Le taux communal de taxe foncière à Tours est de 43,44 % en 2026, gelé depuis la hausse de 11,56 % votée en 2022 par la municipalité écologiste. Ce que cette hausse a financé, ce que vous payez par profil, le simulateur de surcoût, et pourquoi votre avis grimpe malgré le gel.
Illustration : Taxe foncière à Tours en 2026 : la hausse de 2022 gelée à l'épreuve des municipales.
À Tours, le taux communal de taxe foncière s'élève à 43,44 % en 2026, et il n'a plus bougé depuis 2022. Cette stabilité n'est pas un hasard : elle suit une hausse marquante, +11,56 % votée en 2022 par la municipalité écologiste d'Emmanuel Denis, la première augmentation d'impôts locaux à Tours depuis 2015. Depuis, le taux est reconduit à l'identique chaque année, y compris pour le budget 2026, à quelques mois des élections municipales de mars. Voici ce que cette hausse a financé, ce que vous payez réellement, et pourquoi votre avis continue d'augmenter malgré le gel du taux.
Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Tours est de 43,44 % en 2026, inchangé depuis 2022. Le conseil municipal a reconduit ce taux par sa délibération du 3 février 2025, et le budget 2026 ne prévoit pas de nouvelle hausse. À cette part communale s'ajoutent, sur votre avis, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et des frais de gestion.
La taxe foncière qui figure sur votre avis additionne plusieurs lignes. À Tours, l'essentiel tient à la part communale, fixée à 43,44 %. C'est elle que vote la Ville, et c'est elle qui détermine le gros de votre cotisation.
Deux mouvements expliquent le niveau actuel. En 2021, le taux communal a mécaniquement gonflé du fait d'une réforme nationale : la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales a entraîné le transfert de la part départementale de taxe foncière vers les communes. Le taux départemental s'est ajouté au taux municipal, sans que votre cotisation change pour autant. Puis, en 2022, la Ville a voté une vraie hausse de son taux.
| Étape clé | Taux communal TFPB | Variation |
|---|---|---|
| 2021 (après transfert départemental) | 38,94 % | transfert (mécanique) |
| Vote 2022, avis 2022 | 43,44 % | +11,56 % |
| Avis 2023 (taux reconduit) | 43,44 % | stable |
| Avis 2024 (taux reconduit) | 43,44 % | stable |
| Avis 2025 et 2026 (taux reconduit) | 43,44 % | stable |
Le saut de 2021 (transfert départemental) et la hausse de 2022 (décision de la Ville) sont deux choses distinctes. Le premier a changé l'affichage du taux sans modifier votre cotisation. Le second, lui, a bel et bien augmenté ce que vous payez de 11,56 %.
En 2022, le conseil municipal a porté le taux communal de 38,94 à 43,44 %, soit +11,56 %. La municipalité écologiste d'Emmanuel Denis l'a justifiée par la nécessité de rénover un patrimoine public qualifié de « fortement dégradé » après des années de sous-investissement, et de financer le développement des services publics et des mobilités. C'était la première hausse d'impôts locaux à Tours depuis 2015.
L'augmentation n'était pas anodine : après sept ans sans hausse, la nouvelle majorité a assumé un choix politique fort dès le début de son mandat. L'argumentaire reposait sur deux volets.
Le premier, le rattrapage d'investissement. La municipalité a présenté un patrimoine communal (écoles, équipements, voirie) jugé fortement dégradé par un sous-investissement chronique, qu'il fallait remettre à niveau. Le second, le développement des services publics : l'adjoint aux finances de l'époque, Syamak Agha Babaei, mettait en avant le recrutement d'environ 300 agents, la création de nouvelles lignes de tramway et de bus, et la gratuité des transports pour les moins de 18 ans.
Depuis ce vote, la part communale n'a plus bougé. La Ville a fait le choix de ne pas augmenter de nouveau son taux les années suivantes. Mais le niveau atteint en 2022 reste la base de tout ce que vous payez aujourd'hui.
Pour une part communale de taxe foncière de 980 € en 2026, environ 102 € proviennent de la hausse de 2022 (la part au-delà de l'ancien taux de 38,94 %). Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale de votre bien, donc de sa surface, de son adresse et de son état.
