Depuis le 1er janvier 2026, Lyon plafonne à 90 nuitées par an la location d'une résidence principale en meublé de tourisme, contre 120 auparavant. Or trois des 14 000 meublés déclarés sur quatre sont justement des résidences principales : le tour de vis touche d'abord les habitants, les investisseurs ayant été bloqués dès 2022 par la compensation. Règles par zone, chiffres locaux et arbitrages.
Illustration : Meublé touristique à Lyon en 2026 : 90 nuitées, et le tour de vis qui vise les Lyonnais.
À Lyon, le tour de vis entré en vigueur le 1er janvier 2026 ne vise pas ceux qu'on croit. Le plafond de location d'une résidence principale est passé de 120 à 90 nuitées par an, sur délibération du conseil municipal du 26 juin 2025. Or, sur les 14 000 meublés déclarés aux services de la Ville depuis 2018, trois sur quatre sont précisément des résidences principales. Autrement dit, la mesure touche d'abord les Lyonnais qui louent leur propre logement quelques semaines par an, pas les investisseurs : pour ces derniers, la porte s'était refermée dès 2022, avec l'obligation de compensation. Voici ce que cela change pour votre bien, et comment arbitrer.
Oui, mais le cadre diffère radicalement selon la nature du logement. Si c'est votre résidence principale, vous pouvez la louer jusqu'à 90 nuitées par année civile depuis le 1er janvier 2026, avec un numéro d'enregistrement obligatoire. Si c'est une résidence secondaire ou un investissement, il vous faut une autorisation de changement d'usage, soumise à compensation. Source : Ville de Lyon, service Habitat, réglementation des meublés de tourisme (consultée en août 2026).
La distinction vient du code du tourisme et du code de la construction et de l'habitation, et elle commande tout le reste.
La résidence principale est le logement que vous occupez au moins huit mois par an. Vous pouvez la louer ponctuellement sans autorisation de changement d'usage, dans la limite de nuitées fixée par la commune. Le numéro d'enregistrement reste obligatoire et doit figurer sur toutes vos annonces.
Tout autre logement entre dans le régime du changement d'usage : c'est une autorisation d'urbanisme délivrée par le maire de Lyon, après avis du maire d'arrondissement, sans laquelle la location courte durée est irrégulière. C'est ce régime qui a été durci en premier, dès 2022.
Le numéro d'enregistrement et le changement d'usage sont deux choses différentes, souvent confondues. Le numéro d'enregistrement est un identifiant déclaratif, obtenu immédiatement via le formulaire en ligne de la Ville : sans lui, les plateformes bloquent votre annonce. Le changement d'usage porte sur la destination du local lui-même. Vous pouvez détenir un numéro et rester en infraction si l'autorisation manque.
Le conseil municipal du 26 juin 2025 a abaissé de 120 à 90 nuitées par année civile la durée maximale de location d'une résidence principale en meublé de tourisme, applicable depuis le 1er janvier 2026. Cette faculté a été ouverte aux communes par la loi Le Meur du 19 novembre 2024. Paris avait pris la même décision. Source : Ville de Lyon, délibération du conseil municipal du 26 juin 2025.
Trente nuitées de moins, c'est un quart du plafond antérieur. Sur un logement loué à plein régime pendant les périodes hautes, cela retire l'équivalent d'un mois de recettes.
| Règle | Avant 2026 | Depuis le 1er janvier 2026 |
|---|---|---|
| Plafond de location d'une résidence principale | 120 nuitées par an | 90 nuitées par an |
| Numéro d'enregistrement | obligatoire | inchangé |
| Changement d'usage hors résidence principale | compensation depuis 2022 | inchangé |
| Diagnostic de performance énergétique | exigé depuis le 21 novembre 2024 (classe A à E) | inchangé, classe A à D en 2034 |
| Amende civile pour défaut d'autorisation | 50 000 € | 100 000 € par local |
La Ville motive la décision par trois objectifs : réguler la pression touristique dans les quartiers les plus attractifs, limiter les nuisances dans les copropriétés, et prévenir les fausses déclarations de résidence principale qui font sortir des logements du parc réel.
