Le prix au m² moyen à Ville-la-Grand s'établit à 3 909 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 6 748 €/m². Environ 90 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Ville-la-Grand, dans l'agglomération d'Annemasse, en Haute-Savoie.
À Ville-la-Grand, le prix moyen des appartements atteint 3 909 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF des notaires. Ce niveau élevé s'explique par la proximité immédiate de Genève : la commune fait partie de l'agglomération d'Annemasse, où la demande transfrontalière tire les prix vers le haut. Le marché des maisons se situe nettement plus haut encore, autour de 6 748 €/m², reflet d'un foncier rare et très recherché. Le parc mêle immeubles récents, résidences des dernières décennies et maisons individuelles sur des parcelles convoitées. La proximité de la frontière, de la gare et des transports, l'année de construction et la performance énergétique pèsent lourd sur les prix. Ces chiffres, issus des transactions notariées, donnent un repère communal ; une estimation fiable s'appuie ensuite sur des biens comparables.
Maison : 6 748 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Ville-la-Grand est étroitement lié à l'économie de Genève et au dynamisme du Grand Genève. La demande, portée par l'emploi frontalier et son pouvoir d'achat élevé, s'exerce sur un foncier rare, ce qui maintient des prix hauts et une certaine tension. La mise en service du Léman Express et le renforcement des transports transfrontaliers ont conforté l'attractivité des communes bien reliées à la frontière, dont Ville-la-Grand fait partie.
L'offre nouvelle passe surtout par la densification et par des programmes de logements collectifs, le foncier libre pour la maison individuelle se faisant rare. Dans ce contexte, la performance énergétique et la proximité des transports vers Genève deviennent des critères de prix majeurs. Pour un vendeur, un bien récent, économe et bien desservi se valorise fortement ; le marché reste sensible, à moyen terme, à la conjoncture de l'emploi frontalier et au cours du franc suisse.
Ville-la-Grand se situe au niveau des communes voisines de l'agglomération d'Annemasse comme Ambilly ou Gaillard, toutes tirées par la proximité de Genève et par l'emploi frontalier.
Ville-la-Grand est une commune du Genevois haut-savoyard, adossée à Annemasse et toute proche de la frontière suisse. Longtemps village agricole tourné vers le maraîchage et la vigne dans la plaine qui sépare le Salève des contreforts du Chablais, elle a vu son destin lié à celui de Genève, dont elle n'est séparée que de quelques kilomètres.
La commune a accueilli au XIXe siècle des institutions religieuses et éducatives, dont un important collège salésien, qui ont marqué son développement. Sa position frontalière lui a valu un rôle particulier pendant la Seconde Guerre mondiale, quand le passage vers la Suisse toute proche fut emprunté par des personnes cherchant à fuir l'occupation, au prix de filières clandestines et de risques réels.
À partir de la seconde moitié du XXe siècle, la croissance de l'agglomération d'Annemasse et l'attraction de l'emploi genevois ont transformé Ville-la-Grand en commune résidentielle dense. Les champs ont laissé place aux résidences et aux lotissements, et la population a fortement augmenté. La commune profite aujourd'hui de la dynamique du Grand Genève et des liaisons de transport développées de part et d'autre de la frontière.
Ville-la-Grand compte environ 9 500 habitants et appartient à l'agglomération d'Annemasse, dans l'orbite immédiate de Genève. Le marché immobilier y est fortement marqué par l'emploi frontalier : beaucoup d'acquéreurs travaillent en Suisse, où les salaires sont élevés, et disposent d'un pouvoir d'achat immobilier supérieur à celui d'un bassin français comparable. La demande vient aussi de familles cherchant à se loger dans le Genevois sans franchir le prix, plus élevé encore, des communes les plus proches de la frontière. Cette pression transfrontalière soutient des prix parmi les plus hauts de Haute-Savoie hors stations, et raréfie les maisons disponibles.
Le prix moyen des appartements à Ville-la-Grand est de 3 909 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Ce niveau reflète la proximité de Genève et l'appartenance à l'agglomération d'Annemasse. L'année de construction, la performance énergétique, l'étage et la proximité des transports vers la frontière expliquent les écarts. Sur ce marché tendu, une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables récentes plutôt que sur la seule moyenne.
La commune est située à quelques kilomètres de Genève, dans l'agglomération d'Annemasse. L'emploi frontalier, rémunéré en francs suisses, donne à de nombreux acquéreurs un pouvoir d'achat élevé et entretient une forte demande sur un foncier limité. Cette combinaison d'une offre rare et d'une demande soutenue place Ville-la-Grand parmi les marchés les plus chers de Haute-Savoie hors stations de ski. Les maisons, très recherchées, atteignent des niveaux particulièrement hauts.
Oui. La commune est directement adossée à Annemasse et bénéficie du réseau de transports du Grand Genève, dont le RER transfrontalier Léman Express qui relie Annemasse à Genève en quelques minutes. Les liaisons routières et de bus complètent cette desserte. Cette accessibilité vers les emplois genevois est l'un des principaux moteurs de la valeur immobilière locale.
Nettement. À Ville-la-Grand, les maisons se négocient à un niveau bien supérieur à celui des appartements, autour de 6 748 €/m², en raison de la rareté du foncier et d'une demande de familles frontalières très solvables. Une maison avec terrain constitue un bien rare et convoité dans un tissu urbain de plus en plus dense. Cet écart marqué est caractéristique des communes du Genevois proches de la frontière.
Le marché s'adresse en priorité aux actifs frontaliers travaillant à Genève, aux familles du Genevois et aux investisseurs attirés par une demande locative soutenue. Les primo-accédants locaux, eux, sont souvent contraints par le niveau des prix. La proximité de la frontière, la qualité de la desserte et le cadre de vie entre lac et montagnes entretiennent une pression durable sur la commune.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).