Le passage de 38,94 à 43,44 % a augmenté la part communale d'environ 11,56 %. Autrement dit, sur les 43,44 % que vous payez aujourd'hui, près de 4,5 points sont directement issus de la décision de 2022.
| Profil | TF part communale 2026 | Dont hausse de 2022 |
|---|---|---|
| Studio 30 m² au Sanitas | ~ 560 € | ~ 58 € |
| 3 pièces 65 m² à Velpeau | ~ 980 € | ~ 102 € |
| Appartement 90 m² aux Prébendes | ~ 1 480 € | ~ 153 € |
| Maison 110 m² à Sainte-Radegonde | ~ 1 950 € | ~ 202 € |
Ces ordres de grandeur valent pour la seule part communale. Ils restent à mettre en regard d'un marché tourangeau plus abordable que celui des grandes métropoles voisines : le prix moyen d'un appartement tourne autour de 2 889 €/m² à Tours, ce qui pèse sur le taux d'effort fiscal rapporté à la valeur du bien.
Indiquez le montant de la part communale de votre taxe foncière 2026 (1re ligne de votre avis). Le simulateur estime ce que vous paieriez au taux d'avant 2022 (38,94 %) et chiffre la part de votre cotisation issue de la hausse de 11,56 % votée en 2022.
Même à taux communal inchangé, le montant de votre taxe foncière augmente chaque année. La revalorisation des valeurs locatives cadastrales, décidée au niveau national, s'applique partout : pour 2026, ce coefficient est de +0,8 %. Il était de +1,7 % en 2025, +3,9 % en 2024 et +7,1 % en 2023.
C'est le malentendu le plus fréquent. Un taux gelé ne signifie pas une cotisation gelée. La taxe foncière est le produit d'un taux (voté par la Ville) et d'une base (la valeur locative cadastrale, revalorisée chaque année par l'État).
Cette revalorisation suit l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Sur les trois dernières années, elle a été particulièrement forte : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025. Pour 2026, elle redescend à +0,8 % selon les données INSEE. Appliquée à votre base, cette hausse s'ajoute année après année, indépendamment du gel du taux communal.
En clair. Entre 2023 et 2026, vos bases ont été revalorisées de près de 14 % au cumul, sans que la Ville ne touche à son taux. Le gel concerne le taux, pas la facture finale, qui continue de progresser doucement.
La stabilité fiscale est devenue un argument de campagne. À l'approche des élections municipales de mars 2026, la majorité sortante met en avant un taux maintenu pour la 4e année consécutive, tout en revendiquant une capacité d'investissement préservée. L'opposition, elle, conteste le bilan du mandat et la hausse de 2022.
Le calendrier politique éclaire le choix du gel. Après la hausse de 2022, la municipalité a tenu son taux stable jusqu'à la fin du mandat. Le budget 2026, voté sans hausse d'impôts, prolonge cette ligne à quelques semaines du scrutin.
Les débats budgétaires de fin de mandat ont porté sur trois sujets : le niveau d'investissement, la dette de la ville et la trajectoire de la fiscalité. La majorité, par la voix de son adjoint aux finances Frédéric Miniou, défend une stabilité fiscale combinée à des investissements maintenus. L'opposition met en avant le poids cumulé de la hausse de 2022 et de la revalorisation des bases sur le pouvoir d'achat des propriétaires.
Pour un propriétaire, l'enjeu réel n'est pas le taux de 2026, déjà connu, mais sa trajectoire après les municipales. Un taux maintenu pendant une campagne ne préjuge pas des arbitrages du prochain mandat : le niveau atteint en 2022 sert de socle, et toute évolution future dépendra de la majorité issue de mars 2026 et de l'état des finances de la ville.
Une taxe foncière élevée pèse à la marge sur l'attractivité, surtout pour les investisseurs qui raisonnent en rendement net. Mais la valeur d'un bien à Tours dépend avant tout de sa localisation, de son état et de son DPE. Le marché tourangeau reste porté par des prix d'entrée accessibles et par la proximité de Paris en une heure de train.
