Le prix au m² moyen à Saint-Genis-Laval s'établit à 3 517 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 4 828 €/m². Environ 139 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Saint-Genis-Laval, sur les coteaux du sud-ouest de la métropole de Lyon.
À Saint-Genis-Laval, le prix moyen d'un appartement s'établit à 3 517 €/m² d'après les ventes enregistrées chez les notaires et compilées dans la base DVF. Le parc mêle des immeubles anciens du centre-bourg, de nombreuses résidences bâties entre les années 1960 et 1990 sur le plateau, et des programmes plus récents apparus autour de l'arrivée du métro. La commune conserve aussi une part notable de maisons individuelles, héritée de son passé de villégiature et de ses coteaux pavillonnaires : elles se négocient à un niveau plus élevé, autour de 4 828 €/m², un écart qui traduit surtout la rareté du foncier constructible. Ces montants sont des moyennes communales, à affiner selon le secteur et l'état du bien.
Maison : 4 828 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Saint-Genis-Laval a été porté ces dernières années par l'arrivée du métro B, dont le prolongement a été inauguré fin 2023. Cette nouvelle desserte a renforcé l'attractivité de la commune auprès des ménages qui travaillent à Lyon mais recherchent davantage d'espace et de verdure. La demande se concentre sur les appartements familiaux proches des stations et sur les maisons de plateau, deux segments où l'offre reste contrainte. La population, supérieure à 21 000 habitants, continue de croître, ce qui entretient une tension mesurée mais réelle.
Côté offre, la commune combine des programmes neufs apparus autour des quartiers nouvellement desservis et un parc ancien de coteau plus hétérogène. La performance énergétique est devenue un critère de négociation important, en particulier sur les maisons individuelles et les copropriétés des années 1970. Saint-Genis-Laval se situe dans une frange intermédiaire du sud-ouest lyonnais, plus abordable que les communes cossues de l'ouest tout en restant recherchée pour son cadre. Pour un vendeur, la clé reste d'ajuster le prix au secteur précis et à l'état réel du bien plutôt qu'à la seule moyenne communale.
Sur le marché du sud-ouest lyonnais, Saint-Genis-Laval se positionne au-dessus d'Oullins-Pierre-Bénite et de Vénissieux, et à un niveau proche de Sainte-Foy-lès-Lyon, autre commune de coteaux appréciée des familles.
Située à environ douze kilomètres au sud-ouest de Lyon, Saint-Genis-Laval marque l'entrée des lônes et des coteaux du Rhône, dans l'une des franges les plus vertes de la métropole. Dès le XVIe siècle, de riches marchands lyonnais y font bâtir des domaines et des maisons de campagne entourées de jardins d'agrément. Le plus connu est le château de Beauregard, édifié pour le Florentin Thomas Gadagne. La demeure a disparu, mais le parc de Beauregard, ses terrasses en gradins et son jardin à l'italienne rappellent encore la richesse de ce passé de villégiature.
La commune doit une part de sa notoriété à l'observatoire de Lyon, installé sur la colline de Beauregard à partir de 1878. L'astronome Charles André et l'architecte Abraham Hirsch choisissent ce plateau pour son éloignement des fumées de charbon de la ville. Le sommet de la colline est arasé de plusieurs mètres pour accueillir les coupoles. Classé au titre des monuments historiques, l'ensemble abrite aujourd'hui le Centre de recherche astrophysique de Lyon et vaut à Saint-Genis-Laval le surnom de porte des étoiles.
Le patrimoine local compte aussi le fort de Côte Lorette, perché à 307 mètres d'altitude et construit entre 1874 et 1894 dans la deuxième ceinture de défense de Lyon. Longtemps commune de coteaux et de cultures maraîchères, Saint-Genis-Laval s'est densifiée au XXe siècle avec l'essor de la banlieue sud et l'implantation d'équipements majeurs comme l'hôpital Lyon Sud. Elle associe désormais un centre-bourg ancien, des quartiers résidentiels de plateau et de vastes espaces verts.
Saint-Genis-Laval compte un peu plus de 21 000 habitants, précisément 21 212 au dernier recensement. Le parc de logements est mixte : les appartements dominent dans le centre et sur le plateau, mais la commune garde une proportion importante de maisons individuelles, héritées de ses coteaux et de son histoire résidentielle. Les acheteurs sont surtout des familles et des actifs de la métropole lyonnaise, attirés par le cadre verdoyant, la proximité des pôles d'emploi du sud lyonnais et, depuis 2023, par l'arrivée du métro. On y rencontre aussi des primo-accédants qui cherchent un compromis entre le prix et l'accès rapide à Lyon. La présence de l'hôpital Lyon Sud et des équipements de santé entretient par ailleurs une demande locative régulière.
Comptez en moyenne 3 517 €/m² pour un appartement, une valeur issue des transactions réellement signées chez les notaires et compilées dans la base DVF. Ce chiffre recouvre des situations variées, du studio ancien du centre au logement récent proche du métro. L'étage, l'exposition, la présence d'un extérieur, l'année de construction et le diagnostic énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Pour une estimation fiable, mieux vaut s'appuyer sur des biens comparables vendus récemment que sur la seule moyenne communale.
Saint-Genis-Laval se lit en plusieurs ensembles. Le centre-bourg historique, autour de la place et des commerces, concentre l'habitat ancien. Le plateau de Beauregard et les abords de l'observatoire offrent des quartiers résidentiels plus calmes, souvent pavillonnaires. Le secteur des Barolles et les franges proches d'Oullins ont accueilli des programmes neufs, portés par le prolongement du métro. Les coteaux et les espaces agricoles du sud conservent, eux, un caractère plus rural.
Depuis octobre 2023, la ligne B du métro dessert la commune avec son terminus Saint-Genis-Laval Hôpitaux Sud, ce qui a rapproché la ville du centre de Lyon et des quartiers d'affaires. Plusieurs lignes de bus, dont la C10, complètent le réseau vers Oullins et Perrache. En voiture, l'A450 et l'A7 relient rapidement le sud de l'agglomération, au prix d'un trafic parfois dense aux heures de pointe. Cette amélioration de la desserte est l'un des moteurs récents du marché local.
Oui, la commune a conservé un tissu de maisons individuelles plus dense que beaucoup de villes de la première couronne lyonnaise, surtout sur les coteaux et le plateau. Ces maisons se vendent à un niveau supérieur à celui des appartements, autour de 4 828 €/m², du fait de la rareté des terrains et de la demande familiale. Les biens avec jardin et vue dégagée sur les monts du Lyonnais sont particulièrement demandés. L'offre restant limitée, chaque vente s'apprécie au cas par cas.
Le relief et certains anciens usages du sol peuvent entraîner des servitudes ou des règles d'urbanisme particulières : il est utile de consulter le plan local d'urbanisme et l'état des risques avant de signer. La proximité de l'hôpital Lyon Sud et des grands axes routiers influe aussi sur l'ambiance de certains secteurs. Comme dans toute la métropole de Lyon, la location d'un meublé de tourisme est encadrée et suppose des démarches en mairie. Un point sur la fiscalité locale est également conseillé selon votre projet.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).