Le calendrier politique n'a pas remis la mesure en cause. Grégory Doucet a été réélu maire le 22 mars 2026 avec 50,67 % des suffrages exprimés, soit 104 702 voix contre 101 940 à Jean-Michel Aulas, au terme d'un second tour serré. La régulation votée en juin 2025 reste donc le cadre de la mandature.
Parce que la structure du parc lyonnais de meublés est atypique : sur les 14 000 déclarations enregistrées par la Ville depuis 2018, environ trois quarts portent sur des résidences principales. Le plafond de nuitées est le seul levier qui atteint ce segment, puisque les résidences principales échappent par nature au régime du changement d'usage. Source : Ville de Lyon, juin 2025.
C'est ce qui distingue Lyon des villes où la régulation cible des investisseurs professionnels.
Le parc lyonnais compte 321 274 logements selon le recensement INSEE 2023, dont 271 968 résidences principales (84,7 %), 19 298 résidences secondaires et logements occasionnels (6,0 %) et 30 007 logements vacants (9,3 %). La Ville estimait en 2022 qu'environ 9 000 logements servaient durablement à un usage touristique, soit près de 3 % du parc.
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Population de Lyon | 519 127 habitants | INSEE, recensement 2023 |
| Logements | 321 274 | INSEE, recensement 2023 |
| Résidences principales | 271 968 (84,7 %) | INSEE, recensement 2023 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels | 19 298 (6,0 %) | INSEE, recensement 2023 |
| Logements vacants | 30 007 (9,3 %) | INSEE, recensement 2023 |
| Meublés déclarés depuis 2018 | environ 14 000, dont 3 sur 4 en résidence principale | Ville de Lyon, juin 2025 |
Le rapprochement de ces chiffres éclaire la décision. Si trois quarts des 14 000 déclarations concernent des résidences principales, cela représente environ 10 500 logements dans lesquels des Lyonnais habitent, et qu'ils louent quelques semaines par an. Une part de ces déclarations est inactive ou ancienne, mais l'ordre de grandeur reste : le gisement locatif touristique de Lyon est majoritairement un gisement d'habitants, pas d'investisseurs.
À notre sens, c'est le point qu'il faut retenir avant de lire quoi que ce soit d'autre sur la régulation lyonnaise. Une ville qui abaisse le plafond de nuitées agit sur le seul segment qu'elle ne peut pas atteindre autrement, et ce segment est composé de ses propres habitants. L'effet économique attendu est diffus : 30 nuitées de moins pour 10 000 foyers ne remettent pas 10 000 logements sur le marché locatif, puisque ces logements y sont déjà, occupés par leurs propriétaires. L'effet réel est plutôt un signal, doublé d'un outil de contrôle : en abaissant le plafond, la Ville se donne un critère plus net pour repérer les fausses déclarations de résidence principale, qui sont, elles, le vrai objet de la mesure.
Pour un logement qui n'est pas votre résidence principale, l'autorisation de changement d'usage est conditionnée à une compensation : transformer en logement un local d'un autre usage, bureau ou commerce, de surface au moins équivalente, dans le même arrondissement. Elle s'applique dès le premier m² dans l'hypercentre, à partir de 35 m² ailleurs, et toujours pour une personne morale. Source : Ville de Lyon, règlement de changement d'usage en vigueur depuis le 1er juin 2022, révisé par délibération de la Métropole de Lyon du 10 juillet 2023.
C'est une règle qui, en pratique, agit comme une interdiction de fait pour un particulier isolé. Trouver un local commercial ou de bureau à transformer, dans le même arrondissement, et le mettre en location classique, suppose une opération immobilière à part entière.
