Taxe foncière à Blois en 2026 : un taux communal de 57,70 %, l'un des plus lourds du Val de Loire, 12,5 points au-dessus de la moyenne du Loir-et-Cher. Ce que ce niveau recouvre, ce que vous payez par profil, le simulateur de surcoût et le débat des municipales 2026.
Illustration : Taxe foncière à Blois en 2026 : un des taux les plus lourds du Val de Loire.
À Blois, le taux communal de taxe foncière sur le bâti atteint 57,70 %, l'un des plus lourds du Val de Loire et de très loin au-dessus de la moyenne du Loir-et-Cher (45,24 %). Pourtant, la Ville n'a pas augmenté son propre taux depuis plus de dix ans. Ce paradoxe a nourri la campagne des municipales de mars 2026, à l'issue desquelles Marc Gricourt a été réélu pour un quatrième mandat, une première dans l'histoire de la ville. Voici ce que ce niveau recouvre réellement, ce que vous payez selon votre bien, et pourquoi votre avis continue de grimper alors que le taux, lui, ne bouge pas.
Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Blois est de 57,70 % selon les données de la Direction générale des finances publiques. C'est l'un des taux les plus élevés du Val de Loire pour une ville de cette taille, environ 12,5 points au-dessus de la moyenne du Loir-et-Cher (45,24 %). À cette part communale s'ajoutent, sur votre avis, la part intercommunale, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et des frais de gestion.
La taxe foncière qui figure sur votre avis additionne plusieurs lignes, mais l'essentiel tient à la part communale. À Blois, elle atteint 57,70 %, un niveau qui place la ville dans le haut du classement départemental et régional.
La comparaison est parlante : la moyenne du Loir-et-Cher se situe autour de 45 %, et de nombreuses villes moyennes comparables affichent des taux nettement inférieurs. C'est cet écart, plus que le chiffre brut, qui explique que la fiscalité foncière soit devenue à Blois un sujet politique récurrent.
Un taux élevé ne se traduit pas mécaniquement par une cotisation élevée. La taxe foncière dépend du produit du taux et de la valeur locative cadastrale du bien, qui date pour l'essentiel des années 1970. À Blois, un taux fort s'applique à des bases souvent modestes : c'est le résultat des deux qu'il faut regarder.
Le taux de 57,70 % combine deux éléments : le taux communal propre de Blois, à 33,30 %, inchangé depuis plus de dix ans, et la part départementale de 24,40 %, transférée aux communes en 2021 lors de la suppression de la taxe d'habitation. La Ville n'a donc pas augmenté son propre taux récemment : son niveau élevé est ancien, et le transfert de 2021 l'a mécaniquement gonflé sur le papier.
Comprendre ce chiffre suppose de le décomposer. Le taux communal propre de Blois, celui que vote le conseil municipal, est de 33,30 %. Il est stable depuis le milieu des années 2010 : la Ville ne l'a pas relevé sur la dernière période, y compris à l'approche des municipales.
En 2021, la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales a entraîné le transfert de la part départementale de taxe foncière vers les communes. Le taux du département, de 24,40 %, s'est ajouté au taux communal pour former le taux de référence actuel de 57,70 %. Cette opération était neutre : à elle seule, elle n'a pas augmenté votre cotisation, elle a changé l'affichage.
Le débat local ne porte donc pas sur une augmentation récente, mais sur le niveau lui-même. L'opposition met en avant des comparaisons avec des villes moins taxées et un produit fiscal par habitant supérieur à celui de communes de taille voisine. La majorité, elle, défend une lecture par le coût fiscal moyen par ménage et présente l'impôt comme le financement d'un niveau de services et d'investissements.
Le montant dépend de la valeur locative cadastrale de votre bien. En ordre de grandeur, sur la part communale, comptez environ 640 € pour un studio du Vieux Blois, 1 120 € pour un 3 pièces quartier Vienne, 1 480 € pour un appartement au Cabochon et de l'ordre de 1 980 € pour une maison aux Grouëts.
