Bordeaux plafonne la location touristique à 90 jours et impose une compensation logement contre logement. Mérignac, hors du champ du changement d'usage, n'impose rien. L'obstacle est ailleurs : la clientèle est aéroportuaire et professionnelle, elle vient en semaine et disparaît en août. Notre calcul du nombre de nuitées nécessaires pour battre une location à l'année, et pourquoi le bail mobilité est sans doute le bon outil ici.
Illustration : Meublé touristique à Mérignac en 2026 : aucune règle locale, mais 172 nuits à trouver.
À six kilomètres de là, Bordeaux a plafonné la location touristique à 90 jours par an et impose une compensation logement contre logement. À Mérignac, rien de tout cela ne s'applique : la commune n'entre pas dans le champ du régime d'autorisation de changement d'usage et nous ne trouvons trace d'aucune délibération l'ayant instauré. Sur le papier, c'est une porte grande ouverte. Dans les faits, l'obstacle mérignacais n'est pas réglementaire, il est arithmétique : la clientèle n'est pas touristique, et notre calcul du nombre de nuitées nécessaires pour battre une location à l'année donne un résultat que peu de propriétaires atteindront.
Oui, sans autorisation préalable. Mérignac, avec 78 090 habitants, n'entre pas dans le champ de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation, qui impose le régime d'autorisation de changement d'usage aux communes de plus de 200 000 habitants et à celles des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Nous ne trouvons trace, ni dans les démarches publiées par la ville ni dans une délibération accessible, d'un régime instauré volontairement.
La distinction est importante et souvent mal comprise. Depuis la loi Le Meur du 19 novembre 2024, toute commune peut instaurer par simple délibération un régime d'autorisation de changement d'usage, des quotas par quartier, ou abaisser à 90 jours le plafond de location d'une résidence principale. Mérignac n'a activé aucun de ces trois leviers à ce jour.
| Obligation | Mérignac | Bordeaux |
|---|---|---|
| Autorisation de changement d'usage | non exigée | obligatoire |
| Compensation logement contre logement | non | oui, 1 pour 1 dans la même zone |
| Plafond de la résidence principale | 120 jours par an | 90 jours par an |
| Quota par quartier | aucun | oui |
| DPE minimum pour un nouveau meublé | non applicable | classe E, puis D en 2034 |
| Déclaration et numéro d'enregistrement | oui | oui |
La loi Le Meur impose un diagnostic de performance énergétique de classe E au minimum pour tout nouveau meublé de tourisme, avec un passage à la classe D en 2034. Cette exigence est attachée aux communes ayant instauré le régime d'autorisation de changement d'usage. Mérignac ne l'ayant pas instauré, elle ne s'y applique pas aujourd'hui. Une délibération future changerait la donne, y compris pour les logements déjà en location : c'est le principal risque réglementaire à intégrer dans un plan de financement à dix ans.
Reste le droit privé, qui ne dépend pas de la mairie. Un règlement de copropriété peut interdire la location de courte durée par une clause d'habitation bourgeoise stricte, et un bail de location interdit la sous-location touristique sans accord écrit du propriétaire. Ces deux points se vérifient avant tout achat destiné à la courte durée.
La déclaration se fait auprès de Bordeaux Métropole, qui gère l'enregistrement et la taxe de séjour pour ses 28 communes. Le numéro délivré doit figurer sur toutes vos annonces. Le téléservice national prévu par la loi Le Meur n'est pas encore ouvert : la Direction générale des entreprises annonce sa mise en service pour le quatrième trimestre 2026, et le portail loueurs reste en version bêta.
La chaîne des démarches est courte, mais chaque maillon a son utilité juridique.
Le décret d'application du téléservice national est paru le 19 mars 2026 et l'obligation d'enregistrement généralisée était fixée au 20 mai 2026. Mais l'outil n'existe pas encore côté loueurs. Tant que le portail national n'est pas ouvert, c'est la déclaration auprès de Bordeaux Métropole qui vous protège juridiquement, et les numéros déjà délivrés restent valides pendant la transition.
