Le prix au m² moyen à Saint-Égrève s'établit à 2 700 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 3 858 €/m². Environ 128 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Saint-Égrève, au pied du Néron, entre Chartreuse et Isère.
À Saint-Égrève, le prix moyen des appartements ressort à 2 700 €/m². Cette moyenne s'appuie sur un parc mixte, hérité de l'urbanisation d'après-guerre : grands ensembles des années 1950 à 1970 dans les secteurs de Barnave et Prédieu, résidences plus récentes le long de l'axe du tramway, et quelques copropriétés proches de la gare et des bords de l'Isère. Les maisons, plus recherchées, se négocient à un niveau nettement supérieur, autour de 3 858 €/m², un écart qui traduit la demande pour l'individuel avec jardin dans un cadre adossé à la Chartreuse. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 3 858 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Saint-Égrève repose sur son statut de commune résidentielle bien reliée à Grenoble. Elle capte une demande de ménages qui cherchent un logement plus grand ou une maison à un prix plus mesuré que dans le centre de l'agglomération, sans renoncer à un accès rapide en tramway. La proximité de la Chartreuse et des espaces naturels du Néron et des bords de l'Isère joue en faveur des biens offrant un extérieur ou une vue dégagée, tandis que les grands ensembles anciens alimentent un segment plus accessible destiné aux primo-accédants.
L'offre est portée par un parc collectif hérité de l'urbanisation d'après-guerre et par un tissu pavillonnaire limité par la topographie, entre rivière et montagne. Comme partout dans l'agglomération grenobloise, la performance énergétique est devenue un critère de négociation, en particulier sur les appartements des années 1950 à 1970, dont certains nécessitent des travaux de rénovation. Les biens rénovés ou bien situés le long de l'axe du tramway restent recherchés, alors que les logements les plus énergivores voient leur marge de négociation s'élargir.
Adossée à la Chartreuse et reliée à Grenoble par le tramway, Saint-Égrève se situe dans la moyenne du marché de la périphérie grenobloise : au-dessus de Fontaine, proche de Grenoble, et en dessous de Meylan, commune résidentielle de l'est de l'agglomération.
Saint-Égrève doit son nom à Aggripan, un évêque du VIIe siècle vénéré sur place, dont les reliques sont conservées dans l'église de La Monta. Ce quartier de La Monta, accroché aux premières pentes, est le noyau le plus ancien de la commune. Autour de 1070, Guigues le Gras y fonde le prieuré Saint-Robert, sur le site occupé aujourd'hui par le centre hospitalier ; c'est autour de cet établissement religieux que le village s'est constitué. La commune s'étire au pied de la montagne du Néron, qui domine le territoire à 1 298 mètres, entre le massif de la Chartreuse à l'est et l'Isère à l'ouest.
Longtemps, Saint-Égrève est restée un village agricole tourné vers la culture et l'élevage, parsemé de domaines et de maisons fortes. Sa position aux portes de Grenoble l'a placée au cœur des événements de la Seconde Guerre mondiale, dans une agglomération devenue capitale du maquis. L'après-guerre marque un tournant : la commune s'urbanise rapidement à partir des années 1950, avec la construction de nouveaux quartiers comme Barnave et Prédieu et l'arrivée d'activités industrielles.
Cette transformation se lit dans la démographie : d'environ 3 250 habitants en 1946, la population a été multipliée par plus de cinq en quelques décennies. Saint-Égrève appartient au Parc naturel régional de Chartreuse et conserve des espaces naturels remarquables, dont la montagne du Néron, classée en zone d'intérêt écologique pour sa flore méditerranéenne. L'ouverture de la ligne E du tramway en 2014 a rapproché la commune du centre de Grenoble et confirmé son rôle de pôle résidentiel du nord-ouest de l'agglomération.
Saint-Égrève compte 17 986 habitants et forme l'une des communes les plus peuplées de la périphérie nord-ouest grenobloise. Son parc de logements associe des immeubles collectifs, majoritaires et pour partie issus des grands ensembles des années 1950 à 1970, et un tissu pavillonnaire réparti sur les coteaux et les secteurs de La Monta, Fiancey ou Rochepleine. Les acheteurs sont surtout des ménages de l'agglomération de Grenoble : primo-accédants attirés par des prix plus mesurés que dans le centre, familles en quête d'une maison avec jardin, et actifs qui apprécient la desserte directe par le tramway. La proximité immédiate de la Chartreuse et des bords de l'Isère pèse dans les arbitrages, au même titre que l'accès rapide aux zones d'emploi grenobloises.
Pour un appartement, la moyenne s'établit à 2 700 €/m², issue des transactions enregistrées chez les notaires et compilées dans la base DVF. Ce chiffre reste une moyenne communale : il recouvre aussi bien un logement ancien d'un grand ensemble qu'une résidence récente proche du tramway. Le secteur, l'étage, l'exposition vers le Néron ou la vallée, l'année de construction et le diagnostic énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Pour situer votre bien, mieux vaut s'appuyer sur des ventes comparables que sur la seule moyenne.
La commune se lit par quartiers aux ambiances distinctes. La Monta, le plus ancien, garde un caractère de village accroché aux pentes. Barnave et Prédieu concentrent l'habitat collectif issu de l'urbanisation d'après-guerre, à proximité des équipements et des commerces. Les secteurs de Fiancey, Rochepleine et des coteaux offrent davantage de maisons individuelles. Le pourtour de la gare et de l'axe du tramway attire les acheteurs qui privilégient la desserte vers Grenoble.
La ligne E du tramway, mise en service en 2014, relie Saint-Égrève au centre de Grenoble en traversant le nord-ouest de l'agglomération le long de la rive droite de l'Isère. La commune dispose aussi d'une gare sur la ligne ferroviaire de la vallée et d'un accès rapide à l'autoroute A48, qui rejoint Grenoble en quelques minutes vers le sud et Lyon vers le nord. Cette combinaison tramway, train et autoroute est l'un des arguments qui soutiennent la demande résidentielle.
Les deux marchés coexistent, mais à des niveaux différents. Les appartements, plus nombreux, restent accessibles et concernent surtout les primo-accédants et les investisseurs. Les maisons, situées sur les coteaux et dans les quartiers pavillonnaires, se négocient sensiblement plus cher, autour de 3 858 €/m², en raison d'une demande soutenue pour l'individuel avec jardin. Le choix dépend de votre budget, de la surface visée et de l'importance que vous accordez à un extérieur au pied de la Chartreuse.
Oui, plusieurs points méritent vérification. Une partie du territoire, en bordure de l'Isère et au pied du Néron, est concernée par des risques naturels (inondation, mouvements de terrain) encadrés par les documents d'urbanisme : consultez l'état des risques avant tout achat. L'appartenance au Parc naturel régional de Chartreuse implique par ailleurs certaines règles sur les constructions et les paysages. Enfin, la mise en location d'un meublé de tourisme dans l'agglomération grenobloise peut faire l'objet d'un encadrement, à vérifier en mairie.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).