L'hypercentre lyonnais regroupe le Vieux-Lyon, la Presqu'île, les secteurs des 3e et 6e arrondissements compris entre les voies ferrées et la frange du 9e arrondissement le long de la Saône. Le périmètre exact se vérifie adresse par adresse sur la cartographie officielle de la Ville de Lyon.
| Situation | Dans l'hypercentre | Hors hypercentre |
|---|---|---|
| Personne physique, logement de moins de 35 m² | compensation obligatoire | autorisation temporaire de 9 ans, non renouvelable |
| Personne physique, logement de 35 m² ou plus | compensation obligatoire | compensation obligatoire |
| Personne morale (SCI, société) | compensation obligatoire | compensation obligatoire |
| Localisation du local de compensation | dans l'hypercentre | dans le même arrondissement |
Hors hypercentre, une personne physique propriétaire d'un logement de moins de 35 m² peut obtenir une autorisation temporaire de neuf ans, non renouvelable, sans compensation. C'est aujourd'hui la seule porte d'entrée praticable pour un particulier qui n'est pas déjà propriétaire d'un local à transformer. Retenez le mot « non renouvelable » : à l'échéance, l'activité s'arrête, ce qui en fait un droit à durée déterminée, pas un actif transmissible avec le bien.
Un diagnostic de performance énergétique classé A à E est exigé pour obtenir l'autorisation, depuis le 21 novembre 2024. L'ensemble des meublés soumis au changement d'usage devra atteindre la classe D au plus tard en 2034. Le dossier se dépose auprès du service Habitat de la Ville de Lyon.
Trois étapes selon votre situation : obtenir le numéro d'enregistrement via le formulaire en ligne de la Ville, qui le délivre immédiatement ; demander l'autorisation de changement d'usage si le logement n'est pas votre résidence principale ; puis afficher le numéro sur toutes vos annonces et respecter le plafond de 90 nuitées si vous louez votre résidence principale.
Le parcours ne souffre pas d'approximation, parce que chaque étape conditionne la suivante et que les sanctions ont doublé.
1. Le numéro d'enregistrement. Il s'obtient en ligne auprès de la Ville de Lyon et il est délivré immédiatement. Il est exigé pour tout meublé, résidence principale comprise. Sans lui, les plateformes de réservation bloquent la publication de l'annonce.
2. L'autorisation de changement d'usage. Elle concerne les logements qui ne sont pas votre résidence principale. Le dossier comprend le formulaire, les plans intérieurs, le diagnostic de performance énergétique, le règlement de copropriété le cas échéant et les justificatifs de propriété. Il se dépose par courrier ou par voie électronique auprès du service Habitat.
3. Les obligations permanentes. Le numéro doit figurer sur chaque annonce, quel que soit le support. La copropriété doit être informée, et son règlement peut interdire l'activité. En cas d'usage mixte, l'activité professionnelle ne peut pas excéder 50 % de la surface habitable.
Les montants ont été relevés par la loi du 19 novembre 2024. Le défaut d'autorisation de changement d'usage expose à une amende civile pouvant atteindre 100 000 € par local, contre 50 000 € auparavant, assortie d'une astreinte pouvant aller jusqu'à 1 000 € par jour et par m² jusqu'à régularisation. Le défaut de déclaration en mairie est sanctionné par une amende administrative pouvant atteindre 10 000 €, contre 5 000 € avant la réforme. L'usage d'un faux numéro d'enregistrement peut coûter jusqu'à 20 000 €.
Surtout la fiscalité. La loi Le Meur du 19 novembre 2024 a ramené le micro-BIC des meublés non classés à 30 % d'abattement et 15 000 € de plafond, contre 50 % et 77 700 € pour un meublé classé sur les revenus 2025, plafond porté à 83 600 € pour les revenus 2026. L'article 84 de la loi de finances pour 2025 réintègre les amortissements dans le calcul de la plus-value pour les cessions réalisées depuis le 16 février 2025.
Deux conséquences pratiques, à intégrer avant tout arbitrage lyonnais.
Le classement du meublé est devenu déterminant. L'écart entre classé et non classé n'est plus marginal : 50 % d'abattement contre 30 %, et un plafond de recettes plus de cinq fois supérieur. Sur un bien réellement exploité, la démarche de classement se rentabilise en une saison.
La fiscalité de sortie s'est alourdie. Jusqu'en février 2025, les amortissements déduits pendant l'exploitation n'étaient pas repris au moment de la vente. Ils le sont désormais, ce qui renchérit la cession d'un bien longtemps exploité en meublé. Faites chiffrer cette plus-value par votre notaire avant de vous décider.