Trois effets sont à garder en tête :
1. Un poids réel pour les investisseurs. Avec un taux de 43,44 %, la taxe foncière entame le rendement locatif net. Pour un bailleur, c'est un point de vigilance, même si le prix d'achat plus bas qu'à Nantes ou Bordeaux compense en partie ce surcoût annuel.
2. Un facteur secondaire pour la résidence principale. Pour un acheteur qui vient habiter, la taxe foncière reste marginale face au prix d'acquisition et au coût du crédit. Un appartement de 90 m² aux Prébendes, autour de 260 000 € au prix moyen tourangeau, supporte une part communale de l'ordre de 1 480 € par an : réel, mais rarement déterminant dans la décision.
3. Une attractivité portée par la situation, pas par la fiscalité. Tours bénéficie de sa desserte TGV (Paris en une heure), de son cadre de vie et d'un marché plus abordable que les grandes métropoles de l'Ouest. C'est ce différentiel, davantage qu'un niveau de taxe foncière intégré par les acheteurs comme une donnée de la ville, qui soutient la demande.
Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Tours est de 43,44 % en 2026, inchangé depuis 2022. Le conseil municipal a reconduit ce taux par sa délibération du 3 février 2025 et le budget 2026 ne prévoit pas de nouvelle hausse, soit la quatrième année consécutive de stabilité. À cette part communale s'ajoutent, sur votre avis, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et des frais de gestion.
En 2022, le conseil municipal a porté le taux communal de 38,94 % à 43,44 %, soit une hausse de 11,56 %. C'était la première augmentation d'impôts locaux à Tours depuis 2015. La municipalité écologiste d'Emmanuel Denis l'avait justifiée par la nécessité de rénover un patrimoine public jugé fortement dégradé et de financer le développement des services publics et des mobilités.
La hausse de 2021 est purement mécanique et ne vient pas de la Ville. La suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales a entraîné le transfert de la part départementale de taxe foncière vers les communes : le taux du département s'est ajouté au taux communal pour former un nouveau taux de référence. Votre cotisation n'a pas changé du fait de ce transfert. La vraie hausse décidée par Tours est intervenue en 2022.
Non, pas sur le taux. Après la hausse de 2022, la Ville de Tours a reconduit son taux communal à l'identique sur les avis 2023, 2024, 2025 et 2026, à 43,44 %. Ce qui continue d'augmenter, c'est l'assiette : les bases cadastrales sont revalorisées chaque année au niveau national, de +0,8 % en 2026, après +1,7 % en 2025 et +3,9 % en 2024.
Parce que la taxe foncière est le produit d'un taux et d'une base. Le taux communal est gelé à 43,44 % depuis 2022, mais la base, la valeur locative cadastrale, est revalorisée chaque année par l'État selon l'indice des prix à la consommation harmonisé. Pour 2026, ce coefficient est de +0,8 %. Cumulée sur 2023-2026, cette revalorisation des bases approche 14 %, ce qui fait progresser votre cotisation malgré le gel du taux.
Le montant dépend de la valeur locative cadastrale de votre bien. Ordres de grandeur sur la part communale : environ 560 € pour un studio au Sanitas, 980 € pour un 3 pièces à Velpeau, 1 480 € pour un appartement aux Prébendes, 1 950 € pour une maison à Sainte-Radegonde. Vous pouvez estimer la part issue de la hausse de 2022 avec le simulateur de l'article, à partir de la part communale figurant sur votre avis.
L'avis de taxe foncière 2026 est envoyé par la Direction générale des finances publiques entre fin août et début octobre 2026, et mis à disposition sur impots.gouv.fr. La date limite de paiement est généralement fixée au 15 octobre pour les contribuables mensualisés et au 20 octobre pour un paiement direct.
Si vous estimez votre taxe foncière erronée, vous pouvez déposer une réclamation via votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique Réclamations, ou auprès du centre des impôts dont dépend votre bien. Le délai de réclamation s'étend jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement de l'avis.
Estimation gratuite et précise en quelques minutes, quartier par quartier.
Estimer mon bien