Parce que la tension qui justifie une régulation à Bordeaux n'existe pas à Mérignac. La commune compte 1 823 résidences secondaires et logements occasionnels, soit 4,3 % de son parc de 42 346 logements, et 92,1 % de résidences principales (INSEE, recensement 2023). Un meublé touristique de plus n'y retire presque rien au marché de l'habitation.
Bordeaux a durci sa réglementation par deux délibérations de 2025, l'une municipale du 8 juillet, l'autre métropolitaine du 26 septembre. L'agence d'urbanisme A'urba avait documenté un basculement de plus de 5 % du parc de logements du centre historique vers la location touristique, un seuil qui a justifié le passage à 90 jours et à la compensation un pour un dans la même zone.
Rien de comparable à Mérignac. Le parc y est massivement occupé à titre principal, la vacance reste basse à 3,6 %, et la commune conduit une politique de développement du logement plutôt que de préservation d'un centre ancien saturé.
Ce choix se lit dans un chiffre précis. La majoration de taxe d'habitation sur les résidences secondaires est le levier le plus simple à actionner pour décourager la détention d'un logement non occupé. Onze des vingt-huit communes de Bordeaux Métropole l'ont voté ; Mérignac est la moins ferme de toutes.
| Commune | Majoration THRS 2025 | Taux communal de taxe d'habitation |
|---|---|---|
| Bordeaux | 60 % | 24,13 % |
| Pessac | 60 % | 22,59 % |
| Bègles | 60 % | 25,01 % |
| Saint-Médard-en-Jalles | 60 % | 18,84 % |
| Le Haillan | 50 % | 19,97 % |
| Eysines | 50 % | 21,06 % |
| Le Bouscat | 35 % | 22,42 % |
| Mérignac | 20 % | 20,74 % |
Pour un propriétaire, la conséquence est directe : sur un logement conservé pour son usage personnel, le taux de taxe d'habitation applicable atteint 34,32 % à Mérignac contre 48,04 % à Bordeaux, soit près de 14 points d'écart entre deux communes voisines (traitement Immover sur les données DGFiP 2025).
Le durcissement bordelais de 2025 produit mécaniquement un effet de report vers la périphérie : un investisseur qui ne peut plus obtenir d'autorisation intra-muros regarde la première couronne. Si ce report devient visible dans les chiffres de la métropole, une délibération mérignacaise deviendra probable. Elle ne serait pas rétroactive sur les logements déjà déclarés, mais elle fermerait l'entrée. Bâtir un modèle économique sur l'absence de règle locale revient à parier sur une inaction politique, ce qui n'est pas un fondement solide.
Pas à des touristes. Mérignac accueille l'aéroport de Bordeaux, qui a enregistré 5,9 millions de passagers en 2025, et Bordeaux Aéroparc, qui concentre 47 000 emplois. La demande de courte durée y est majoritairement professionnelle : escales, missions, formations, prestataires de l'aéronautique. Elle se concentre du lundi au jeudi et s'effondre en août.
C'est la donnée qui change tout, et que les guides nationaux sur la location courte durée ignorent systématiquement.
Le trafic de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac s'est établi à 5,9 millions de passagers en 2025, en repli d'environ 9 % après 6,59 millions en 2024, principalement en raison du départ de Ryanair, qui représentait 1,7 million de passagers. La plateforme vise 6,2 millions en 2026 et un retour au pic de 2019, 7,7 millions, à l'horizon 2030.
