Le prix au m² moyen à Sartrouville s'établit à 3 735 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 5 977 €/m². Environ 276 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Sartrouville, dans la boucle de Seine des Yvelines.
Le prix moyen constaté pour un appartement à Sartrouville s'établit à 3 735 €/m². Cette moyenne recouvre un parc très contrasté : les immeubles collectifs du Plateau et de la Cité des Indes, bâtis pour l'essentiel entre 1960 et 1975, cohabitent avec des résidences plus récentes autour de la gare et du centre-ville. Les maisons, omniprésentes dans le vaste ensemble pavillonnaire des Dix-Arpents, de la Plaine et de la Vaudoire, se négocient à un niveau distinct, autour de 5 977 €/m². Ces valeurs proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 5 977 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Sartrouville tient d'abord à sa position dans la boucle de Seine, à quelques kilomètres de La Défense, et à une desserte ferroviaire double qui reste son principal atout. La commune compte 11 559 emplois selon l'INSEE pour près de 25 000 actifs résidents : une large part de la population travaille hors de la ville, ce qui rend la valeur des logements très sensible à la qualité des liaisons. Le réaménagement de la gare et l'arrivée annoncée du tram T11 au début des années 2030 sont les deux éléments à suivre sur ce point.
Le second moteur est le renouvellement du quartier des Indes, engagé après les démolitions de 2010. L'opération associe logements sociaux et logements en accession, résidence pour seniors, résidence étudiante et commerces, avec un nouveau pôle commercial livré par étapes depuis 2025. Un réseau de chaleur alimenté par géothermie accompagne ce programme. Ces livraisons neuves apportent une offre différente de celle des grands ensembles des années 1960 et font évoluer peu à peu la lecture du nord de la commune, longtemps décroché du reste du marché local.
Sartrouville reste en retrait des communes résidentielles de l'ouest de la boucle, tout en se situant au-dessus des pôles les plus accessibles de la rive nord. Le contraste se joue sur quelques kilomètres à peine.
Le nom de Sartrouville apparaît dans les textes latins du début du XIe siècle, sous les formes Satorvilla en 1004 puis Sartorvilla en 1007, avant de se fixer sous sa graphie actuelle au XIIIe siècle. Son origine reste discutée entre un anthroponyme germanique et une référence aux vignerons. L'église conserve des parties des XIIe et XIIIe siècles. Au XIVe siècle, le fief de la Vaudoire appartient à Guillaume d'Aulnoy, conseiller du roi Charles VI, avant de passer entre les mains de plusieurs familles nobles. Jusqu'au XIXe siècle, la commune vit surtout de la vigne, cultivée sur les coteaux qui dominent la boucle de la Seine.
L'arrivée du chemin de fer, sur la ligne de Paris au Havre, bouleverse cet équilibre. Elle met les vins locaux en concurrence directe avec ceux du Midi, et le phylloxéra achève le vignoble en 1902. La gare déplace durablement le centre de gravité de la ville, du Vieux-Pays vers la place des Fusillés, réaménagée en 2007. Sartrouville devient une commune industrielle : le chantier naval Jouët y construit des bateaux de 1873 à 1965, un hangar abrite le dirigeable Ville de Paris en 1904, et les Chantiers aéro-maritimes de la Seine y assemblent des hydravions à partir des années 1920. L'ancien château devient la mairie en 1924. Le pont ferroviaire est bombardé les 27 mai et 24 juin 1944.
La croissance démographique suit ce mouvement : 2 211 habitants en 1901, 17 866 en 1936, puis 40 277 en 1968. L'après-guerre voit se construire les grands ensembles du Plateau, dont la Cité des Indes, qui approche 8 000 habitants en 1970, tandis que s'étend le plus vaste ensemble pavillonnaire des Yvelines entre les Dix-Arpents, la Plaine et la Vaudoire. Cette double origine explique la forme actuelle de la ville : barres et tours au nord, tissu de maisons individuelles au sud et à l'ouest, bord de Seine resté peu bâti. En 2010, trois tours de la Cité des Indes, soit 251 logements, ont été démolies dans le cadre du programme national de rénovation urbaine.
Sartrouville compte 52 763 habitants, ce qui en fait la deuxième commune des Yvelines par la population. Selon l'INSEE, la ville totalise 23 357 logements, dont 94,0 % de résidences principales et seulement 0,9 % de résidences secondaires : le marché est ici un marché d'occupants, pas de villégiature. Les appartements représentent 64,7 % du parc et les maisons 34,7 %, et 58,0 % des ménages sont propriétaires de leur logement. Les acheteurs sont pour beaucoup des familles et des actifs travaillant à La Défense ou à Paris, sensibles à la desserte ferroviaire, auxquels s'ajoutent des propriétaires déjà installés qui changent de logement sans quitter la commune.
Le prix moyen d'un appartement à Sartrouville ressort à 3 735 €/m², d'après les transactions enregistrées dans la base DVF. Les maisons se situent nettement au-dessus, autour de 5 977 €/m², reflet d'un parc pavillonnaire très étendu. Ces valeurs sont des moyennes communales : l'étage, l'état général, la proximité de la gare et l'exposition font varier sensiblement le prix d'un bien à l'autre. Une estimation en ligne permet de situer votre logement dans cette fourchette.
Le sud et l'ouest de la commune, occupés par l'ensemble pavillonnaire des Dix-Arpents, de la Plaine et de la Vaudoire, concentrent la demande sur les maisons. Le Vieux-Pays, noyau historique autour de l'église, et les abords immédiats de la gare retiennent les acheteurs qui veulent des trajets courts. Le Plateau, au nord, regroupe les immeubles collectifs des années 1960 et 1970 et affiche des valeurs plus basses, avec de fortes différences d'une résidence à l'autre.
La gare de Sartrouville est desservie par la ligne A du RER, sur la branche de Cergy et Poissy, et par la ligne L du Transilien, qui rejoint Paris-Saint-Lazare. Cette double desserte place La Défense et le centre de Paris à portée directe, sans correspondance. La gare fait l'objet de travaux de réaménagement de ses accès et de ses quais. Le prolongement du tram T11 vers Noisy-le-Sec, qui doit atteindre Sartrouville, est attendu au début des années 2030.
Les deux marchés coexistent vraiment, ce qui est peu fréquent à cette distance de Paris. Sartrouville abrite le plus vaste ensemble pavillonnaire des Yvelines et les maisons y représentent plus du tiers des logements, selon l'INSEE. L'écart de prix au mètre carré entre maisons et appartements y atteint environ soixante pour cent. Le collectif reste majoritaire et propose des tickets d'entrée plus accessibles, en particulier sur le Plateau et ses abords.
Oui. La frange riveraine de la Seine, à l'est de la commune, est exposée aux crues et encadrée à ce titre par un plan de prévention des risques. Cette contrainte limite la constructibilité et explique que ce secteur soit resté peu bâti, à la différence du reste de la ville. Pour un bien situé dans ce périmètre, l'état des risques est obligatoire lors de la vente et pèse dans la négociation.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).