Un téléservice national d'enregistrement doit par ailleurs entrer en service au quatrième trimestre 2026, en application des décrets du 19 mars 2026. Jusqu'à sa mise en place, le dispositif propre à la Ville de Lyon reste seul applicable.
Le prix moyen d'un appartement à Lyon s'établit à 4 532 €/m² en 2026 et celui d'une maison à 6 091 €/m². Les écarts entre arrondissements vont de 3 778 €/m² au 9e à 5 542 €/m² au 6e. Le marché est stable sur douze mois, après un recul d'environ 11 % sur cinq ans, pour environ 6 246 transactions par an (données DVF traitées par Immover, transactions 2024-2025).
Cette correction change la lecture de tout arbitrage. Un bien acheté en 2021 pour une exploitation en meublé de tourisme a perdu de la valeur pendant que la réglementation se durcissait : les deux mouvements se cumulent.
| Arrondissement | Prix moyen appartement | Situation au regard de l'hypercentre |
|---|---|---|
| Lyon 6e | 5 542 €/m² | partiellement dans l'hypercentre |
| Lyon 2e | 5 230 €/m² | Presqu'île, hypercentre |
| Lyon 1er | 4 942 €/m² | Presqu'île, hypercentre |
| Lyon 4e | 4 906 €/m² | hors hypercentre |
| Lyon 3e | 4 541 €/m² | partiellement dans l'hypercentre |
| Lyon 7e | 4 456 €/m² | hors hypercentre |
| Lyon 8e | 4 040 €/m² | hors hypercentre |
| Lyon 5e | 3 983 €/m² | Vieux-Lyon dans l'hypercentre |
| Lyon 9e | 3 778 €/m² | frange le long de la Saône dans l'hypercentre |
La correspondance entre prix et périmètre réglementaire n'est pas fortuite : l'hypercentre couvre les secteurs les plus chers et les plus demandés, ceux-là mêmes où la compensation ferme la porte dès le premier m². Le détail par arrondissement est sur notre page prix au m² à Lyon. Pour la fiscalité de détention, lisez notre analyse de la taxe foncière à Lyon ; pour la méthode d'évaluation, notre guide pour estimer son bien à Lyon.
Quatre voies : rester dans le plafond de 90 nuitées si le bien est votre résidence principale, faire classer le meublé pour préserver le rendement fiscal, basculer en location à l'année en tenant compte de l'encadrement des loyers, ou vendre. Le point de départ n'est pas votre taux de remplissage : c'est le statut du logement au regard du changement d'usage.
Scénario 1 : rester dans le cadre de la résidence principale. Si vous habitez le logement, votre plafond est de 90 nuitées par année civile depuis le 1er janvier 2026. Tenez un décompte rigoureux : le dépassement fait basculer le logement dans le régime du changement d'usage, avec les sanctions correspondantes. C'est la situation de la grande majorité des loueurs lyonnais.
Scénario 2 : faire classer le meublé. L'écart fiscal entre classé et non classé est devenu déterminant, 50 % d'abattement contre 30 %, avec un plafond de recettes cinq fois plus élevé. La démarche vaut d'autant plus qu'elle est indépendante du plafond de nuitées.
Scénario 3 : basculer en location à l'année. C'est la voie logique si le bien n'est pas votre résidence principale et que la compensation vous est inaccessible. Attention toutefois : à Lyon, la location classique est elle-même encadrée. Un arrêté préfectoral en vigueur depuis le 1er novembre 2025 fixe des loyers de référence majorés allant de 11,8 à 26,3 €/m² selon cinq zones et les caractéristiques du logement. Le dispositif a été prolongé jusqu'en juillet 2027. Le rendement est plus faible, mais la charge de gestion et le risque réglementaire disparaissent, dans une ville où 64,4 % des ménages sont locataires.
Scénario 4 : vendre. À considérer si votre projet reposait sur un rendement courte durée que le cadre lyonnais rend hors d'atteinte. Deux précautions : la réintégration des amortissements dans la plus-value depuis février 2025 renchérit la cession d'un bien longtemps exploité en meublé, et le marché lyonnais a reculé d'environ 11 % sur cinq ans avant de se stabiliser. Faites chiffrer la plus-value par votre notaire avant de vous décider.