Le second moteur est industriel. Bordeaux Aéroparc, opération d'intérêt métropolitain à cheval sur Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles, concentre 47 000 emplois avec un objectif de 50 000 en 2030. Sur la seule commune de Mérignac, la filière aéronautique et défense représente de l'ordre de 15 000 emplois, avec Thales comme premier employeur privé, environ 2 000 salariés, Dassault Aviation, plus de 1 500 personnes sur son bâtiment inauguré en 2021, et Sabena Technics, environ 1 000 salariés.
| Caractéristique | Marché littoral ou touristique | Marché mérignacais |
|---|---|---|
| Pic de demande | juillet et août | septembre à juin |
| Rythme hebdomadaire | week-ends et semaines complètes | lundi au jeudi |
| Durée moyenne de séjour | plusieurs nuits | une à trois nuits |
| Sensibilité au prix | élevée, arbitrage loisir | encadrée par les barèmes d'entreprise |
| Concurrence directe | autres meublés, campings | hôtellerie et résidences d'affaires |
Cette structure a trois conséquences pratiques. Le ménage est plus fréquent, puisque les séjours sont courts. Le prix de nuitée est plafonné par les barèmes de remboursement des entreprises, qui ne suivent pas un pic estival. Et les mois de juillet et août, qui portent la rentabilité d'un meublé du Bassin d'Arcachon, sont ici les plus creux, parce que l'activité industrielle et les déplacements professionnels s'arrêtent.
À l'échelle du département, Bordeaux Métropole capte environ 35 % des nuits réservées sur les plateformes, contre 31 % pour le Bassin d'Arcachon et 14 % pour le littoral médocain (Gironde Tourisme). Mais ces 35 % sont massivement concentrés sur Bordeaux intra-muros, pas sur la première couronne.
L'abattement micro-BIC est de 30 % pour un meublé non classé, dans la limite de 15 000 € de recettes, et de 50 % pour un meublé classé, dans la limite de 77 700 €, depuis les revenus 2025. À Mérignac s'ajoutent la taxe foncière, à 47,24 % de taux global plus 7,18 % de TEOM, la taxe de séjour collectée par Bordeaux Métropole, et la cotisation foncière des entreprises.
Le classement en meublé de tourisme est le premier arbitrage à faire, et il se tranche vite. Il coûte de 200 à 400 € pour cinq ans auprès d'Atout France ou d'un organisme agréé, et fait passer l'abattement forfaitaire de 30 % à 50 %. Sur 10 000 € de recettes annuelles, il déplace 2 000 € de base imposable : il s'amortit dès la première année.
| Prélèvement | Base et taux | Qui l'encaisse |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu, micro-BIC non classé | abattement 30 %, plafond 15 000 € | État |
| Impôt sur le revenu, micro-BIC classé | abattement 50 %, plafond 77 700 € | État |
| Taxe foncière | 47,24 % + 7,18 % de TEOM | Ville et Bordeaux Métropole |
| Taxe de séjour, meublé non classé | 5 % du prix hors taxes, plafonné à 4,90 € par nuit et par personne | Bordeaux Métropole |
| Taxes additionnelles à la taxe de séjour | 10 % au titre du département, 34 % au titre de la région depuis 2024 | Gironde et Nouvelle-Aquitaine |
| Cotisation foncière des entreprises | variable, due dès la première année pleine | Bordeaux Métropole |
La surtaxe régionale de 34 % appliquée depuis le 1er janvier 2024 finance la Société du Grand Projet du Sud-Ouest, c'est-à-dire la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Elle s'ajoute à la taxe additionnelle départementale de 10 %. Ce sont vos clients qui l'acquittent, mais c'est vous qui la collectez et la reversez.
Un logement dont vous vous réservez la jouissance, même quelques semaines par an, relève de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires en plus de la taxe foncière. À Mérignac, le taux applicable atteint alors 34,32 %, majoration de 20 % comprise, sur une base égale à la valeur locative cadastrale entière, c'est-à-dire le double de la base de taxe foncière. Un meublé entièrement dédié à la location y échappe, mais relève en contrepartie de la cotisation foncière des entreprises. La frontière est fine et l'écart annuel se compte en centaines d'euros.
Pour le détail du volet taxe foncière à Mérignac, taux, évolution et montants par profil, voir notre article dédié : taxe foncière à Mérignac.
Renseignez le loyer mensuel que votre logement produirait en location classique, le prix de nuitée que vous pensez pratiquer et votre part de charges d'exploitation. Le calcul donne le nombre de nuitées à vendre pour simplement égaler la location à l'année, et le taux d'occupation que cela représente. Le repère girondin se situe autour de 96 nuitées par logement et par an.
