La Ville de Montpellier n'a pas relevé son taux, mais la Métropole a voté une nouvelle part de taxe foncière passée de 0,167 % à 5,8 % le 28 avril 2026. Ce que cette hausse change pour les propriétaires, les montants par profil et un simulateur de la nouvelle part.
Illustration : Taxe foncière à Montpellier en 2026 : la part métropolitaine qui fait grimper votre avis.
À Montpellier, le maire avait promis de ne pas toucher à la taxe foncière. La part communale, en effet, n'a pas bougé. Mais le 28 avril 2026, le conseil de la Métropole de Montpellier, présidé par ce même Michaël Delafosse, a voté la création d'une part métropolitaine de taxe foncière dont le taux passe de 0,167 % à 5,8 %. Pour les propriétaires des 31 communes de la Métropole, l'effet est immédiat : une nouvelle ligne, jusqu'ici symbolique, va peser plusieurs dizaines d'euros sur l'avis de l'automne 2026. Voici ce qui se joue, profil par profil, et pourquoi votre facture monte sans que la Ville n'ait voté de hausse.
Le 28 avril 2026, le conseil de la Métropole de Montpellier a relevé le taux de la part métropolitaine de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 0,167 % à 5,8 %. La mesure, adoptée par 70 voix pour, 25 contre et 7 abstentions, rapporte environ 44 millions d'euros par an. Source : conseil de Montpellier Méditerranée Métropole, délibération du 28 avril 2026.
Jusqu'en 2025, la Métropole de Montpellier prélevait une part de taxe foncière quasi symbolique : un taux de 0,167 % sur les propriétés bâties, qui se traduisait par quelques euros par an sur l'avis. Le vote du 28 avril 2026 change radicalement l'échelle : le taux est porté à 5,8 %, soit une multiplication par près de trente-cinq.
La délibération concerne les propriétaires des 31 communes qui composent Montpellier Méditerranée Métropole, et pas seulement la ville-centre. Portée par le président de la Métropole et maire de Montpellier Michaël Delafosse, la mesure vise, selon l'exécutif, à préserver l'équilibre budgétaire et le financement des services publics dans un contexte de baisse des dotations de l'État.
Votre avis de taxe foncière additionne plusieurs parts : la part de la commune, celle de la Métropole (l'intercommunalité), les taxes spéciales d'équipement et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Le vote du 28 avril 2026 ne concerne que la part métropolitaine. C'est elle qui change, pas la ligne communale.
Parce que la hausse vient de la Métropole, pas de la commune. La Ville de Montpellier a tenu l'engagement de ne pas relever son taux communal ; mais l'intercommunalité, présidée par le même élu, a créé une part métropolitaine nettement plus lourde. Les deux décisions sont distinctes, l'avis les additionne.
La distinction entre la commune et la Métropole est au cœur de la polémique montpelliéraine de 2026. Pendant la campagne des municipales de mars 2026, Michaël Delafosse s'était engagé à ne pas augmenter la taxe foncière. La part votée par la Ville de Montpellier n'a effectivement pas bougé. Mais la hausse passe par un autre échelon : la Métropole, dont il préside le conseil.
Pour le propriétaire, cette subtilité institutionnelle ne change rien au résultat : c'est la même feuille d'avis, et le total grimpe. La nouvelle part métropolitaine s'ajoute à la part communale inchangée et aux autres lignes, dont la revalorisation nationale des bases (+0,8 % en 2026).
L'argument « je n'ai pas augmenté la taxe foncière » est exact à la lettre s'il vise la seule part communale, mais trompeur s'il est entendu comme « votre facture ne bouge pas ». Une métropole et sa ville-centre sont deux collectivités distinctes, avec deux votes ; quand le même élu préside les deux, la frontière devient surtout comptable. Pour juger l'effet réel sur votre budget, regardez le total de l'avis, pas une seule de ses lignes.