À notre sens, la question lyonnaise n'est plus « puis-je encore louer en courte durée ? » mais « dans quelle case suis-je ? ». Trois cas seulement existent, et ils ne se discutent pas : résidence principale, avec un plafond désormais à 90 nuitées ; petit logement hors hypercentre, avec une autorisation temporaire qui s'éteindra ; tout le reste, où la compensation rend l'opération inaccessible à un particulier. Un propriétaire qui hésite devrait commencer par situer la valeur de son bien en location classique, indépendamment de toute autorisation. C'est le socle de valeur que la réglementation ne peut pas lui retirer, et le seul repère stable dans un cadre qui a changé trois fois en quatre ans.
90 nuitées par année civile, contre 120 auparavant. Le conseil municipal du 26 juin 2025 a abaissé ce plafond, applicable depuis le 1er janvier 2026, sur le fondement de la loi Le Meur du 19 novembre 2024 qui ouvre cette faculté aux communes. Le numéro d'enregistrement reste obligatoire et doit figurer sur toutes vos annonces.
Pour une résidence secondaire ou un investissement locatif, oui : une autorisation de changement d'usage délivrée par le maire de Lyon est obligatoire, en plus du numéro d'enregistrement. Pour une résidence principale, celle que vous occupez au moins huit mois par an, une déclaration et un numéro d'enregistrement suffisent, dans la limite de 90 nuitées par année civile.
La compensation consiste à transformer en logement un local d'un autre usage, bureau ou commerce, de surface au moins équivalente et situé dans le même arrondissement. Elle s'applique dès le premier m² dans l'hypercentre, à partir de 35 m² hors hypercentre, et toujours pour une personne morale. Hors hypercentre et sous 35 m², une personne physique peut obtenir à la place une autorisation temporaire de neuf ans, non renouvelable.
L'hypercentre regroupe le Vieux-Lyon, la Presqu'île, les secteurs des 3e et 6e arrondissements compris entre les voies ferrées et la frange du 9e arrondissement le long de la Saône. Le périmètre exact se vérifie adresse par adresse sur la cartographie officielle de la Ville de Lyon. C'est la zone où la compensation s'impose dès le premier mètre carré.
Environ 14 000 meublés ont été déclarés aux services de la Ville depuis 2018, dont trois quarts en résidence principale. La Ville estimait par ailleurs en 2022 qu'environ 9 000 logements servaient durablement à un usage touristique, sur un parc de 321 274 logements recensés par l'INSEE en 2023, soit près de 3 %.
Depuis la loi Le Meur, le défaut d'autorisation de changement d'usage expose à une amende civile pouvant atteindre 100 000 € par local, contre 50 000 € auparavant, assortie d'une astreinte pouvant aller jusqu'à 1 000 € par jour et par mètre carré jusqu'à régularisation. Le défaut de déclaration en mairie est sanctionné par une amende administrative pouvant atteindre 10 000 €, et l'usage d'un faux numéro d'enregistrement jusqu'à 20 000 €.
Le prix moyen d'un appartement à Lyon s'établit à 4 532 €/m² en 2026 et celui d'une maison à 6 091 €/m². Les écarts vont de 3 778 €/m² dans le 9e arrondissement à 5 542 €/m² dans le 6e. Le marché est stable sur douze mois, après un recul d'environ 11 % sur cinq ans, pour environ 6 246 transactions par an.
Cela dépend du statut de votre logement. Si c'est votre résidence principale, rester dans le plafond de 90 nuitées garde du sens. Si c'est un investissement pour lequel la compensation est inaccessible, la location à l'année offre un rendement plus régulier sans risque réglementaire, dans une ville où 64,4 % des ménages sont locataires, mais elle est elle-même encadrée : l'arrêté préfectoral en vigueur depuis le 1er novembre 2025 fixe des loyers de référence majorés de 11,8 à 26,3 €/m² selon cinq zones. Avant de vendre, faites chiffrer la plus-value par votre notaire : les amortissements déduits sont désormais réintégrés.
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