Le prix au m² moyen à Saint-Erblon s'établit à 3 042 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 14 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Saint-Erblon, commune du sud de Rennes en Ille-et-Vilaine.
À Saint-Erblon, le prix de référence s'établit à 3 042 €/m² pour un appartement. Ce niveau place la commune dans la moyenne de la deuxième couronne rennaise, en dessous des pôles les plus recherchés du sud de l'agglomération mais au-dessus des communes plus éloignées. Ces valeurs proviennent des données DVF, c'est-à-dire des transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non d'estimations d'annonces. Elles donnent un ordre de grandeur : chaque bien reste à évaluer selon sa surface, son état, son terrain et son emplacement dans la commune.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Saint-Erblon est porté par la croissance démographique du bassin rennais, l'une des plus fortes des métropoles françaises, qui pousse la demande vers la deuxième couronne à mesure que les prix montent dans Rennes. La commune offre un compromis courant dans ce secteur : une maison avec jardin à un prix inférieur à celui des communes limitrophes de Rennes, moyennant quelques kilomètres supplémentaires. Le volume de ventes d'appartements reste modeste, ce qui rend la moyenne sensible aux caractéristiques des biens vendus une année donnée.
À plus long terme, la trajectoire dépendra de la pression résidentielle sur le sud de Rennes Métropole et de la disponibilité du foncier, encadrée par la volonté de limiter l'étalement urbain. La performance énergétique jouera un rôle croissant : les maisons de lotissement récentes se valorisent, les biens anciens mal isolés se négocient plus difficilement. L'écart de prix avec Rennes reste le principal argument du marché local.
Saint-Erblon se tient au milieu de son secteur : ses prix passent au-dessus de ceux de Pont-Péan, sa voisine immédiate, restent en dessous de Chantepie et de Bruz, deux pôles plus étoffés du sud rennais.
Saint-Erblon s'étend au sud de Rennes, sur le plateau qui domine la vallée de la Seiche, dans un pays de bocage et de terres agricoles. Le nom de la commune renvoie à un saint honoré en Bretagne dès le haut Moyen Âge, signe de l'ancienneté de la paroisse. Comme dans une grande partie du bassin rennais, le bâti traditionnel y emprunte au schiste local, visible sur les fermes et les murets qui bordent encore les chemins.
Longtemps agricole, la commune a changé de nature à partir des années 1970, quand l'agglomération rennaise a commencé à déborder au sud. Le développement s'est fait par lotissements successifs autour du bourg ancien, sans que la commune perde son échelle : Saint-Erblon reste une commune de quelques milliers d'habitants, adossée à des exploitations toujours en activité. Le voisinage de Pont-Péan, marqué par l'histoire de son ancienne mine de plomb argentifère, rappelle que le secteur a aussi connu une activité industrielle.
Saint-Erblon fait aujourd'hui partie de Rennes Métropole. La commune dispose de ses écoles, de ses équipements sportifs et de commerces de proximité, et bénéficie d'une desserte en bus vers Rennes ainsi que d'un accès rapide à la rocade sud. Cette position, à une dizaine de kilomètres du centre de Rennes tout en gardant un cadre de campagne, est le principal moteur de son attractivité résidentielle.
Selon l'INSEE, Saint-Erblon compte environ 3 651 habitants. Le marché s'adresse principalement à des familles et à de jeunes ménages actifs de l'agglomération rennaise, qui cherchent une maison avec jardin à distance courte de Rennes sans en payer le prix. La demande porte très majoritairement sur la résidence principale, dans un parc dominé par la maison individuelle issue des lotissements des dernières décennies, avec une part réduite de petits collectifs. Le positionnement de prix, plus abordable que celui des communes limitrophes de Rennes, en fait une commune de report pour des primo-accédants et des secundo-accédants du bassin rennais.
Le prix de référence à Saint-Erblon s'établit à 3 042 €/m² pour un appartement. Ce chiffre provient des données DVF, les ventes réellement signées chez les notaires. Il s'agit d'une moyenne : une maison récente de lotissement avec jardin et un bien ancien à rénover dans le bourg peuvent s'écarter nettement de cette base, selon la surface, l'état, le terrain et l'emplacement.
Saint-Erblon dont il est question ici se situe en Ille-et-Vilaine, à une dizaine de kilomètres au sud de Rennes, dans Rennes Métropole. Une autre commune du même nom existe en Mayenne, près de Craon : les deux marchés n'ont rien de comparable, ni par les prix ni par la demande. Les données de cette page portent uniquement sur la commune bretonne.
La commune est desservie par le réseau de bus de la métropole vers Rennes et bénéficie d'un accès direct aux axes qui rejoignent la rocade sud, ce qui place le centre de Rennes à une vingtaine de minutes hors pointe. Cette accessibilité, combinée à un cadre resté rural, explique une bonne part de la demande observée sur la commune.
Le marché local est avant tout un marché de maisons individuelles, en cohérence avec le développement pavillonnaire de la commune. L'offre d'appartements existe dans quelques petits programmes mais reste limitée. Pour un projet familial de résidence principale, la maison avec jardin est le produit dominant ; l'appartement peut convenir à un premier achat ou à un investissement locatif de proximité.
La proximité de la vallée de la Seiche et des zones humides encadre la constructibilité de certains secteurs, tout comme la protection des terres agricoles qui ceinturent le bourg. L'assainissement individuel subsiste sur certaines parcelles isolées et mérite une vérification. Comme partout, la performance énergétique pèse sur les charges et sur la valeur de revente. Consulter le plan local d'urbanisme en mairie avant tout projet reste utile.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).