Le prix au m² moyen à Seilh s'établit à 3 246 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 30 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Seilh, au bord de la Garonne au nord de Toulouse.
À Seilh, le prix moyen s'établit à 3 246 €/m². Cette moyenne recouvre un parc largement dominé par la maison individuelle, héritage de l'urbanisation résidentielle lancée autour du golf dans les années 1990, aux côtés d'un petit volume d'appartements plus récents. Les écarts de valeur tiennent surtout à la proximité de la Garonne, à la taille des terrains et à l'état du bien. Ce chiffre provient des données DVF, c'est-à-dire des transactions réellement enregistrées chez les notaires sur la commune, et non d'estimations théoriques ou de prix d'annonces.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Seilh est porté par la dynamique du nord-ouest toulousain, l'un des secteurs les plus recherchés de l'agglomération. La proximité immédiate du pôle aéronautique de Blagnac, avec Airbus et ses sous-traitants, alimente une demande continue de cadres et de techniciens cherchant à se loger près de leur emploi. La croissance démographique de la commune, qui a plus que quadruplé sa population depuis 1990, témoigne de cette attractivité. Cette pression sur une offre limitée de maisons individuelles maintient les prix à un niveau supérieur à celui de plusieurs communes voisines de la deuxième couronne.
Le foncier disponible se raréfie à Seilh, dont le territoire de 616 hectares est en partie occupé par le golf, les espaces agricoles et la zone inondable de la Garonne. Cette contrainte physique limite les nouveaux programmes et renforce la valeur du bâti existant. Le cadre résidentiel, entre fleuve, golf et lotissements aérés, séduit des familles qui privilégient la qualité de vie à la densité urbaine. Tant que l'emploi métropolitain reste dynamique et que les terrains constructibles se font rares, le marché local devrait conserver son orientation ferme, sans les à-coups des grandes villes.
Seilh se situe dans la fourchette haute des communes de la deuxième couronne toulousaine. Ses prix dépassent nettement ceux de Beauzelle et de Blagnac, ses voisines de bord de Garonne, tout en restant en deçà de ceux de Toulouse même.
Le nom de Seilh dérive du latin soliu, croisement de solea, la base plate, et de solu, le sol, un toponyme qui renvoie au relief de terrasse bordant la Garonne. L'occupation humaine y est très ancienne : le site du château de Percin a livré des traces d'une présence dès le Néolithique, autour de 3500 avant notre ère. Entre 1946 et les années 1970, plusieurs campagnes de fouilles y ont mis au jour près de trois mille pièces, galets, outils et céramiques. La commune conserve deux châteaux, celui de Percin, dont les origines remontent au 14e siècle, et celui de Rochemontès.
L'église actuelle, placée sous le vocable de Sainte-Blandine, a été construite en 1881. Sainte Blandine, patronne de la commune, est honorée chaque 2 juin par une procession, tradition encore vivante. Le territoire, d'une superficie d'environ 616 hectares, s'étage entre 112 et 145 mètres d'altitude. La Garonne borde la commune, tandis que l'Aussonnelle, un affluent long d'une quarantaine de kilomètres, traverse le finage avant de rejoindre le fleuve sur le sol seilhois. Cette position de terrasse alluviale, à douze kilomètres au nord de Toulouse et sept de Blagnac, a longtemps maintenu Seilh dans un profil agricole et villageois.
Jusqu'en 1962, la population est restée stable, autour de deux cent cinquante à quatre cents habitants. Le tournant date de la fin des années 1980 : le golf de Toulouse-Seilh, inauguré en 1988 et dessiné par Jean Garaïalde et Jérémy Pern, s'étend sur près de 140 hectares avec deux parcours de dix-huit trous. Autour de cet équipement s'est développée une urbanisation résidentielle qui a fait passer la commune de 816 habitants en 1990 à plus de trois mille trois cents aujourd'hui. Intégrée à Toulouse Métropole, Seilh associe désormais lotissements pavillonnaires, proximité du pôle aéronautique de Blagnac et cadre fluvial préservé.
Seilh compte 3 356 habitants selon l'INSEE, une population qui a bondi de près de 61 % depuis 1999. Le parc résidentiel, estimé à environ 1 520 logements, est occupé à 89 % par des résidences principales selon l'INSEE, la part de résidences secondaires et de logements vacants restant faible. La commune se distingue par un taux de propriétaires occupants élevé, proche de 63 %, cohérent avec un tissu dominé par la maison individuelle. Les acquéreurs sont surtout des familles et des actifs travaillant sur le bassin toulousain, notamment autour de l'aéronautique de Blagnac, en quête d'un cadre pavillonnaire proche de la ville sans en subir la densité.
Le prix moyen constaté à Seilh est de 3 246 €/m², d'après les données DVF issues des transactions enregistrées chez les notaires. Cette moyenne mêle maisons individuelles, très majoritaires dans la commune, et un petit nombre d'appartements. Le prix réel d'un bien varie selon sa surface, son état, la taille du terrain et la proximité de la Garonne ou du golf. Une estimation en ligne permet d'affiner ce repère pour votre logement.
Seilh s'organise autour de son bourg ancien et des lotissements développés depuis les années 1990 près du golf de Toulouse-Seilh. Les quartiers pavillonnaires récents concentrent l'essentiel des maisons, tandis que les abords de la Garonne et de l'Aussonnelle offrent un cadre plus vert. La proximité de la zone aéronautique de Blagnac et l'accès à Toulouse orientent la demande vers ces secteurs calmes mais bien reliés à la métropole.
Seilh se situe à environ douze kilomètres au nord de Toulouse et sept de Blagnac, le long de la Garonne. La commune appartient à Toulouse Métropole et est reliée au réseau routier de l'agglomération. L'aéroport de Toulouse-Blagnac et les grands pôles d'emploi aéronautiques sont proches. La voiture reste le mode dominant pour les trajets domicile-travail, complétée par des lignes de bus rejoignant les stations de métro toulousaines.
Le marché de Seilh est nettement dominé par la maison individuelle. L'urbanisation résidentielle des trois dernières décennies a surtout produit des pavillons avec terrain, et la part de propriétaires occupants dépasse 60 % selon l'INSEE. Les appartements restent minoritaires et proviennent de programmes plus récents. Un acheteur cherchant un appartement disposera donc d'un choix limité, alors que l'offre de maisons familiales structure l'essentiel des transactions annuelles enregistrées dans la commune.
Le marché seilhois reste étroit, à l'image d'une commune d'un peu plus de trois mille habitants. Les données DVF recensent une trentaine de transactions par an, un volume modeste qui reflète la taille du parc et la forte proportion de propriétaires stables. Cette rareté des biens à vendre soutient les prix. Pour un vendeur, faire estimer précisément son bien avant de le mettre sur le marché aide à se positionner face à une demande régulière venue de l'agglomération toulousaine.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).