Avec 15,09 % de part communale inchangés depuis 2009, Boulogne-Billancourt est la commune de plus de 100 000 habitants la moins taxée de France : 34 838e sur 34 874. Mais la ville a actionné un autre levier, qui ne concerne pas la résidence principale. La majoration sur les résidences secondaires est passée de 0 à 60 % en quatre ans, et un pied-à-terre y paie près de quatre fois plus qu'un logement occupé.
Illustration : Taxe foncière à Boulogne-Billancourt en 2026 : le taux le plus bas des grandes villes.
Sur les 34 874 communes françaises, seules 36 taxent le foncier bâti moins lourdement que Boulogne-Billancourt. Ce sont, à deux exceptions près, des villages de quelques centaines d'habitants. Avec 15,09 % de part communale, inchangés depuis 2009, Boulogne-Billancourt est la commune de plus de 100 000 habitants la moins taxée de France, loin devant Paris et ses 20,50 %. Ce chiffre est exact, et il est aussi trompeur : en quatre ans, la ville a actionné un tout autre levier, qui ne concerne pas la résidence principale. Voici ce que votre avis dit réellement.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Boulogne-Billancourt est de 15,09 %. Les taxes additionnelles franciliennes y ajoutent 0,709 point, pour un taux global de 15,80 %. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établit à 4,15 %, soit 19,95 % au total prélevés sur votre base d'imposition. Source : DGFiP, taux de fiscalité directe locale constatés 2025.
L'avis boulonnais a une particularité que peu de propriétaires remarquent : les lignes non communales y pèsent beaucoup plus lourd, en proportion, que partout ailleurs en Île-de-France.
| Composante | Taux 2026 | Bénéficiaire |
|---|---|---|
| Part communale | 15,09 % | Ville de Boulogne-Billancourt |
| Taxe spéciale d'équipement | 0,221 % | Société des grands projets |
| Taxe spéciale d'équipement | 0,156 % | Établissement public foncier d'Île-de-France |
| Taxe additionnelle spéciale annuelle | 0,189 % | Région Île-de-France |
| Taxe GEMAPI | 0,143 % | Gestion des milieux aquatiques |
| Total foncier bâti | 15,80 % | - |
| TEOM (ordures ménagères) | 4,15 % | Grand Paris Seine Ouest |
| Total prélevé sur la base | 19,95 % | - |
Ces 0,709 point de taxes additionnelles sont strictement identiques dans toute la région : un propriétaire de Saint-Denis les paie au centime près comme un propriétaire boulonnais. Mais à Saint-Denis, où le taux communal atteint 38,94 %, elles représentent 1,5 % de la facture. À Boulogne-Billancourt, elles en pèsent 4,5 %. Plus une commune taxe peu, plus la part qu'elle ne maîtrise pas devient visible.
La TEOM boulonnaise, à 4,15 %, est elle aussi remarquablement basse : la médiane des communes de la petite couronne s'établit à 6,98 %.
Oui. Sur les 34 874 communes françaises, 36 seulement affichent un taux communal de foncier bâti inférieur à 15,09 %, et il s'agit presque exclusivement de communes de moins de 2 000 habitants. En France métropolitaine, aucune commune de plus de 60 000 habitants ne fait mieux. Traitement Immover sur les données DGFiP 2025.
Le classement mérite d'être posé, parce qu'il est contre-intuitif : on associe rarement une ville de 119 000 habitants au bas d'un palmarès fiscal.
| Ville | Taux communal 2025 | Taux global de foncier bâti |
|---|---|---|
| Boulogne-Billancourt | 15,09 % | 15,80 % |
| Paris | 20,50 % | 21,21 % |
| Nanterre | 22,97 % | 23,68 % |
| Lyon | 31,89 % | 32,82 % |
| Nice | 35,30 % | 42,43 % |
| Marseille | 44,54 % | 47,87 % |
| Bordeaux | 48,48 % | 49,54 % |
| Grenoble | 65,79 % | 68,00 % |
Dans les Hauts-de-Seine, deux communes seulement passent sous Boulogne-Billancourt : Marnes-la-Coquette, 13,86 % pour environ 1 700 habitants, et Neuilly-sur-Seine, 14,35 %. Puteaux suit à 16,01 % et Courbevoie à 16,58 %. À l'autre extrémité du département, Le Plessis-Robinson atteint 37,06 % et Sceaux 35,53 %.
Ce positionnement n'a rien d'accidentel. Boulogne-Billancourt dispose d'une assiette exceptionnellement large : 452,5 M€ de bases nettes de foncier bâti en 2024, pour 120 954 habitants, contre 284,3 M€ à Saint-Denis pour un nombre d'habitants comparable (comptes individuels des communes, DGFiP). Avec une assiette deux fois plus riche, un taux deux fois plus bas produit une recette équivalente par habitant.