Prenons le cas le plus fréquent à Mérignac, un T2 de 45 m². Le loyer d'annonce pour un une ou deux pièces s'établit à 17,84 €/m² par mois hors charges (carte des loyers 2025, ministère du Logement), soit 803 € par mois et 9 634 € par an. À 80 € la nuit et 30 % de charges d'exploitation, chaque nuitée rapporte 56 € nets : il faut 172 nuitées, soit 47 % d'occupation, pour seulement égaler la location à l'année. Au repère girondin de 96 nuitées, il faudrait facturer 143 € la nuit.
Ce n'est pas un verdict, c'est un seuil. Il devient atteignable pour un studio bien placé près de l'aéroport, géré en direct, avec un taux de charges réduit et un flux d'affaires régulier. Il ne l'est pas pour un logement standard confié à une conciergerie.
Le bail mobilité est un contrat de location meublée de 1 à 10 mois, non renouvelable, sans dépôt de garantie, réservé aux locataires en formation, en mission temporaire, en mutation ou en stage. C'est exactement le profil de la demande mérignacaise, et il ne relève ni du régime des meublés de tourisme ni de la taxe de séjour.
C'est l'angle mort de la plupart des raisonnements sur la location courte durée en périphérie de métropole. La question n'est pas seulement « courte durée ou location à l'année », il existe un troisième régime, créé par la loi ELAN de 2018, taillé pour la mobilité professionnelle.
| Critère | Meublé de tourisme | Bail mobilité | Location nue |
|---|---|---|---|
| Durée | à la nuit | 1 à 10 mois | 3 ans |
| Déclaration et numéro d'enregistrement | obligatoires | non | non |
| Taxe de séjour | oui | non | non |
| Dépôt de garantie | caution éventuelle | interdit | 1 mois |
| Charges d'exploitation | élevées, ménage à chaque séjour | faibles | très faibles |
| Régime fiscal | micro-BIC 30 ou 50 % | micro-BIC 50 % | micro-foncier 30 % |
| Risque réglementaire local | réel | nul | nul |
À Mérignac, un logement meublé loué en bail mobilité se positionne sur les prestataires et les salariés en mission de l'Aéroparc, avec une prime de loyer de l'ordre de 10 à 15 % sur la location nue, sans taxe de séjour à collecter, sans numéro d'enregistrement à obtenir, et sans exposition à une délibération municipale future.
Le compromis est connu : la rotation reste importante et le bail n'est pas renouvelable avec le même locataire, ce qui impose une gestion active. Mais le rendement est beaucoup plus prévisible qu'un modèle qui suppose 172 nuitées vendues dans une commune sans saison touristique.
La location nue part avec un rendement brut d'environ 6,3 % sur un T2 acheté au prix moyen mérignacais de 3 409 €/m². La courte durée ne devient supérieure qu'au-delà d'environ 172 nuitées par an, soit près du double du repère girondin. Le bail mobilité est le compromis le plus adapté à la clientèle réelle de la commune.
Voici la grille que nous appliquerions à Mérignac, dans l'ordre des questions à se poser.
Le contexte de marché achève de poser le cadre. Le prix moyen d'un appartement à Mérignac tourne autour de 3 409 €/m² en 2026 et celui d'une maison autour de 4 228 €/m² (traitement Immover, données DVF), en hausse d'environ 1,4 % sur douze mois après un recul d'environ 6 % sur cinq ans, avec près de 658 ventes par an. Un T2 de 45 m² acquis à 153 400 € et loué 9 634 € par an en location nue produit un rendement brut de l'ordre de 6,3 %, ce qui est solide pour une commune de première couronne métropolitaine.
