Le prix au m² moyen à Saint-Félix s'établit à 3 568 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 18 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Saint-Félix, dans l'Albanais haut-savoyard.
Les données DVF placent le prix de référence de Saint-Félix à 3 568 €/m² pour un appartement. Sur cette commune rurale, le marché s'articule pourtant autour de la maison : fermes réhabilitées, pavillons et biens sur terrain forment le gros des transactions, l'appartement n'y tenant qu'une place réduite. Le chiffre retenu correspond à des ventes réellement signées chez les notaires, non à des annonces. Il donne une base de comparaison, à ajuster ensuite selon la nature du bien, son terrain et sa situation dans le village.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
À Saint-Félix, le marché est entretenu par un mouvement bien identifié : des ménages fuient la cherté et la densité du bassin d'Annecy pour un village de l'Albanais où l'on trouve encore des maisons avec terrain à des prix plus accessibles. La demande porte presque exclusivement sur l'individuel, du corps de ferme rénové au pavillon. Avec un volume de ventes réduit chaque année, une transaction dépend d'abord des qualités propres du bien, l'ampleur du terrain et l'état du bâti comptant autant que la surface habitable.
Sur le long terme, la trajectoire des prix reste adossée à la pression du bassin annécien, dont l'Albanais capte une part de la demande grâce à des niveaux plus mesurés. La vocation agricole du territoire et la protection des paysages de coteaux et des étangs restreignent l'ouverture de nouveaux terrains, ce qui soutient la valeur des maisons existantes. Cette combinaison d'un cadre rural préservé et d'une position d'entre-deux entre Annecy et Aix-les-Bains nourrit un attrait durable, sans hisser Saint-Félix aux niveaux des rives du lac d'Annecy.
Village de l'Albanais, Saint-Félix reste plus accessible que le bassin d'Annecy : ses prix se tiennent nettement sous ceux d'Annecy, en dessous de ceux d'Aix-les-Bains, et au-dessus de ceux de Rumilly, le pôle voisin.
Ancré dans le pays de l'Albanais, Saint-Félix est un village de terroir, tourné de longue date vers la polyculture et l'élevage sur ses coteaux du sud-ouest de la Haute-Savoie. La commune touche la limite de la Savoie et se déploie sur la rive gauche de la Deysse, dans un paysage vallonné de champs, de vergers et de bois qui a façonné son identité rurale, à distance des grands lacs mais dans leur influence.
Son territoire abrite les étangs de Crosagny, ancienne zone glaciaire aménagée en réserves à poissons pour le comte de Genève dès le XIVe siècle. Le plus grand de ces plans d'eau donne naissance à la Deysse et voisine un moulin qui a longtemps rythmé l'économie locale. Devenu espace naturel protégé entre les lacs d'Annecy et du Bourget, ce site de zones humides témoigne du passé agricole et hydraulique du village.
Sur le plan administratif, Saint-Félix relevait de la province de l'Albanais avant que celle-ci ne soit supprimée en 1818 et réunie au Genevois, dont Annecy devint le chef-lieu. Par décret du 20 décembre 1860, au moment du rattachement de la Savoie à la France, Napoléon III détacha la commune du canton d'Albens, en Savoie, pour l'unir au nouveau canton d'Alby, en Haute-Savoie. Aujourd'hui, la croissance des bassins d'Annecy et de Rumilly a fait du village une commune résidentielle sans lui retirer son caractère de campagne.
Saint-Félix rassemble environ 2 439 habitants selon l'INSEE, une population en progression sous l'effet de l'attractivité de l'Albanais et de la recherche de campagne autour d'Annecy. Le tissu résidentiel repose sur la maison individuelle, du corps de ferme rénové au pavillon récent, l'appartement restant très minoritaire. La demande émane surtout de familles et d'actifs employés à Annecy, Rumilly ou Aix-les-Bains, qui cherchent un cadre agricole préservé avec du terrain. Les résidences secondaires y pèsent peu : le village vit à l'année, au rythme d'un bassin rural connecté à ces pôles d'emploi.
Pour un appartement, le prix de référence s'établit à 3 568 €/m² d'après les données DVF, qui recensent les ventes signées chez les notaires. Ce niveau est une moyenne : un corps de ferme rénové ou une maison ancienne à reprendre peuvent s'en écarter fortement, en fonction de la surface, de l'état du bâti et de la localisation dans ce village de l'Albanais, en Haute-Savoie.
Le village offre un cadre rural de coteaux et de bois, marqué par ses terres agricoles et par les étangs de Crosagny, un espace naturel protégé de zones humides. Cette ambiance de campagne, entre les lacs d'Annecy et du Bourget, attire des ménages en quête de calme et d'espace. La proximité de Rumilly et l'accès aux bassins d'Annecy et d'Aix-les-Bains complètent ce cadre par les services et les emplois qui manquent à un petit village.
Le marché est très majoritairement composé de maisons : anciennes fermes de l'Albanais réhabilitées, maisons de village et pavillons avec terrain. L'offre d'appartements est marginale et se limite à quelques opérations récentes. Un acheteur qui vise Saint-Félix se tourne donc presque toujours vers une maison, l'appartement ne représentant qu'une part accessoire des ventes de la commune.
Saint-Félix se situe à quelques kilomètres de Rumilly, pôle le plus proche, et à une quinzaine de kilomètres d'Annecy comme d'Aix-les-Bains, dans un position de carrefour de l'Albanais entre les deux vallées. Les routes du secteur relient le village à ces trois bassins d'emploi et de services, ce qui permet de conjuguer une vie de campagne avec un accès raisonnable à la ville.
Village agricole, Saint-Félix est encadré par des documents d'urbanisme qui préservent les terres cultivées et les paysages de coteaux, ce qui limite le foncier ouvert à la construction. Les abords des étangs de Crosagny relèvent en outre d'une protection environnementale. Avant un projet, consulter le plan local d'urbanisme en mairie permet de vérifier la constructibilité d'une parcelle et les règles applicables aux rénovations de fermes ou aux extensions.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).