Taxe foncière à Menton en 2026 : un taux communal autour de 39 %, un parc dominé à 43 % par les résidences secondaires et une majoration d'habitation qui alourdit la note des pied-à-terre. Calcul, montants par profil, simulateur et impact sur la valeur.
Illustration : Taxe foncière à Menton en 2026 : le coût de détention d'une ville de résidences secondaires.
À Menton, la taxe foncière n'est pas tout à fait un impôt comme ailleurs. Dans cette ville frontière de l'Italie, où près d'un logement sur deux est une résidence secondaire, elle est devenue l'impôt central de la détention. Depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, c'est elle qui pèse sur tous les propriétaires ; et pour les nombreux détenteurs d'un pied-à-terre mentonnais, elle s'ajoute à une surtaxe d'habitation qui alourdit encore la note. Avec un taux communal de l'ordre de 39 % et un prix moyen de l'appartement autour de 5 198 €/m², Menton est une ville où le coût de détention mérite d'être regardé de près. Voici ce que vous payez, pourquoi, et comment cela se compare.
Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Menton se situe autour de 39 % en 2026. Ce niveau, apparemment élevé, s'explique en partie par la réforme de 2021 : la part départementale de taxe foncière a été transférée aux communes pour compenser la suppression de la taxe d'habitation. À cette part communale s'ajoutent, sur votre avis, la part intercommunale, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et des frais de gestion.
La taxe foncière qui figure sur votre avis additionne plusieurs lignes. À Menton, l'essentiel tient à la part communale, de l'ordre de 39 %. C'est elle que vote la Ville, et c'est elle qui détermine le gros de votre cotisation. S'y ajoute une part intercommunale reversée à la Communauté d'agglomération de la Riviera française, plus modeste et stable d'une année sur l'autre.
Ce taux de 39 % n'a pas toujours été celui affiché. Avant 2021, la commune votait un taux communal plus bas, autour de 18 %, auquel s'ajoutait la part du département. La réforme de la fiscalité locale a fusionné ces deux parts : le taux départemental s'est ajouté au taux communal, sans que la cotisation du contribuable en soit mécaniquement modifiée. C'est un changement d'affichage plus qu'une hausse d'impôt, mais il explique pourquoi le taux communal paraît soudain élevé.
Le taux seul ne suffit pas à comparer deux villes : la cotisation dépend aussi de la valeur locative cadastrale, qui varie selon le bâti local. À Menton, ville prisée du littoral, les valeurs locatives d'un bien avec vue mer ou situé à Garavan sont élevées, ce qui gonfle la base sur laquelle s'applique le taux.
La taxe foncière est le produit d'un taux voté par les collectivités et d'une base, la valeur locative cadastrale, fixée par l'État puis revalorisée chaque année. À Menton, le taux communal (~39 %) évolue peu : c'est surtout la revalorisation de la base qui fait varier votre avis d'une année sur l'autre.
Le calcul repose sur une mécanique simple en apparence. On part de la valeur locative cadastrale de votre bien, censée représenter un loyer annuel théorique. On lui applique un abattement forfaitaire de 50 % pour obtenir la base d'imposition, puis on multiplie cette base par la somme des taux votés (commune, intercommunalité).
Deux leviers font donc bouger votre cotisation : le taux, décidé localement, et la base, revalorisée nationalement. À Menton, le premier bouge peu ; c'est donc la revalorisation des bases qui explique l'essentiel de la hausse de votre avis d'une année sur l'autre.
À Menton, la part communale de taxe foncière se situe le plus souvent entre 550 € pour un studio et 2 100 € pour une villa, selon la valeur locative cadastrale du bien. Les biens de standing avec vue mer, fréquents à Garavan et sur les hauteurs, supportent les cotisations les plus élevées.
Le montant exact dépend de la valeur locative de votre logement, donc de sa surface, de son adresse et de son état. Voici des ordres de grandeur indicatifs sur la seule part communale, pour des profils représentatifs des quartiers mentonnais.
| Profil de bien | Quartier | TF part communale 2026 (ordre de grandeur) |
|---|---|---|
| Studio 25 m² | Centre-ville | ~ 560 € |
| 3 pièces 65 m² | Careï / Borrigo | ~ 980 € |
| Appartement 80 m² vue mer | Garavan | ~ 1 500 € |
| Villa 120 m² | Plateau Saint-Michel / Garavan | ~ 2 100 € |
Ces estimations valent pour la part communale, hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères et hors majoration résidence secondaire (voir section 6). Elles sont à mettre en regard d'un marché mentonnais parmi les plus chers de la Côte d'Azur après Nice, avec un prix moyen d'appartement autour de 5 198 €/m² en 2026 selon les données DVF et la source unique Immover. Prix d'achat élevés et valeurs locatives soutenues se conjuguent : le coût de détention d'un bien mentonnais figure parmi les plus lourds du littoral.