Selon le vice-président aux finances de la Métropole Renaud Calvat, l'impact de la nouvelle part métropolitaine serait « généralement compris entre 50 et 150 euros par an » pour de nombreux propriétaires, davantage pour les grands logements et les biens bien situés. La presse locale cite par exemple un passage d'environ 2 € à 79 € pour un studio de 35 m² au centre-ville.
Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale de votre logement, qui varie avec sa surface, son confort et sa localisation. Les ordres de grandeur ci-dessous, exprimés en supplément annuel lié à la seule part métropolitaine, sont ancrés sur des quartiers réels de Montpellier et sur un prix moyen de 3 434 €/m² sur la commune (données DVF, source unique Immover, mise à jour juin 2026).
| Profil type | Quartier | Supplément annuel (part métropolitaine) |
|---|---|---|
| Studio 35 m² | Comédie (centre) | ~ 80 € |
| 3 pièces 65 m² | Antigone | ~ 130 € |
| Appartement 90 m² | Port Marianne | ~ 200 € |
| Maison 110 m² | Les Arceaux | ~ 240 € |
Ces valeurs sont des ordres de grandeur indicatifs, isolant la part métropolitaine nouvelle. Le supplément réel dépend de la valeur locative cadastrale propre à votre bien, qui figure sur votre avis et qu'aucun calcul générique ne remplace.
Indiquez la base d'imposition figurant sur votre avis de taxe foncière (elle correspond à la moitié de la valeur locative cadastrale). Le simulateur compare l'ancienne part métropolitaine (taux 0,167 %) à la nouvelle (taux 5,8 %) et chiffre le supplément annuel créé par le vote du 28 avril 2026.
La taxe foncière multiplie la valeur locative cadastrale, prise après un abattement forfaitaire de 50 %, par les taux votés par chaque collectivité. À Montpellier en 2026, c'est le taux de la Métropole qui change, en passant à 5,8 % ; les autres lignes de l'avis suivent leurs propres règles. Source : service-public.fr.
Le mécanisme repose sur trois éléments. D'abord la valeur locative cadastrale, qui est le loyer annuel théorique que produirait le bien. Ensuite un abattement de 50 % appliqué à cette valeur pour obtenir la base d'imposition. Enfin les taux votés par les collectivités (commune, métropole), appliqués à cette base.
Deux leviers font donc varier le montant : les taux, décidés localement par chaque collectivité, et la base, revalorisée nationalement chaque année (+0,8 % en 2026). À Montpellier, la commune n'a pas relevé son taux ; c'est la création d'une part métropolitaine à 5,8 % qui explique la hausse de votre avis 2026.
Le vote est intervenu en avril 2026, quelques semaines après les élections municipales de mars 2026, au cours desquelles Michaël Delafosse s'était engagé à ne pas augmenter la taxe foncière. La mesure a été adoptée malgré l'opposition de plusieurs maires de la Métropole.
Le calendrier alimente la controverse. La promesse de campagne portait sur la part communale, qui n'a pas augmenté ; la hausse, elle, a pris la forme d'une part métropolitaine votée peu après le scrutin. Plusieurs maires de communes de la Métropole ont voté contre, à l'image de Julien Miro, maire de Castelnau-le-Lez, qui avait lui-même promis de baisser la taxe foncière de 20 % sur le mandat.
L'exécutif métropolitain justifie la mesure par la nécessité de financer les services publics dans un contexte de réduction des dotations de l'État aux collectivités. Le débat sur la frontière entre engagement communal et décision métropolitaine, lorsqu'un même élu préside les deux, reste vif à Montpellier.
L'effet de la taxe foncière sur les prix au m² à Montpellier reste limité. À 3 434 €/m² en moyenne et en hausse d'environ 6 % sur cinq ans, le marché montpelliérain est porté par sa démographie et son attractivité bien plus que par la fiscalité locale.
