Le prix au m² moyen à Saint-Jeoire-Prieuré s'établit à 4 157 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 18 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Saint-Jeoire-Prieuré, dans la cluse de Chambéry.
Le prix de référence à Saint-Jeoire-Prieuré ressort à 4 157 €/m² pour un appartement. La maison individuelle domine cependant les échanges : pavillons de plaine et biens avec terrain concentrent la plupart des ventes, à des niveaux qui traduisent la demande périurbaine chambérienne. Ces montants s'appuient sur les données DVF, autrement dit les actes signés chez les notaires, pas des prix affichés en annonce. Ils fixent un repère, chaque logement se jugeant ensuite sur sa surface, sa qualité et sa localisation.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
La dynamique de Saint-Jeoire-Prieuré se lit d'abord à travers sa fonction d'entrée d'agglomération. Le desserrement de Chambéry pousse des actifs vers cette plaine bien reliée, où l'on trouve encore des maisons avec terrain à des temps de trajet réduits. La maison individuelle capte donc la quasi-totalité de la demande. Comme le nombre de ventes annuelles est modeste, chaque transaction reflète surtout les qualités du bien concerné, terrain et exposition en tête, plutôt qu'une tendance de marché lisible sur de gros volumes.
Sur la durée, l'évolution des prix dépendra de la place tenue par la commune dans le fonctionnement de l'agglomération et de la disponibilité du foncier de plaine. Encadrée par la protection des terres agricoles de la cluse et par les servitudes liées aux infrastructures, l'ouverture de nouveaux terrains reste contenue, ce qui appuie la valeur des maisons déjà bâties. La qualité de la desserte autoroutière et aéroportuaire soutient un attrait résidentiel régulier, propre aux communes de première couronne chambérienne.
En entrée d'agglomération chambérienne, Saint-Jeoire-Prieuré affiche des niveaux supérieurs à ceux de La Ravoire et de Chambéry, et proches de ceux de Challes-les-Eaux, sa voisine du nord.
Saint-Jeoire-Prieuré s'étend dans la cluse de Chambéry, le couloir glaciaire qui sépare le massif des Bauges, à l'est, de celui de la Chartreuse, à l'ouest. Cette situation de fond de vallée, à faible altitude, distingue la commune des villages perchés du secteur : c'est une terre de plaine, prolongeant vers le sud la combe de Savoie, longtemps vouée aux cultures et à l'élevage avant que l'agglomération chambérienne ne gagne ses abords.
Le second terme de son nom rappelle le prieuré établi en 1110 par Hugues de Châteauneuf, évêque de Grenoble, et remis aux chanoines réguliers de Saint-Augustin. L'ensemble connaît son essor jusqu'au XIVe siècle, période où il accède au rang de chapitre. De la fondation romane, il reste l'église, inscrite parmi les monuments historiques depuis 1952, seul vestige du monastère au cœur du village.
L'atout majeur de la commune tient à sa desserte. Les autoroutes A41, vers Annecy et Genève, et A43, vers Lyon et la Maurienne, passent à proximité, tandis que l'aéroport de Chambéry-Savoie Mont Blanc se trouve à quelques minutes. Cette accessibilité, doublée d'un parc-relais aménagé vers Challes-les-Eaux, a fait de Saint-Jeoire-Prieuré une commune d'entrée d'agglomération, où se côtoient habitat pavillonnaire, activités artisanales et derniers espaces agricoles.
D'après l'INSEE, Saint-Jeoire-Prieuré réunit environ 1 999 habitants, un effectif qui a fortement augmenté au fil des dernières décennies sous l'effet du desserrement de Chambéry. La maison individuelle constitue la trame du parc, l'appartement demeurant l'exception, si bien que la clientèle est surtout familiale et rarement investisseuse. Les acheteurs sont pour l'essentiel des actifs employés dans l'agglomération, séduits par une implantation de plaine facile d'accès et par des maisons avec terrain. Les résidences secondaires y sont rares, la vie communale suivant le calendrier du bassin d'emploi chambérien.
Le repère se situe à 4 157 €/m² pour un appartement, valeur tirée des données DVF, c'est-à-dire des ventes effectivement signées chez les notaires. C'est une moyenne : un pavillon récent avec terrain ou une maison ancienne à moderniser peuvent s'en éloigner sensiblement, selon la surface habitable, l'état général et la place du bien dans la commune.
La commune joue la carte de l'accessibilité. Située en plaine, dans la cluse de Chambéry, elle donne un accès direct aux autoroutes A41 et A43 et se trouve à quelques minutes de l'aéroport de Chambéry-Savoie Mont Blanc. Un parc-relais facilite en outre les trajets vers le centre. Pour des ménages travaillant dans l'agglomération, cette combinaison de temps de trajet courts et de maisons avec terrain pèse lourd dans la décision d'achat.
L'offre est majoritairement composée de maisons : pavillons de plaine et biens avec terrain issus des vagues de construction liées à la croissance de Chambéry. Les appartements restent peu nombreux, cantonnés à quelques petits programmes. L'acheteur qui vise cette commune cherche donc le plus souvent une maison, l'appartement servant plutôt de premier achat ou de pied-à-terre proche des axes et de la préfecture.
Les lotissements de plaine, proches des accès autoroutiers et des services de Challes-les-Eaux, retiennent l'attention des familles pressées par les trajets domicile-travail. Les abords du village ancien, autour de l'église de prieuré, offrent un cadre plus posé. Les parcelles adossées aux premières pentes des Bauges apportent du dégagement, en contrepartie d'un accès un peu moins immédiat aux commerces et aux grands axes.
Le territoire relève des documents d'urbanisme du Grand Chambéry, qui cadrent l'urbanisation de la cluse et ménagent les terres agricoles de plaine. La proximité des infrastructures de transport et de l'aéroport peut aussi générer des servitudes particulières. Mieux vaut vérifier en mairie le plan local d'urbanisme avant de s'engager, pour connaître la constructibilité d'un terrain et les contraintes pesant sur une extension ou une annexe.
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Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).