Le prix au m² moyen à Taverny s'établit à 2 983 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 4 329 €/m². Environ 133 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Taverny, entre la vallée de Montmorency et la forêt domaniale, dans le Val-d'Oise.
À Taverny, le prix moyen d'un appartement s'établit à 2 983 €/m². Ce niveau porte sur un parc mêlé, où le collectif des grands ensembles bâtis dans les années 1960 et 1970 côtoie de petites résidences accrochées aux coteaux et un tissu pavillonnaire hérité de l'ancien village. La commune reste marquée par la maison individuelle, plus recherchée que la moyenne : elle se négocie autour de 4 329 €/m², un écart qui traduit l'attrait des pavillons proches de la forêt et des écoles. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 4 329 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Taverny tient à sa double identité, entre ville et forêt. La commune capte une demande de report de ménages parisiens et de la petite couronne, qui cherchent plus de surface ou un jardin sans s'éloigner du centre de Paris, grâce à la ligne H. La maison individuelle, plus rare et plus recherchée, tire une partie des valeurs, tandis que le collectif des grands ensembles maintient une offre plus accessible. La population, qui a nettement progressé depuis les années 1960 et continue d'augmenter, entretient une tension régulière sur les biens familiaux bien situés.
L'offre reste contrainte par la géographie : la forêt domaniale occupe une large part du nord de la commune et limite l'extension urbaine, ce qui concentre les transactions sur le tissu existant. La proximité de communes plus chères de la vallée de Montmorency situe Taverny dans une frange intermédiaire du marché, plus abordable que ses voisines immédiates. Comme ailleurs en Île-de-France, le diagnostic de performance énergétique s'est imposé comme un levier de négociation, en particulier sur le parc bâti dans les années 1960 et 1970.
Adossée à la forêt de Montmorency et desservie par la ligne H, Taverny se situe dans le bas de sa frange de la vallée : sous le niveau de Franconville, sa voisine directe, ainsi que d'Ermont et de Montmorency, qui a donné son nom au secteur.
Le nom de Taverny vient du latin tabernae, les cabanes ou échoppes, souvenir d'un site occupé de longue date. Les fouilles du Haut-Tertre ont mis au jour des vestiges de l'âge du bronze, et le lieu-dit du Camp de César, sur les hauteurs boisées, conserve la trace d'un ancien retranchement gaulois. Une villa gallo-romaine s'est implantée dans la vallée, à une vingtaine de kilomètres de Lutèce. Au VIIIe siècle, un texte de Pépin le Bref mentionne déjà la villa Taverny, versée au patrimoine de l'abbaye de Saint-Denis.
Le monument le plus marquant reste l'église Notre-Dame, chantier gothique lancé vers 1240 sous Mathieu II de Montmorency. Son vaisseau à quatre travées, ses remplages ouvragés et ses arcs-boutants en font l'un des édifices religieux les plus soignés du Val-d'Oise. La puissante famille de Montmorency, qui a donné son nom à la vallée et à la forêt voisine, a longtemps tenu la seigneurie du lieu, après que le territoire, d'abord rattaché à Saint-Denis, fut annexé à son domaine au XIe siècle.
Taverny est restée un gros village jusqu'au XXe siècle : elle comptait environ 1 200 habitants à la Révolution. L'urbanisation des années 1960 a transformé ce bourg de coteaux en une ville de plus de 27 000 habitants, avec ses quartiers pavillonnaires, ses grands ensembles et ses équipements. Le compositeur Benjamin Godard et la claveciniste Wanda Landowska y sont inhumés, deux figures musicales qui rappellent l'attrait ancien de cette frange forestière pour les Parisiens.
Taverny compte 27 593 habitants, répartis dans une commune coupée en deux : la moitié sud, largement urbanisée, occupe la vallée de Montmorency, tandis que le nord monte vers la forêt domaniale sur un relief de coteaux. Le parc de logements y est composite. On y trouve des immeubles collectifs issus de la vague de construction des années 1960 et 1970, des résidences plus petites sur les hauteurs et une part importante de maisons individuelles, héritage du village d'origine et des lotissements pavillonnaires. Les acheteurs sont surtout des familles franciliennes en quête d'une maison avec jardin ou d'un appartement plus grand qu'à Paris, ainsi que des primo-accédants attirés par des prix plus abordables que ceux de la petite couronne, à trajet direct de la capitale.
Le marché de l'appartement se situe en moyenne autour de 2 983 €/m², d'après les ventes publiées dans la base DVF des notaires. Cette moyenne recouvre des situations très différentes : un studio dans un grand ensemble des années 1970 et un appartement récent proche du centre ne se vendent pas au même prix. L'étage, l'exposition, la proximité de la gare et de la forêt, ainsi que le classement énergétique pèsent lourd dans l'écart. Pour une estimation fiable, il vaut mieux s'appuyer sur des ventes comparables que sur la seule moyenne communale.
Les deux marchés coexistent, à des niveaux distincts. La maison individuelle, très présente dans le tissu pavillonnaire, se négocie autour de 4 329 €/m² et attire les familles qui cherchent un jardin près de la forêt de Montmorency. L'appartement offre un ticket d'entrée plus accessible, utile pour un premier achat ou un budget contenu. Le choix dépend surtout de votre projet de vie et de votre proximité souhaitée avec la gare et les écoles.
La gare de Taverny est desservie par la ligne H du Transilien, sur l'axe Paris-Nord vers Persan-Beaumont via Saint-Leu-la-Forêt. Le trajet jusqu'à Paris Gare du Nord prend une trentaine de minutes, avec un train environ toutes les demi-heures en journée. Cette liaison directe explique une bonne part de l'attrait résidentiel de la commune. La route reste une option pour rejoindre les pôles d'emploi du Val-d'Oise, mais le train est le lien le plus rapide avec le centre de Paris.
La commune se lit selon deux grandes logiques liées à son relief. La partie basse, dans la vallée, concentre le centre, la gare et les quartiers les plus urbanisés, avec une part importante de collectif. En montant vers le nord, on trouve les coteaux pavillonnaires puis la lisière de la forêt domaniale, où le cadre plus vert soutient la demande de maisons. Entre ces deux mondes, les prix et les ambiances varient nettement d'un quartier à l'autre.
Comme partout en Île-de-France, la performance énergétique du bien est devenue un critère de négociation, en particulier sur les immeubles et pavillons anciens. Une partie du territoire étant boisée et vallonnée, il est utile de vérifier les documents d'urbanisme et l'état des risques avant de signer. Enfin, la mise en location d'un meublé de tourisme est encadrée et suppose une déclaration en mairie. Ces éléments se contrôlent en amont, selon la nature de votre projet.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).