Le prix au m² moyen à Trouville-sur-Mer s'établit à 5 816 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 205 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Trouville-sur-Mer, port de pêche et station de la Côte Fleurie.
À Trouville-sur-Mer, le prix moyen s'établit à 5 816 €/m². Cette moyenne recouvre un parc où l'appartement domine largement : petits volumes du centre et des quais, mais aussi étages avec vue dans les immeubles qui bordent la plage et les Planches. Les villas à pans de bois de la corniche et du hameau d'Hennequeville, plus vastes et plus rares en vente, tirent une partie des transactions vers le haut, tandis que les logements des hauteurs, à l'écart du rivage, restent plus accessibles. Ce chiffre provient des données DVF, c'est-à-dire des transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Trouville-sur-Mer répond d'abord à une demande de résidence secondaire, très majoritaire dans le parc, et non à un bassin d'emploi local. La population résidente décline depuis 1968, mais la pression sur les logements ne faiblit pas, portée par des acheteurs venus d'Île-de-France que le train met à un peu plus de deux heures. En face, l'offre bouge peu : le front bâti du bord de mer est constitué depuis la fin du XIXe siècle, les coteaux qui dominent la ville sont pentus et contraints, et la loi Littoral encadre l'urbanisation nouvelle sur le reste du territoire.
Le second moteur est le tourisme, réparti sur une bonne partie de l'année. Le port de pêche reste en activité, la poissonnerie des quais et le marché attirent une clientèle de week-end hors saison, le casino et l'établissement de thalassothérapie soutiennent la fréquentation d'hiver. Cette activité entretient la demande de meublés de tourisme, avec des acquéreurs qui louent une partie de l'année. Elle rend aussi le marché saisonnier : les mises en vente se concentrent souvent après l'été, ce qui allonge les délais de négociation sur les logements sans vue ni extérieur.
Comme les autres stations de la Côte Fleurie, Trouville-sur-Mer se situe très au-dessus des marchés urbains normands voisins. Son niveau de prix se compare davantage à celui des stations littorales de la Manche qu'à celui des grandes villes de la région.
Le nom de Trouville est attesté sous la forme latinisée Torouvilla entre 1220 et 1223. Il associe un nom de personne scandinave, Thorulfr ou Turold, au latin villa qui désigne un domaine rural : la trace d'un peuplement d'origine normande installé à l'embouchure de la Touques. Le site est d'abord un point de passage stratégique, Henri V d'Angleterre y débarque le 1er août 1417 avant sa campagne de conquête de la Normandie. Jusqu'au premier tiers du XIXe siècle, Trouville reste un village de pêcheurs organisé autour de son port, sur la rive droite du fleuve, sans rapport avec la villégiature qui fera plus tard sa réputation.
La venue des artistes change ce destin. Le peintre Charles Mozin découvre le site en 1825 et le fait connaître par ses toiles, Alexandre Dumas y séjourne en 1831, Gustave Flaubert y rencontre Élisa Schlésinger durant l'été 1836. La commune absorbe le village voisin d'Hennequeville en 1847, année de son premier casino, puis se dote en 1852 d'un plan d'urbanisme dessiné par Louis Jean Célinski de Zaremba. L'inauguration de la gare de Trouville-Deauville, le 1er juillet 1863, rapproche brutalement Paris et déclenche la construction des villas à colombages qui bordent encore le front de mer. L'hôtel des Roches Noires ouvre en 1866, la jetée-promenade est aménagée en 1890.
En 1860, le duc de Morny lance sur l'autre rive de la Touques la station de Deauville, commune distincte qui deviendra sa rivale directe : les deux villes se font face mais ne se confondent pas. Trouville, longtemps surnommée la reine des plages, poursuit son développement avec le casino actuel, à façade de style Empire, inauguré en juin 1912. Élu maire en 1934, Fernand Moureaux fait bâtir la poissonnerie néo-normande des quais, inscrite aux monuments historiques en 1991, détruite par un incendie en 2006 puis reconstruite à l'identique et rouverte en 2011. La population, qui culminait à 6 429 habitants en 1968, est depuis retombée à 4 619.
Trouville-sur-Mer compte 4 619 habitants pour un parc de 9 289 logements. Selon l'INSEE, 70,1 % de ces logements sont des résidences secondaires ou occasionnelles, contre 28,1 % de résidences principales et seulement 1,7 % de logements vacants. Le collectif l'emporte nettement : 64,3 % d'appartements pour 35,2 % de maisons. Parmi les résidences principales, 46,9 % des ménages sont propriétaires et 50 % locataires, avec un parc social de 704 logements qui distingue Trouville de la plupart des stations littorales. Les acquéreurs sont donc surtout des Franciliens et des Normands en quête d'un pied-à-terre à un peu plus de deux heures de Paris, auxquels s'ajoutent des retraités qui s'installent à l'année.
Le prix moyen constaté à Trouville-sur-Mer est de 5 816 €/m². Cette valeur est calculée sur les ventes réellement enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF, pas sur des prix demandés en annonce. Un bien donné peut s'en écarter fortement selon l'étage, la vue sur la baie, l'état du bâti ancien et la distance à la plage. Notre estimation en ligne affine cette moyenne à partir des caractéristiques de votre logement.
Trois secteurs se distinguent. Le front de mer et les Planches, avec les appartements en vue directe sur la plage, concentrent les valeurs les plus hautes. Les quais, autour du port de pêche et de la poissonnerie, forment le cœur historique, animé toute l'année et recherché pour ses immeubles anciens. La corniche et le hameau d'Hennequeville, sur les hauteurs, offrent des villas et des terrains plus grands, mais imposent une voiture au quotidien.
Ce sont deux communes distinctes, séparées par la Touques, aux histoires opposées. Trouville est un ancien village de pêcheurs devenu station, avec un port en activité, un marché et des commerces ouverts hors saison. Deauville a été créée de toutes pièces à partir de 1860 par le duc de Morny, sur un plan régulier, et s'est orientée vers un tourisme plus mondain. Les deux marchés se suivent, mais leurs parcs de logements et leurs ambiances ne se ressemblent pas.
La gare de Trouville-Deauville, implantée sur l'autre rive de la Touques, se rejoint à pied depuis le centre de Trouville. Les trains Nomad la relient à Paris Saint-Lazare en un peu plus de deux heures, via Lisieux, Bernay et Évreux, avec un renfort de circulations le week-end et l'été. Lisieux est à une trentaine de minutes. En voiture, l'A13 puis l'A132 mènent au pied de la ville, et l'aéroport de Deauville-Normandie est tout proche.
La taxe d'habitation ne s'applique plus aux résidences principales, mais reste due sur les résidences secondaires, qui forment 70,1 % du parc de la commune selon l'INSEE. S'y ajoute la taxe foncière, dont les taux sont votés chaque année. Les communes situées en zone tendue peuvent majorer la taxe d'habitation sur les résidences secondaires : renseignez-vous auprès de la mairie ou du centre des finances publiques sur la situation en vigueur avant d'acheter.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).