Indiquez le montant de la part communale de votre taxe foncière 2026 (1re ligne de votre avis). Le simulateur estime ce que vous payiez à bases de 2020 et chiffre la part de votre cotisation issue de la seule revalorisation des bases cadastrales, à taux communal inchangé.
Même à taux communal quasi stable, le montant de votre taxe foncière augmente chaque année. La revalorisation des valeurs locatives cadastrales, décidée au niveau national, s'applique partout : +0,8 % pour 2026, après +1,7 % en 2025, +3,9 % en 2024 et +7,1 % en 2023. C'est elle qui fait grimper l'avis mentonnais, indépendamment des décisions de la Ville.
C'est le malentendu le plus fréquent. Un taux stable ne signifie pas une cotisation stable. La taxe foncière est le produit d'un taux (voté localement) et d'une base (la valeur locative cadastrale, revalorisée chaque année par l'État).
Cette revalorisation suit l'indice des prix à la consommation harmonisé. Sur les dernières années, elle a été particulièrement forte : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025. Pour 2026, elle redescend à +0,8 % selon les données INSEE. Appliquée à votre base, cette hausse s'ajoute année après année.
En clair. À Menton, entre 2020 et 2026, vos bases ont été revalorisées d'environ 18 % au cumul. Sur les valeurs locatives élevées des biens du littoral, cet effet mécanique se traduit en euros bien réels sur l'avis.
À Menton, environ 43 % des logements sont des résidences secondaires (INSEE), l'une des proportions les plus élevées de France pour une ville de cette taille. Pour ces propriétaires, la taxe foncière se double d'une majoration de taxe d'habitation sur les résidences secondaires, que la commune, en zone tendue, peut porter jusqu'à 60 %. Le coût annuel de détention d'un pied-à-terre y est donc particulièrement élevé.
C'est la spécificité mentonnaise. Ville frontière de l'Italie, adossée à un microclimat réputé et à une longue tradition d'hivernage, Menton attire depuis plus d'un siècle une clientèle de résidences secondaires, française, italienne et internationale. D'après l'INSEE, les résidences secondaires représentent près de 43 % du parc de logements, contre environ 48 % de résidences principales : un équilibre rare, qui façonne le marché et la fiscalité locale.
Depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, deux impôts pèsent encore sur les non-résidents. La taxe foncière d'abord, due par tout propriétaire. La taxe d'habitation sur les résidences secondaires ensuite, maintenue pour ces logements, et que les communes situées en zone tendue peuvent majorer de 5 à 60 % par délibération. Les communes touristiques du littoral votent le plus souvent une majoration proche du plafond : le taux exact appliqué à Menton est fixé par délibération du conseil municipal et consultable en mairie.
Pour un propriétaire non-résident qui n'occupe son bien que quelques semaines par an, l'arbitrage mérite d'être chiffré froidement : coût annuel de détention (taxe foncière, majoration résidence secondaire, charges de copropriété, entretien) face à la valeur de marché et à la plus-value latente. Sur un marché mentonnais qui a fortement progressé, cette plus-value peut être significative pour un bien détenu de longue date. La première étape reste une estimation fiable, calibrée sur les transactions réelles de votre secteur.
Un coût de détention élevé pèse à la marge sur la valeur, surtout pour les acheteurs de résidence secondaire attentifs aux charges annuelles. À Menton, il reste largement compensé par l'attrait du site : microclimat, front de mer, proximité de l'Italie et rareté du foncier soutiennent une demande durable. La localisation, la vue et l'état du bien restent les premiers facteurs de valeur.
Trois effets sont à garder en tête.
1. Un point de vigilance pour l'acheteur de résidence secondaire. Un acquéreur qui compare Menton à une commune voisine intègre le coût annuel de détention : taxe foncière élevée et majoration résidence secondaire pèsent dans l'équation, sans être décisifs face au coup de cœur.
