Le prix au m² moyen à Saint-Valery-en-Caux s'établit à 2 733 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 28 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Saint-Valery-en-Caux, sur la Côte d'Albâtre, en Seine-Maritime.
Le prix moyen des appartements à Saint-Valery-en-Caux s'établit à 2 733 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc contrasté : immeubles de la reconstruction d'après-guerre autour du port et du centre, résidences plus récentes en front de mer, maisons de ville en brique et petits collectifs sur les hauteurs, vers la falaise d'Amont et la falaise d'Aval. La vue sur le bassin ou sur la mer, l'étage, l'état du bien et la proximité de la plage font varier sensiblement les valeurs. Le marché reste étroit, avec une trentaine de ventes enregistrées chaque année.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Saint-Valery-en-Caux reste étroit, avec de l'ordre d'une trentaine de ventes enregistrées chaque année dans les données DVF. Cette faible rotation tient à la taille de la commune et à la part élevée de résidences secondaires, qui changent de mains moins régulièrement que les logements occupés à l'année. L'offre nouvelle est limitée : le tissu urbain, resserré entre le port, les falaises et le plateau agricole du Pays de Caux, laisse peu de foncier disponible, et les opérations se concentrent sur le renouvellement du bâti existant plutôt que sur des extensions.
Plusieurs facteurs soutiennent la demande. Le littoral et le port de plaisance attirent une clientèle de résidence secondaire venue de Rouen et d'Île-de-France, sensible à la vue sur la mer et à la proximité de la plage. L'emploi local s'appuie sur la pêche, le tourisme, les services et sur la centrale nucléaire de Paluel, à une dizaine de kilomètres, qui fait vivre de nombreux actifs du secteur. À l'inverse, l'éloignement des grandes gares et la fermeture de la ligne ferroviaire pèsent sur l'accessibilité, ce qui contient les prix par rapport aux stations mieux desservies.
Saint-Valery-en-Caux se situe légèrement au-dessus de ses voisines, qu'il s'agisse de la ville-marché d'Yvetot, dans les terres, ou des ports de la Côte d'Albâtre comme Dieppe et Le Tréport, dont les moyennes restent un peu en retrait.
Saint-Valery-en-Caux doit son nom à Valery, moine évangélisateur du VIIe siècle qui aurait fondé un ermitage sur ce site du Pays de Caux. La localité apparaît dans les textes en 990 sous la forme Sanctum Walaricum, lorsque Richard Ier, duc de Normandie, la rattache à l'abbaye de Fécamp. Du XIIIe au XVIIe siècle, le bourg vit de la pêche, en particulier du hareng, et son port compte parmi les plus actifs de la côte cauchoise. L'essor de Fécamp voisine finit par le supplanter, et l'ensablement du chenal freine longtemps l'activité maritime avant les travaux de dégagement engagés sous l'Ancien Régime.
Le patrimoine bâti garde la trace de cette prospérité marchande. L'église Saint-Valery est édifiée au XVe siècle, tandis que la Maison Henri IV, sur le quai, est construite en 1540 pour Guillaume Ladiré, armateur de la ville. Cette demeure à pans de bois, dont la façade sculptée de motifs Renaissance évoque les voyages maritimes, doit son surnom à un roi de France reçu par les notables au milieu du XVIe siècle. Elle abrite aujourd'hui un musée d'histoire locale. Ces édifices anciens, rares rescapés du centre, rappellent le rôle de port de commerce et d'armement que la ville a tenu durant plusieurs siècles.
Le XXe siècle marque durablement la commune. Le 12 juin 1940, la 51e division d'infanterie Highland, commandée par le général Victor Fortune, et des unités françaises encerclées y capitulent devant les troupes de Rommel, au terme d'un des derniers combats de la campagne de France. Le centre est détruit à environ 60 % par les bombardements et les destructions successives. Libérée en septembre 1944 par cette même division écossaise reconstituée, la ville est rebâtie après guerre selon un plan régulier. Le port, longtemps voué à la pêche, se tourne vers la plaisance : ses deux bassins, dont un bassin à flot fermé par une porte, accueillent aujourd'hui plusieurs centaines de bateaux.
Saint-Valery-en-Caux compte 3 851 habitants. Selon l'INSEE, la commune recense environ 2 970 logements, dont près de 24 % de résidences secondaires : la fréquentation gonfle nettement à la belle saison, portée par le littoral et la plaisance. Toujours selon l'INSEE, les appartements représentent un peu moins de la moitié du parc, le reste étant constitué de maisons, et environ 40 % des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires. Les acheteurs mêlent des ménages locaux, des actifs travaillant à Fécamp, Dieppe ou autour de la centrale de Paluel, des retraités installés à l'année et des acquéreurs de résidence secondaire venus de Rouen et de la région parisienne.
Le prix moyen des appartements à Saint-Valery-en-Caux est de 2 733 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne masque des écarts sensibles selon la vue sur la mer ou le bassin, l'étage, la présence d'un extérieur, l'état du logement et sa distance à la plage. Un appartement récent en front de mer et un logement des rues arrière ne se négocient pas au même niveau.
Le front de mer, entre la plage et les deux falaises, concentre la demande la plus forte, avec les biens offrant une vue directe sur la Manche. Le pourtour du port de plaisance et le centre reconstruit, proches des commerces et du marché, restent recherchés des acheteurs à l'année. Les rues résidentielles des hauteurs et les maisons de ville en brique proposent des surfaces plus grandes, souvent à un niveau plus mesuré.
La ligne de chemin de fer qui desservait la ville a fermé dans les années 1990 : les déplacements se font aujourd'hui surtout en voiture et par autocar. Dieppe et sa gare se rejoignent en une trentaine de minutes vers l'est, Fécamp à l'ouest, et Rouen, préfecture du département, se trouve à une soixantaine de kilomètres au sud. Les liaisons routières départementales desservent les communes du Pays de Caux et le littoral de la Côte d'Albâtre.
Avec près d'un quart de résidences secondaires, la question se pose pour de nombreux acquéreurs. Les communes touristiques peuvent voter une majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, et la location de meublés de tourisme fait l'objet de règles d'enregistrement. Ces dispositifs évoluent d'une année sur l'autre et dépendent de décisions municipales : leurs modalités exactes se vérifient auprès de la mairie de Saint-Valery-en-Caux avant tout projet d'achat.
Le parc est assez équilibré : selon l'INSEE, les maisons forment un peu plus de la moitié des logements et les appartements un peu moins de la moitié. Le prix de référence de 2 733 €/m² porte sur les appartements, segment le plus liquide autour du port et du centre. Les maisons de ville et les pavillons des hauteurs offrent davantage de surface et de jardin, mais sortent moins souvent sur le marché d'une commune de taille modeste.
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Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).