Le prix au m² moyen à Villemomble s'établit à 3 551 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 155 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Villemomble, commune résidentielle de l'est parisien en Seine-Saint-Denis.
Le prix moyen constaté à Villemomble s'établit à 3 551 €/m². Cette moyenne recouvre un parc partagé, où l'INSEE relève 63,6 % d'appartements et 36,4 % de maisons, une part de pavillons nettement plus forte que dans le reste de la petite couronne. Le collectif se concentre autour de la gare et des grands axes, tandis que les quartiers de meulières et de pavillons d'entre-deux-guerres tirent les valeurs vers le haut : le prix moyen relevé sur les maisons et villas ressort à 4 327 €/m². L'emplacement par rapport à la gare, l'état du bien et la présence d'un jardin expliquent l'essentiel des écarts. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Villemomble tient à sa double nature : une ville résidentielle de l'est parisien, à quatorze kilomètres de Paris, qui offre une part de maisons inhabituelle pour la Seine-Saint-Denis. La demande vient surtout de familles franciliennes qui cherchent un pavillon avec jardin ou un grand appartement bien desservi, un profil que l'offre locale peine à satisfaire sur le segment de la maison individuelle. Avec 93,1 % de résidences principales selon l'INSEE, l'essentiel des transactions porte sur des logements occupés à l'année, ce qui donne un marché de fond stable, moins sensible aux à-coups spéculatifs.
Les écarts internes restent marqués. Les biens proches de la gare du Raincy-Villemomble-Montfermeil et les pavillons de meulière en bon état se négocient au-dessus de la moyenne communale, tandis que le collectif ancien et les logements à rénover, pénalisés par leur étiquette énergétique, tirent les valeurs vers le bas. La rareté du foncier pavillonnaire et la pression de la demande francilienne soutiennent les prix des maisons, alors que le marché de l'appartement suit de plus près la conjoncture régionale.
Commune résidentielle et pavillonnaire, Villemomble se situe dans la moyenne haute des villes de l'est du département : au-dessus de Bondy, au coude à coude avec Rosny-sous-Bois, mais nettement en dessous des communes du bord de Marne comme Le Perreux-sur-Marne.
Le nom de Villemomble viendrait du latin villa Mommuli, le domaine de Mummole, un propriétaire de l'époque carolingienne, et non du saint Momble auquel une tradition ancienne le rattachait. Le territoire est d'abord un hameau de marais dépendant de l'abbaye de Livry, à partir du VIIe siècle. Longtemps rural, il vit de la culture et de l'extraction du gypse sur le plateau d'Avron voisin, qui alimente la fabrication du plâtre.
Au XVIIIe siècle, la commune se dote de son édifice le plus notable : le château de Villemomble, commandé en 1767 par Louis-Philippe d'Orléans et attribué à l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart, futur auteur de la Bourse de Paris. L'arrivée du chemin de fer en 1856, puis d'un tramway électrique en 1901, enclenche la transformation en banlieue résidentielle : les anciennes terres agricoles se couvrent de lotissements pavillonnaires au tournant du XXe siècle. L'église Saint-Louis, achevée en 1901, complète ce paysage de bourg devenu ville.
Au XXe siècle, Villemomble suit la trajectoire des communes de l'est parisien, avec une densification progressive autour de la gare et des grands axes tout en conservant une majorité de tissu pavillonnaire. En janvier 2017, la commune est rattachée à l'arrondissement du Raincy, après avoir dépendu de celui de Bobigny. Elle compte aujourd'hui près de 29 800 habitants, appelés les Villemomblois.
Selon l'INSEE, Villemomble compte 29 795 habitants et un parc où les résidences principales pèsent 93,1 % des logements, contre seulement 0,7 % de résidences secondaires : c'est une ville d'habitat permanent, pas de villégiature. Parmi les ménages en résidence principale, 51,3 % sont propriétaires et 48,7 % locataires, un quasi-équilibre typique des communes pavillonnaires de petite couronne. Les acheteurs sont surtout des familles franciliennes en quête d'une maison avec jardin ou d'un grand appartement à moins de trente minutes de Paris, attirées par la desserte RER et par un cadre plus résidentiel que les communes plus denses de la Seine-Saint-Denis. Les 36,4 % de maisons, part rare dans le département, nourrissent une demande soutenue sur le pavillon.
Le prix moyen constaté est de 3 551 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange le petit appartement proche de la gare et le pavillon de meulière avec jardin. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas atteint 4 327 €/m². La distance à la gare RER, l'état du bien, la présence d'un extérieur et l'époque de construction expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse se cale sur des ventes comparables, pas sur la moyenne.
La commune est desservie par la ligne E du RER, à la gare du Raincy-Villemomble-Montfermeil, qui rejoint la gare de Magenta et Haussmann-Saint-Lazare en une vingtaine de minutes. Des lignes de bus complètent la desserte locale et assurent le rabattement vers les gares et vers le tramway. La commune est également reliée au réseau routier par les autoroutes A86 et A103. Cette accessibilité vers Paris et l'est francilien pèse dans la valeur des biens proches de la gare.
Villemomble s'est développée en banlieue pavillonnaire à partir des lotissements du début du XXe siècle, sur d'anciennes terres agricoles. Selon l'INSEE, les maisons représentent encore 36,4 % des logements, contre 63,6 % d'appartements, une proportion de pavillons nettement supérieure à la moyenne de la Seine-Saint-Denis. On y trouve beaucoup de meulières d'entre-deux-guerres et de pavillons de faubourg, souvent dotés d'un jardin. Cette offre de maisons, rare et recherchée dans le département, se vend à un niveau supérieur au collectif.
La ville distingue un secteur dense autour de la gare et des grands axes, où domine l'habitat collectif et les commerces, et de vastes quartiers pavillonnaires plus au sud et à l'est, tournés vers la maison individuelle. Le château de Villemomble et son parc, l'église Saint-Louis et les rues de meulières marquent le paysage résidentiel. Ces logiques d'habitat ne se vendent pas au même niveau : la proximité de la gare et la qualité du pavillon sont les deux principaux leviers de prix.
Comme partout, la vente suppose de réunir les diagnostics obligatoires, à commencer par le diagnostic de performance énergétique, dont le résultat pèse de plus en plus dans la négociation, en particulier sur les pavillons anciens. Pour un appartement, les documents de copropriété et l'état daté sont requis. La commune relevant de la petite couronne, la fiscalité locale et les éventuelles servitudes d'urbanisme méritent d'être vérifiées auprès de la mairie avant la mise en vente.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).