2. Un facteur secondaire pour la résidence principale. Pour un ménage qui vient habiter Menton à l'année, la taxe foncière reste marginale face au prix d'acquisition et au coût du crédit. Un appartement de 80 m² à Garavan, autour de 415 000 € au prix moyen mentonnais, supporte une part communale de l'ordre de 1 500 € par an : réel, mais rarement déterminant.
3. Une valeur portée par la rareté. Le microclimat, les jardins, la frontière italienne et un foncier contraint entretiennent une demande soutenue, y compris hors saison. Pour situer la valeur de votre bien à partir des transactions réelles de votre quartier, consultez notre page prix au m² à Menton, ou estimez-le gratuitement ci-dessous.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Menton se situe autour de 39 % en 2026. Ce niveau intègre depuis 2021 l'ancienne part départementale, transférée aux communes pour compenser la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales. À cette part communale s'ajoutent, sur votre avis, la part intercommunale reversée à la Communauté d'agglomération de la Riviera française, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et des frais de gestion. Le taux exact voté chaque année est consultable dans les délibérations du conseil municipal et sur votre avis d'imposition.
Deux effets se cumulent. D'abord, le taux communal d'environ 39 % paraît élevé parce qu'il intègre depuis 2021 l'ancienne part départementale : c'est un changement d'affichage plus qu'une hausse d'impôt. Ensuite, Menton est une ville prisée du littoral où les valeurs locatives cadastrales, notamment pour les biens avec vue mer ou situés à Garavan, sont soutenues. Taux et base élevés se conjuguent, ce qui alourdit la cotisation par rapport à des communes moins recherchées.
Oui. Un propriétaire de résidence secondaire à Menton paie la taxe foncière, comme tout propriétaire, mais reste aussi redevable de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, supprimée uniquement pour les résidences principales. Menton étant située en zone tendue, la commune peut majorer cette taxe d'habitation de 5 à 60 % par délibération du conseil municipal. Les communes touristiques du littoral votent le plus souvent une majoration proche du plafond. Le coût annuel de détention d'un pied-à-terre mentonnais est donc particulièrement élevé.
La taxe foncière est le produit de la valeur locative cadastrale de votre bien, diminuée d'un abattement forfaitaire de 50 %, multipliée par la somme des taux votés par la commune et l'intercommunalité. La valeur locative, fixée par l'administration fiscale, date pour l'essentiel des années 1970 et est revalorisée chaque année au niveau national. À Menton, le taux communal évolue peu : c'est surtout cette revalorisation de la base qui fait varier votre avis d'une année sur l'autre.
Parce que les valeurs locatives cadastrales sont revalorisées chaque année au niveau national, indépendamment des décisions de la Ville. Cette revalorisation suit l'indice des prix à la consommation harmonisé : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025 et +0,8 % en 2026 selon l'INSEE, soit environ +18 % au cumul depuis 2020. Même si le taux communal reste stable, cette hausse de la base s'ajoute mécaniquement à votre cotisation chaque année.
Tout dépend de la valeur locative cadastrale du bien. À titre d'ordre de grandeur, sur la seule part communale, comptez environ 560 € pour un studio en centre-ville, autour de 980 € pour un 3 pièces au Careï ou au Borrigo, et de l'ordre de 1 500 € pour un appartement de 80 m² avec vue mer à Garavan. Ces montants n'incluent pas la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ni, pour une résidence secondaire, la majoration de taxe d'habitation.
À la marge seulement. Un coût de détention élevé peut peser dans la décision d'un acheteur de résidence secondaire attentif aux charges annuelles, mais il reste largement compensé par l'attrait du site : microclimat, front de mer, proximité de l'Italie et rareté du foncier soutiennent une demande durable. La localisation, la vue et l'état du bien demeurent les premiers déterminants de la valeur d'un logement mentonnais.
Les avis de taxe foncière sont mis en ligne sur l'espace particulier d'impots.gouv.fr et envoyés par courrier à partir de fin août, pour un paiement dû à la mi-octobre (mi-octobre pour le paiement non dématérialisé, un peu plus tard en cas de paiement en ligne). Les propriétaires mensualisés voient leurs prélèvements ajustés en fin d'année. Le calendrier précis 2026 est publié chaque été par la Direction générale des finances publiques.
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