Montpellier est l'une des rares grandes métropoles dont le marché immobilier n'a pas corrigé après 2021 : les prix y restent orientés à la hausse, soutenus par une croissance démographique parmi les plus fortes de France et par l'attrait du cadre de vie. Cette dynamique soutient la demande de logements, et donc les prix, indépendamment du niveau de taxe foncière.
Pour un propriétaire qui envisage de vendre, la nouvelle part métropolitaine n'est pas un facteur déclenchant. La valeur d'un bien à Montpellier dépend d'abord de sa localisation, de sa surface, de son état et de son DPE. Une hausse de taxe foncière peut tout au plus constituer un argument secondaire dans la négociation, face à un acheteur investisseur qui compare le rendement net entre plusieurs villes.
Si vous souhaitez situer la valeur de votre bien dans ce marché, le plus simple reste de partir des transactions réelles de votre quartier. C'est la méthode que nous utilisons pour estimer un bien à Montpellier.
En 2026, la part métropolitaine de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Montpellier passe de 0,167 % à 5,8 %, par une délibération du conseil de la Métropole du 28 avril 2026. À ce taux métropolitain s'ajoutent, sur votre avis, la part votée par la commune (inchangée), les taxes spéciales d'équipement et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, ainsi que la revalorisation annuelle des bases cadastrales (+0,8 % au niveau national en 2026).
Parce que la hausse vient de la Métropole, pas de la commune. Michaël Delafosse, maire de Montpellier, s'était engagé pendant la campagne des municipales de mars 2026 à ne pas augmenter la taxe foncière, et la part communale n'a effectivement pas bougé. Mais la Métropole de Montpellier, qu'il préside également, a voté une part métropolitaine nettement plus élevée. Les deux collectivités sont distinctes, mais l'avis additionne leurs parts : votre facture grimpe.
Selon le vice-président aux finances de la Métropole Renaud Calvat, l'impact de la nouvelle part métropolitaine est généralement compris entre 50 et 150 euros par an pour de nombreux propriétaires, et davantage pour les grands logements ou les biens bien situés. La presse locale cite par exemple un passage d'environ 2 euros à 79 euros par an pour un studio de 35 m² au centre-ville. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale de votre logement.
La hausse de la part métropolitaine s'applique aux propriétaires des 31 communes qui composent Montpellier Méditerranée Métropole, et pas seulement à la ville de Montpellier. Chaque propriétaire de la Métropole verra cette nouvelle part sur son avis de taxe foncière de l'automne 2026.
La nouvelle part métropolitaine, dont le taux passe de 0,167 % à 5,8 % sur les propriétés bâties, doit rapporter environ 44 millions d'euros par an à la Métropole. L'exécutif justifie cette recette par la nécessité de préserver l'équilibre budgétaire et le financement des services publics dans un contexte de baisse des dotations de l'État.
L'avis de taxe foncière 2026 est envoyé par la Direction générale des finances publiques entre fin août et début octobre 2026, et mis à disposition sur impots.gouv.fr. La date limite de paiement est généralement fixée au 15 octobre pour les contribuables mensualisés et au 20 octobre pour un paiement direct. C'est sur cet avis que la nouvelle part métropolitaine apparaîtra.
L'impact direct est limité. À 3 434 €/m² en moyenne et en hausse d'environ 6 % sur cinq ans, le marché montpelliérain est l'un des rares à ne pas avoir corrigé après 2021 : il est porté par sa démographie et son attractivité bien plus que par la fiscalité locale. La valeur d'un bien dépend d'abord de sa localisation, sa surface, son état et son DPE. Une hausse de taxe foncière peut tout au plus jouer comme argument secondaire face à un acheteur investisseur.
Si vous estimez votre taxe foncière erronée, par exemple parce que la base d'imposition ne correspond pas à votre logement, vous pouvez déposer une réclamation via votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique Réclamations, ou auprès du centre des impôts dont dépend votre bien. Le délai de réclamation s'étend jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement de l'avis.
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