Parce que la base d'imposition, elle, n'est pas figée. Les valeurs locatives cadastrales ont été revalorisées de 3,4 % en 2022, 7,1 % en 2023, 3,9 % en 2024, 1,7 % en 2025 et 0,8 % en 2026, soit environ 18 % cumulés. Un avis boulonnais a donc progressé d'environ un cinquième en cinq ans sans qu'aucun élu n'ait voté quoi que ce soit.
C'est le mécanisme le moins compris de la taxe foncière. Votre impôt est le produit de deux termes : un taux, voté localement, et une base, fixée nationalement. À Boulogne-Billancourt, seul le second a bougé.
| Année | Taux communal | TEOM | Revalorisation nationale des bases |
|---|---|---|---|
| 2021 | 15,09 % | 4,15 % | transfert de la part départementale |
| 2022 | 15,09 % | 4,15 % | +3,4 % |
| 2023 | 15,09 % | 4,15 % | +7,1 % |
| 2024 | 15,09 % | 4,15 % | +3,9 % |
| 2025 | 15,09 % | 4,15 % | +1,7 % |
| 2026 | 15,09 % | 4,15 % | +0,8 % |
Le saut de 2021 n'est pas boulonnais : il correspond au transfert de la part départementale de la taxe foncière bâtie aux communes, en compensation de la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales. Avant cette réforme, la ville affichait un taux communal d'environ 7 %, auquel s'ajoutait la part du département. Comparer un avis d'avant 2021 à un avis actuel sans neutraliser ce transfert n'a aucun sens.
La seconde source de progression est le produit global de l'impôt. Les recettes fiscales de la ville ont augmenté de plus de 40 M€ entre 2020 et 2024, sous le double effet de la revalorisation des bases et de l'entrée dans l'assiette des programmes neufs du Trapèze et de la ZAC Billancourt.
Parce qu'un logement qui n'est pas votre résidence principale supporte, en plus de la taxe foncière, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, majorée à Boulogne-Billancourt de 60 %, le plafond légal. Le taux applicable atteint alors 29,27 %, sur une base deux fois plus large que celle de la taxe foncière. Source : DGFiP, délibérations de majoration THRS 2025.
C'est le vrai mouvement fiscal boulonnais des cinq dernières années, et il est passé sous les radars parce qu'il ne touche pas la majorité des habitants.
| Année | Majoration THRS votée | Taux de THRS applicable, reconstitué aux taux 2025 |
|---|---|---|
| 2021 | aucune | 18,55 % |
| 2022 | 30 % | 23,91 % |
| 2023 | 30 % | 23,91 % |
| 2024 | 50 % | 27,49 % |
| 2025 et 2026 | 60 % (plafond légal) | 29,27 % |
La taxe foncière se calcule sur 50 % de la valeur locative cadastrale de votre logement, un abattement forfaitaire censé couvrir les frais de gestion et d'entretien. La taxe d'habitation, elle, se calcule sur 100 % de cette même valeur locative, sans abattement pour une résidence secondaire. Pour un logement donné, la base de taxe d'habitation est donc le double de la base de taxe foncière. C'est ce facteur 2, combiné à un taux de 29,27 % contre 19,95 %, qui explique l'écart.
Le levier est loin d'être symbolique à Boulogne-Billancourt, contrairement à ce qu'il est dans la plupart des villes de banlieue. La commune compte 4 060 résidences secondaires et logements occasionnels, soit 5,9 % de son parc de 68 389 logements (INSEE, recensement 2023). Les bases nettes de taxe d'habitation s'élevaient à 35,4 M€ en 2024, soit une base moyenne de l'ordre de 8 700 € par logement concerné, et le produit encaissé par la ville a atteint 8,6 M€.
Rapporté au produit de taxe foncière, 68,2 M€ la même année, cela reste minoritaire. Mais pour le propriétaire concerné, l'ordre de grandeur est tout autre : environ 2 550 € de taxe d'habitation par an en moyenne, à quoi s'ajoute la taxe foncière.
Reportez la base d'imposition figurant sur votre avis de taxe foncière et la valeur estimée de votre bien. Le calcul distingue ce que coûte le logement occupé à titre principal, à 19,95 % ordures ménagères comprises, et ce qu'il coûte s'il n'est pas votre résidence principale, avec une taxe d'habitation à 29,27 % sur une base double.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 310 € pour un studio au Pont de Sèvres, 560 € pour un 2 pièces au Gallo, 910 € pour un 3 pièces au centre-ville et 1 440 € pour un 4 pièces dans le secteur Jean-Baptiste Clément. Ces montants sont à multiplier par près de quatre si le logement n'est pas votre résidence principale.