Les écarts entre quartiers restent le premier déterminant du prix d'achat comme du loyer : de 2 760 €/m² au Burck à 4 174 €/m² à Arlac, à la limite de Caudéran. Bourran (+14,8 %) et Capeyron (+7,2 %) ont nettement progressé sur douze mois. Avant tout arbitrage, la première chose à connaître reste la valeur réelle de votre bien :
Pour le détail par secteur, notre page prix au m² à Mérignac donne le prix de chacun des quatorze quartiers couverts.
Oui, sans autorisation préalable. Avec 78 090 habitants, Mérignac n'entre pas dans le champ de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation, qui impose le régime d'autorisation de changement d'usage aux communes de plus de 200 000 habitants et à la petite couronne parisienne. Nous ne trouvons trace d'aucune délibération l'ayant instauré volontairement. Le plafond national de 120 jours par an s'applique à la résidence principale, sans abaissement local à 90 jours.
La déclaration se fait auprès de Bordeaux Métropole, qui centralise l'enregistrement et la taxe de séjour pour ses 28 communes. Le numéro d'enregistrement délivré doit figurer sur toutes vos annonces et vos contrats. Vous déclarez ensuite les nuitées et reversez la taxe de séjour chaque trimestre, avant le 20 du mois suivant la fin du trimestre. Il faut également déclarer l'activité aux impôts et obtenir un numéro SIRET.
Pas encore en pratique. Le décret n° 2026-196 du 19 mars 2026 a créé le téléservice national et l'échéance légale était fixée au 20 mai 2026, mais le portail destiné aux loueurs n'est pas ouvert : la Direction générale des entreprises annonce sa mise en service pour le quatrième trimestre 2026. D'ici là, c'est la déclaration auprès de Bordeaux Métropole qui vous protège juridiquement.
Parce que la tension qui justifie une régulation à Bordeaux n'existe pas à Mérignac. La commune compte 1 823 résidences secondaires et logements occasionnels, soit 4,3 % de son parc de 42 346 logements, pour 92,1 % de résidences principales et seulement 3,6 % de vacance (INSEE, recensement 2023). Bordeaux a durci en 2025 après un rapport de l'agence A'urba constatant le basculement de plus de 5 % du parc de son centre historique vers la location touristique.
Nettement moins. Des onze communes de Bordeaux Métropole qui ont voté une majoration de taxe d'habitation sur les résidences secondaires, Mérignac est la plus basse, à 20 %, quand Bordeaux, Pessac, Bègles, Cenon, Bruges et Saint-Médard-en-Jalles sont au plafond de 60 %. Le taux applicable atteint 34,32 % à Mérignac contre 48,04 % à Bordeaux, soit près de 14 points d'écart entre deux communes voisines.
Une clientèle professionnelle, pas touristique. Mérignac accueille l'aéroport de Bordeaux, 5,9 millions de passagers en 2025, et Bordeaux Aéroparc, qui concentre 47 000 emplois avec Thales, Dassault Aviation et Sabena Technics. La demande vient des escales, des missions et des formations : elle se concentre du lundi au jeudi, s'étale de septembre à juin et s'effondre en août, à l'inverse d'un marché littoral.
Environ 172 nuitées pour un T2 de 45 m² loué 80 euros la nuit. Le loyer d'annonce pour un une ou deux pièces s'établit à 17,84 euros/m² par mois à Mérignac, soit 803 euros par mois et 9 634 euros par an (carte des loyers 2025). Avec 30 % de charges d'exploitation, chaque nuitée rapporte 56 euros nets : il faut 172 nuits, soit 47 % d'occupation, pour seulement égaler la location classique. Le repère girondin se situe autour de 96 nuitées par logement et par an.
Le bail mobilité est mieux adapté à la clientèle réelle de la commune. Ce contrat de location meublée de 1 à 10 mois, non renouvelable et sans dépôt de garantie, vise les locataires en formation, en mission ou en mutation, exactement le profil de l'Aéroparc. Il ne relève ni du régime des meublés de tourisme, ni de la taxe de séjour, ni du numéro d'enregistrement, et il est immunisé contre une future délibération municipale. La prime de loyer est de l'ordre de 10 à 15 % sur la location nue.
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