Le prix au m² moyen à Stains s'établit à 2 787 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 3 906 €/m². Environ 76 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Stains, sa cité-jardin classée, en Seine-Saint-Denis, au nord de Paris.
Le prix moyen des appartements à Stains s'établit à 2 787 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc très contrasté : logements de la cité-jardin classée, grands ensembles du Clos-Saint-Lazare et de Maxime Gorki, résidences plus récentes et pavillons du Vieux-Stains et de Stains Village. L'emplacement, l'état du bien, l'étage, la présence d'un extérieur et la proximité des gares font varier fortement la valeur d'un logement. La commune, en banlieue nord de Paris à une quinzaine de kilomètres du centre de la capitale, bénéficie d'une desserte par le RER et d'un cadre de vie marqué par les avenues plantées de la cité-jardin. Le marché reste plus abordable que celui de plusieurs communes voisines de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise.
Maison : 3 906 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Stains reste actif, porté par la demande de ménages de la première couronne nord et de primo-accédants à la recherche de prix plus accessibles que ceux de Paris et de plusieurs communes limitrophes. La diversité du parc, entre logement social, copropriétés, cité-jardin et pavillonnaire, alimente une offre régulière et des niveaux de prix contrastés selon les secteurs. La proximité de la capitale et la desserte par le RER soutiennent l'attrait résidentiel de la commune.
Plusieurs facteurs pèsent sur l'évolution des prix. Les opérations de renouvellement urbain et de réhabilitation, notamment autour des grands ensembles et de la cité-jardin, transforment progressivement certains secteurs et peuvent faire évoluer leur valeur. À l'inverse, la part importante du logement social, l'état d'une partie du parc et la concurrence des communes voisines mieux desservies bornent la progression des prix et maintiennent Stains parmi les marchés les plus abordables de ce secteur de la Seine-Saint-Denis.
Stains se situe au-dessus de sa voisine Sarcelles, dans le Val-d'Oise tout proche, et à un niveau voisin d'Épinay-sur-Seine. La commune reste en dessous du Bourget, mieux relié à Paris par le métro et le RER, à quelques kilomètres.
Le territoire de Stains est habité de longue date et apparaît dans les sources médiévales comme une seigneurie de la plaine au nord de Paris. En janvier 1240, Gervais de Chaumont vend aux Templiers de Paris les droits de foi et d'hommage attachés au fief de Stains. Une léproserie y est mentionnée au début du XIVe siècle, et la localité relève un temps de la châtellenie de Gonesse. La commune vit alors d'une économie agricole tournée vers l'approvisionnement de la capitale.
En 1714, la seigneurie de Stains passe à Toussaint Bellanger, qui fait édifier un château et son parc par Armand-Claude Mollet, architecte du roi, au cours du XVIIIe siècle. Le domaine est gravement endommagé pendant la guerre de 1870 et le château disparaît. Il en subsiste certains communs, dont les écuries, acquises par la commune en 1883, qui abritent depuis l'hôtel de ville. Ces vestiges rappellent l'ancien passé rural et seigneurial de la commune avant son industrialisation et son urbanisation.
L'identité de Stains tient aujourd'hui à sa cité-jardin, construite entre 1921 et 1933 par les architectes Eugène Gonnot et Georges Albenque pour l'Office public d'habitations à bon marché de la Seine. Inspirée des cités-jardins anglaises de Letchworth et de Hampstead Garden, elle est élevée sur l'emprise de l'ancien domaine du château, dont le tracé des allées est en partie réutilisé. Elle réunit des immeubles collectifs et des maisons individuelles en brique, répartis le long d'avenues plantées. La cité-jardin est classée au titre des sites en 1976 et compte parmi les lauréats du prix européen du patrimoine en 2015 ; elle fait l'objet d'un programme de réhabilitation conduit par Seine-Saint-Denis Habitat et ses partenaires.
Stains compte 41 388 habitants, appelés les Stanois et les Stanoises. La commune de Seine-Saint-Denis présente un parc de logements très varié, entre la cité-jardin classée, de grands ensembles comme le Clos-Saint-Lazare et Maxime Gorki, des résidences plus récentes et des secteurs pavillonnaires du côté du Vieux-Stains et de Stains Village. Le logement social occupe une place importante dans la commune, aux côtés de copropriétés et de maisons individuelles. Les acquéreurs sont surtout des ménages de la première couronne nord et des primo-accédants attirés par des prix inférieurs à ceux de Paris et de plusieurs villes limitrophes, à distance raisonnable de la capitale par le RER. Les biens rénovés, avec extérieur ou proches des gares, restent les plus recherchés.
Le prix moyen des appartements à Stains est de 2 787 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts importants selon le secteur, l'état du bien, l'étage, la présence d'un extérieur et la proximité des gares. Un logement rénové de la cité-jardin et un appartement d'un grand ensemble à réhabiliter ne se négocient pas au même niveau.
Le parc de Stains est hétérogène. La cité-jardin classée, les grands ensembles du Clos-Saint-Lazare et de Maxime Gorki, les résidences récentes et les quartiers pavillonnaires du Vieux-Stains et de Stains Village ne relèvent pas des mêmes standards de construction ni du même cadre. L'état du bien, la performance énergétique, la présence d'un jardin ou d'un balcon et la distance aux gares expliquent des différences sensibles d'un logement à l'autre.
Stains se situe en banlieue nord de Paris, à une quinzaine de kilomètres du centre de la capitale. La gare de Pierrefitte-Stains, à la limite de Pierrefitte-sur-Seine, est desservie par le RER D et relie Paris et le nord de la région. En voiture, le réseau autoroutier francilien, notamment les autoroutes A1 et A86, passe à proximité. L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle est à une quinzaine de kilomètres.
Le marché est en grande partie collectif, et le prix de référence de 2 787 €/m² porte sur les appartements. Les maisons se concentrent dans les secteurs pavillonnaires du Vieux-Stains et de Stains Village, ainsi que dans les maisons individuelles de la cité-jardin, plus rares à la vente. Elles se négocient généralement au-dessus du niveau des appartements. Le choix dépend surtout du budget, de la surface visée et du besoin d'un extérieur.
La cité-jardin, construite entre 1921 et 1933 et classée au titre des sites en 1976, forme un ensemble urbain remarquable, avec ses immeubles et ses maisons en brique alignés le long d'avenues plantées. Elle constitue un secteur recherché de la commune, distinct des grands ensembles voisins. Les logements y font l'objet d'un programme de réhabilitation, et leur valeur dépend de l'état, du type de bien et de la présence d'un jardin.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).