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur construits à partir de profils-types ancrés sur des quartiers réels de Boulogne-Billancourt et sur les prix au m² issus de notre traitement des transactions DVF. La dernière colonne cumule taxe foncière et taxe d'habitation majorée.
| Profil | Quartier | Prix au m² (2026) | En résidence principale | En résidence secondaire |
|---|---|---|---|---|
| Studio 28 m² | Pont de Sèvres | 6 540 €/m² | ~ 310 € | ~ 1 210 € |
| 2 pièces 45 m² | Le Gallo | 7 706 €/m² | ~ 560 € | ~ 2 190 € |
| 3 pièces 65 m² | Centre-Ville | 8 358 €/m² | ~ 910 € | ~ 3 570 € |
| 4 pièces 90 m² | Jean-Baptiste Clément | 9 276 €/m² | ~ 1 440 € | ~ 5 660 € |
Boulogne-Billancourt est une ville d'appartements presque à l'état pur : 96,6 % de son parc de 68 389 logements, contre 2,2 % de maisons, avec 43,5 % de propriétaires occupants parmi les 59 408 résidences principales (INSEE, recensement 2023). Les rares maisons, valorisées autour de 14 637 €/m², supportent une valeur locative cadastrale nettement plus lourde, terrain compris, et une taxe foncière qui dépasse largement les ordres de grandeur ci-dessus.
C'est la question posée pendant la campagne municipale de mars 2026, remportée au second tour par Pierre-Christophe Baguet avec 52,13 % des voix. La ville s'appuie sur une assiette très large, mais son encours de dette est passé de 71,5 M€ en 2023 à 98,5 M€ en 2024, et les engagements de l'aménagement de l'Île Seguin et de la ZAC Billancourt restent devant elle.
Les comptes 2024 de la commune donnent les ordres de grandeur suivants : 236,0 M€ de produits de fonctionnement, 231,7 M€ de charges, 20,5 M€ de capacité d'autofinancement, 59,1 M€ de dépenses d'équipement et un encours de dette de 98,5 M€, contre 71,5 M€ un an plus tôt, soit une progression de 37,7 % sur un exercice (comptes individuels des communes, DGFiP).
Le débat local porte moins sur le budget principal que sur les engagements portés par la société publique locale d'aménagement. La presse boulonnaise a documenté une hypothèque de 215,4 M€ sur les terrains de l'Île Seguin, des emprunts garantis par la ville et le département à hauteur de 307 M€, et un scénario d'aménagement adossé à une cession globale attendue autour de 260 M€. Ces montants ne figurent pas au budget communal mais conditionnent sa trajectoire.
Un taux communal reconduit ne garantit pas une facture stable. Trois lignes peuvent bouger sans vote du conseil municipal de Boulogne-Billancourt : la revalorisation nationale des bases, fixée par la loi de finances ; la TEOM, votée par l'établissement public territorial ; et les taxes additionnelles franciliennes, votées par la région et les établissements publics. En 2026, seule la première a bougé, de 0,8 %.
Le scrutin municipal de mars 2026 s'est joué en deux tours. La liste conduite par Pierre-Christophe Baguet a réuni 52,13 % des suffrages exprimés, devant celle d'Antoine de Jerphanion à 33,69 % et celle de Pauline Rapilly-Ferniot à 14,18 %, pour une participation de 50,65 % sur 73 873 inscrits.
Le marché boulonnais se situe autour de 8 384 €/m² pour un appartement en 2026, en hausse d'environ 0,7 % sur douze mois après un recul d'environ 11 % sur cinq ans, avec près de 1 427 ventes par an. Le coût de détention en résidence principale ressort autour de 0,17 % de la valeur du bien par an, l'un des plus faibles de France.
C'est la lecture qui donne au taux boulonnais toute sa portée. Le prix moyen d'un appartement tourne autour de 8 384 €/m² (traitement Immover, données DVF), avec un écart marqué entre le secteur Jean-Baptiste Clément, à environ 9 276 €/m², et le Pont de Sèvres, à environ 6 540 €/m². Le marché a culminé à 9 448 €/m² en 2022 avant de reculer jusqu'à 8 352 €/m² en 2024, puis de se stabiliser.
Sur un 3 pièces de 65 m² au centre-ville, valorisé à environ 545 000 €, une taxe foncière de 910 € représente 0,17 % de la valeur par an. Le même raisonnement à Saint-Denis, où le taux global atteint 39,65 % et où les prix sont deux fois plus bas, donne environ 0,45 %. À Nîmes, il approche 0,79 %. Autrement dit : le bien boulonnais coûte cher à acheter, très peu à détenir.
