Le prix au m² moyen à Valloire s'établit à 5 533 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 72 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Valloire, village-station de la Maurienne, entre le col du Télégraphe et le col du Galibier, en Savoie.
Adossé au col du Télégraphe et ouvrant sur la montée du Galibier, Valloire a gardé la trame d'un village de vieilles fermes de la Maurienne que le ski, puis le cyclisme d'été, ont mué en station sans effacer son cœur ancien. Cette double identité pèse sur son marché : le prix moyen des appartements y atteint 5 533 €/m², d'après les transactions DVF enregistrées chez les notaires. La demande vient autant des skieurs qui visent les logements proches des remontées que des amateurs de cols venus rouler l'été. L'altitude proche de 1 430 mètres, l'exposition, la distance aux pistes et l'état des chalets d'origine creusent les écarts d'un bien à l'autre. Le fond de vallée, resserré entre les versants, laisse peu de foncier constructible et concentre les ventes sur le bâti existant.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Valloire tient sa vigueur de sa double saison : le ski l'hiver, le vélo et la randonnée l'été autour des cols du Galibier et du Télégraphe. Cette fréquentation étalée sur l'année entretient une rotation des ventes plus soutenue que dans un village de montagne classique, les biens changeant de mains au rythme des projets de vacances et des arbitrages patrimoniaux. L'offre nouvelle reste rare : l'étroitesse du fond de vallée, coincé entre les versants, réduit le foncier disponible et concentre les transactions sur les reventes et la rénovation d'anciennes fermes et de chalets.
Plusieurs appuis maintiennent ce niveau. Le domaine Galibier-Thabor relié à Valmeinier, l'altitude d'une large part des pistes, le passage de la Route des Grandes Alpes et l'aura du Galibier auprès des cyclistes nourrissent une demande qui dépasse le seul bassin local. En regard, l'éloignement des grands pôles d'emploi, l'altitude et la dépendance aux hivers enneigés bornent la progression des prix et expliquent une valorisation en deçà des grandes stations de la Tarentaise voisine.
Valloire se tient à un niveau proche des Deux Alpes, station comparable de l'Oisans voisin, de l'autre côté du Galibier. La commune reste au-dessus de Saint François Longchamp, autre station de la Maurienne, et de Modane, ville de fond de vallée à une vingtaine de kilomètres en amont.
Valloire occupe le fond de la vallée de la Maurienne, sur la Route des Grandes Alpes, entre le col du Télégraphe (1 556 mètres) et le col du Galibier (2 642 mètres). Le village s'étage autour de 1 430 mètres d'altitude, sur un axe de passage entre la Maurienne et le Dauphiné fréquenté de longue date. La vallée a été occupée dès le Néolithique, ses terres offrant de quoi vivre du pastoralisme et de l'agriculture de montagne avant l'ère touristique.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est l'un des points forts de l'art baroque savoyard. Édifiée entre 1630 et 1682, elle est consacrée en 1682 par Monseigneur Hercule Berzetti, évêque de Maurienne, et classée au titre des Monuments historiques depuis le 20 septembre 1945. Sa nef unique, ses retables et sa voûte ornée de peintures encadrées de stucs témoignent de l'essor du baroque dans les hautes vallées de Savoie aux XVIIe et XVIIIe siècles, à une époque où le duché était un État indépendant de la France.
L'ouverture au tourisme est ancienne. Dès 1850, les habitants voient passer de premiers voyageurs, souvent de jeunes Britanniques en tournée dans les Alpes. En 1911, Henri Desgrange, fondateur du Tour de France, fait franchir le Galibier à ses coureurs par Saint-Michel-de-Maurienne, le col du Télégraphe et Valloire, une ascension devenue un classique de la course. Le ski se développe à partir de 1937. Aujourd'hui reliée à Valmeinier au sein du domaine Galibier-Thabor, la station propose un domaine skiable qui s'étend d'environ 1 430 à 2 925 mètres, avec une large part des pistes situées au-dessus de 2 000 mètres.
Avec 1 064 habitants, Valloire vit à deux temps. L'hiver, tout tourne autour du domaine Galibier-Thabor partagé avec Valmeinier ; l'été, le village devient un camp de base pour les cyclistes venus affronter le Galibier et le Télégraphe et pour les randonneurs de la haute Maurienne. Le parc de logements sert d'abord à ces séjours saisonniers plus qu'à une population installée à l'année. Les acheteurs mêlent passionnés de montagne, familles venues des vallées et des grandes villes régionales, et habitués de longue date attachés à la Maurienne. Les appartements et studios du village-station, à portée des remontées, captent l'essentiel des recherches ; les anciennes fermes et les chalets rénovés, plus rares, visent une clientèle en quête d'espace et de cachet.
Le prix moyen des appartements à Valloire est de 5 533 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts importants selon la proximité des pistes et des remontées, l'exposition, l'étage, la présence d'un balcon ou d'un extérieur, l'état du bien et sa performance énergétique. Un studio rénové au pied des pistes et une ancienne ferme à l'écart du village ne se négocient pas au même niveau.
Valloire se rejoint par le fond de la vallée de la Maurienne, sans desserte ferroviaire directe. En voiture, on quitte Saint-Michel-de-Maurienne et l'on franchit le col du Télégraphe pour descendre sur le village. La gare la plus proche est Saint-Michel-Valloire, sur la ligne de la Maurienne. Au sud, la route du col du Galibier ferme l'hiver : l'accès se fait alors uniquement par le Télégraphe. Les aéroports de Lyon, Chambéry et Grenoble desservent le secteur.
Les deux saisons comptent, ce qui distingue Valloire d'une station uniquement hivernale. L'hiver, la demande porte sur les logements proches des remontées du domaine Galibier-Thabor. L'été, la notoriété du Galibier et du Télégraphe, deux ascensions mythiques du Tour de France, attire cyclistes et randonneurs et prolonge la fréquentation. Cette activité des deux saisons soutient les biens capables de servir toute l'année, au village comme à proximité immédiate des pistes.
Oui, nettement. Le village est perché autour de 1 430 mètres et le domaine culmine près de 2 925 mètres, avec une large part des pistes au-dessus de 2 000 mètres, un atout pour la tenue de la neige. Un logement à distance de marche des remontées, bien exposé, garde plus facilement sa valeur qu'un bien excentré. La dépendance à la saison de ski, sensible aux conditions d'enneigement d'un hiver à l'autre, reste un paramètre à intégrer avant un achat.
L'essentiel du marché est collectif : appartements et studios du village-station, souvent achetés comme pied-à-terre pour le ski ou les séjours d'été. Les anciennes fermes de la Maurienne et les chalets, plus rares à la vente, se négocient généralement au-dessus du niveau des appartements, du fait de leur surface, de leur extérieur et d'un foncier limité par l'étroitesse de la vallée. Le choix se fait surtout selon l'usage visé, séjour saisonnier ou occupation plus régulière.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).