Cassis. Les écarts tiennent à la rareté du foncier de bord de mer et au poids des résidences secondaires dans chaque commune.
Le littoral de Saint-Cyr-sur-Mer est occupé dès l'Antiquité. Au lieu-dit Tauroentum, en bord de mer aux Lecques, les fouilles ont dégagé les vestiges d'une villa maritima romaine occupée du Ier au IIIe siècle, avec ses mosaïques et ses murs de soutènement face à la baie. Le site a été aménagé en musée en 1969 et reste l'un des rares témoins de ce type de résidence côtière conservés en France. Après l'Antiquité, la population se replie vers l'intérieur des terres, sur le promontoire de La Cadière, position défensive qui commande toute la plaine. Le rivage n'est plus alors qu'un espace de pêche et de cabanons, sans habitat permanent structuré.
La commune est de création tardive : le 6 juillet 1825, les hameaux de San-Céri, des Lecques et de La Madrague se détachent de La Cadière pour former une municipalité indépendante. À cette date, l'ensemble compte environ 1 300 habitants répartis sur près de 2 100 hectares, avec seulement 33 maisons aux Lecques et 6 à La Madrague. L'économie est alors agricole, tournée vers la vigne, l'olivier et le câprier. La cave coopérative La Saint-Cyrienne est fondée en 1926, et les vins de Bandol obtiennent l'appellation d'origine contrôlée par le décret du 11 novembre 1941. La commune compte aujourd'hui plus de 350 hectares classés dans cette appellation.
Un épisode explique la curiosité la plus visible du village : en 1913, à l'occasion de la mise en service de la première adduction d'eau communale, le propriétaire Anatole Ducros offre à Saint-Cyr une réduction de la statue de la Liberté, signée Bartholdi, haute de 2,50 mètres. Elle se dresse depuis place Portalis. Le basculement vers le tourisme, lui, vient du rail et de la route : la gare de Saint-Cyr-Les Lecques-La Cadière, sur la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille, puis l'échangeur de l'A50, rapprochent la commune de Marseille et de Toulon. Le Nouveau Port des Lecques, construit dans les années 1970, achève de fixer la station telle qu'on la voit.
Saint-Cyr-sur-Mer compte 11 658 habitants pour un parc d'environ 11 300 logements. Selon l'INSEE, les résidences principales représentent un peu plus de la moitié de ce parc, soit environ 51 %, contre 46 % de résidences secondaires et logements occasionnels : la commune attire donc autant des acheteurs de villégiature que des ménages installés à l'année. Toujours selon l'INSEE, les appartements forment près de 60 % des logements, les maisons un peu plus de 40 %, ce qui laisse une vraie place aux villas et aux maisons de village. Parmi les résidences principales, environ 63 % des ménages sont propriétaires, une proportion élevée qui restreint l'offre locative à l'année.
Le prix moyen des appartements à Saint-Cyr-sur-Mer est de 6 227 €/m², calculé sur les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange les résidences du front de mer des Lecques et les appartements du village, situé en retrait dans les terres. Pour un bien précis, la vue, l'étage, l'extérieur et la distance à la plage font varier sensiblement la valeur autour de cette référence.
Les Lecques concentrent la demande, avec les immeubles et résidences donnant sur la plage en arc de la baie et sur le Nouveau Port. La Madrague, ancien port thonier devenu port de plaisance et de pêche, forme un second pôle plus confidentiel, apprécié pour son calme. Le village, à environ deux kilomètres du rivage, propose des biens plus accessibles, avec commerces et écoles à proximité mais sans vue sur la mer.
La commune dispose de sa gare, Saint-Cyr-Les Lecques-La Cadière, située dans le village à environ deux kilomètres des plages, sur la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille desservie par les TER. Un échangeur de l'autoroute A50 complète cette desserte entre les deux villes. Cette double liaison rend possibles les trajets domicile-travail vers Marseille et Toulon, ce qui soutient une demande de résidence principale en plus des acheteurs saisonniers.
Il est partagé. Selon l'INSEE, environ 46 % des logements sont des résidences secondaires ou occasionnels, contre 51 % de résidences principales : l'équilibre est plus favorable à l'habitat permanent que dans plusieurs stations voisines du littoral varois. Concrètement, la commune garde une vie à l'année, avec ses écoles et ses commerces de village, tout en connaissant une forte variation de population entre l'hiver et l'été.
Oui, et cela pèse sur le foncier. Plus de 350 hectares du territoire communal sont plantés en vignes classées dans l'appellation d'origine contrôlée Bandol, exploitées notamment par la cave coopérative fondée en 1926. Ces parcelles, protégées par leur classement agricole, ne sont pas constructibles. Avec les règles de protection du littoral, elles limitent l'espace disponible pour les programmes neufs et maintiennent une pression sur les biens existants.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).