Cette asymétrie a une conséquence pratique pour un vendeur. Sur un marché où les acheteurs comparent des mensualités et des charges, la faiblesse du coût de détention est un argument réel, mais qui ne se voit pas dans l'annonce. Il gagne à être chiffré au moment de la visite, surtout face à un bien situé dans une commune voisine deux fois plus taxée.
Pour un investisseur, l'arbitrage est inverse : si le logement n'est pas destiné à devenir une résidence principale, la majoration de 60 % sur la taxe d'habitation ampute le rendement net d'environ 2 550 € par an en moyenne. Ce calcul se fait avant l'achat, pas après.
Les écarts entre quartiers restent le premier déterminant. Les Princes (+7,5 %), le Point du Jour (+6,6 %) et la Route de la Reine (+4,6 %) ont progressé sur douze mois quand le centre-ville (-1,6 %) et Édouard Vaillant reculaient. Une estimation calibrée à la maille du quartier vaut mieux qu'une moyenne communale :
Pour le détail par secteur, notre page prix au m² à Boulogne-Billancourt donne le prix de chacun des onze quartiers couverts.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Boulogne-Billancourt est de 15,09 %. Les taxes additionnelles franciliennes (Société des grands projets, Établissement public foncier d'Île-de-France, région, GEMAPI) y ajoutent 0,709 point, pour un taux global de 15,80 %. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établit à 4,15 %, soit 19,95 % au total prélevés sur votre base d'imposition.
Parmi les grandes villes, oui. Sur les 34 874 communes françaises, seules 36 affichent un taux communal de foncier bâti inférieur à 15,09 %, et il s'agit presque exclusivement de communes de moins de 2 000 habitants. En France métropolitaine, aucune commune de plus de 60 000 habitants ne fait mieux. Paris est à 20,50 %, Lyon à 31,89 %, Bordeaux à 48,48 % et Grenoble à 65,79 %.
Le taux communal n'a pas bougé : la ville le maintient à 15,09 % depuis 2009, et la DGFiP le confirme identique de 2021 à 2025. Ce qui a augmenté, c'est la base d'imposition, revalorisée nationalement de 3,4 % en 2022, 7,1 % en 2023, 3,9 % en 2024, 1,7 % en 2025 et 0,8 % en 2026, soit environ 18 % cumulés. Un avis boulonnais a donc progressé d'environ un cinquième en cinq ans sans vote local.
Beaucoup plus qu'une résidence principale. Un logement non occupé à titre principal supporte, en plus de la taxe foncière, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, majorée de 60 % depuis 2025, soit un taux applicable de 29,27 % sur une base deux fois plus large. Pour un 3 pièces de 65 m² au centre-ville, la note passe d'environ 910 euros à environ 3 570 euros par an, soit près de quatre fois plus.
Pour deux raisons cumulées. La taxe foncière se calcule sur 50 % de la valeur locative cadastrale, un abattement forfaitaire pour frais, alors que la taxe d'habitation se calcule sur 100 % de cette même valeur : la base est donc double. Et le taux de taxe d'habitation majoré, 29,27 %, dépasse largement le taux de taxe foncière de 19,95 % ordures ménagères comprises.
En 2025. Boulogne-Billancourt n'appliquait aucune majoration en 2021, l'a instaurée à 30 % en 2022, portée à 50 % en 2024 puis à 60 % en 2025, le plafond légal. La ville compte 4 060 résidences secondaires et logements occasionnels, soit 5,9 % de son parc de 68 389 logements, pour un produit de taxe d'habitation de 8,6 millions d'euros en 2024.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 310 euros pour un studio de 28 m² au Pont de Sèvres, 560 euros pour un 2 pièces de 45 m² au Gallo, 910 euros pour un 3 pièces de 65 m² au centre-ville et 1 440 euros pour un 4 pièces de 90 m² dans le secteur Jean-Baptiste Clément. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale de votre logement, indiquée sur votre avis.
Très peu, et c'est un argument de vente. Sur un 3 pièces de 65 m² valorisé à 545 000 euros, une taxe foncière de 910 euros représente environ 0,17 % de la valeur par an, contre 0,45 % à Saint-Denis et 0,79 % à Nîmes. Le bien boulonnais coûte cher à acheter et très peu à détenir. L'arbitrage s'inverse pour un investisseur : la majoration de 60 % sur la taxe d'habitation ampute le rendement net d'environ 2 550 euros par an en moyenne.
Estimation gratuite et précise en quelques minutes, quartier par quartier.
Estimer mon bien