Ces montants valent pour la seule part communale, hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Ils traduisent l'effet d'un taux élevé appliqué à des bases modérées, dans une ville où le prix moyen de l'appartement s'établit autour de 1 794 €/m² selon les données DVF, un marché nettement plus accessible que la moyenne nationale.
| Profil | Surface | TF part communale 2026 (ordre de grandeur) |
|---|---|---|
| Studio au Vieux Blois | 30 m² | ~ 640 € |
| 3 pièces quartier Vienne | 65 m² | ~ 1 120 € |
| Appartement au Cabochon | 85 m² | ~ 1 480 € |
| Maison aux Grouëts | 110 m² | ~ 1 980 € |
Ces ordres de grandeur sont indicatifs : seule la valeur locative cadastrale inscrite sur votre avis permet un calcul exact. Ils supposent une part communale de 57,70 % appliquée à des bases représentatives de chaque type de bien.
Indiquez le montant de la part communale de votre taxe foncière 2026 (1re ligne de votre avis). Le simulateur estime ce que vous paieriez si Blois appliquait le taux moyen du Loir-et-Cher (45,24 %) et chiffre le surcoût lié au niveau blésois, supérieur d'environ 12,5 points à cette moyenne.
Même à taux communal inchangé, le montant de votre taxe foncière augmente chaque année. La revalorisation des valeurs locatives cadastrales, décidée au niveau national, s'applique partout : pour 2026, ce coefficient est de +0,8 %. Il était de +1,7 % en 2025, +3,9 % en 2024 et +7,1 % en 2023.
C'est le malentendu le plus fréquent. Un taux gelé ne signifie pas une cotisation gelée. La taxe foncière est le produit d'un taux, voté par la Ville, et d'une base, la valeur locative cadastrale, revalorisée chaque année par l'État.
Cette revalorisation suit l'indice des prix à la consommation harmonisé. Sur les dernières années, elle a été forte : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025, puis +0,8 % en 2026 selon l'INSEE. Appliquée à votre base, elle s'ajoute année après année. À Blois, cette hausse des bases se cumule à un taux déjà élevé : le produit de taxe foncière encaissé par la Ville a progressé d'environ 25 % entre 2013 et 2023 selon la DGFiP, sans hausse du taux communal propre.
En clair. À Blois, votre facture progresse par le bas, via la revalorisation nationale des bases, et non par une décision du conseil municipal. Le taux propre est gelé ; c'est son niveau, déjà haut, combiné à des bases qui montent, qui alourdit l'avis.
La fiscalité a occupé une place centrale dans la campagne des municipales de mars 2026. Malgré un taux parmi les plus élevés du Val de Loire, Marc Gricourt a été réélu pour un quatrième mandat, une première dans l'histoire de Blois, avec 51,74 % des voix au second tour, devant le candidat de droite Malik Benakcha.
Le débat fiscal a structuré la campagne. L'opposition a fait du niveau de la taxe foncière l'un de ses principaux arguments, en le comparant à des villes moins taxées et en soulignant le produit fiscal par habitant. La majorité sortante a défendu son bilan, en insistant sur la stabilité du taux propre, la réduction de la dette et le financement des services et des équipements.
Le 22 mars 2026, à la faveur d'une fusion des listes de gauche et écologiste au second tour, Marc Gricourt l'a emporté avec 51,74 % des voix. Réélu pour un quatrième mandat inédit, il conduira la politique fiscale de la ville sur la période qui s'ouvre.
Pour un propriétaire, le vote de mars 2026 tranche une question politique, pas fiscale : la majorité est reconduite, mais le taux de 2026 est déjà fixé. L'enjeu réel est la trajectoire des prochains budgets. Un taux propre gelé depuis dix ans peut le rester, mais le contexte de baisse des dotations de l'État pèse sur toutes les communes : c'est là qu'il faudra suivre les arbitrages du nouveau mandat.
Une taxe foncière élevée pèse à la marge sur l'attractivité, surtout pour les investisseurs qui raisonnent en rendement net. Mais la valeur d'un bien à Blois dépend avant tout de sa localisation, de son état et de son DPE. Le marché blésois reste porté par des prix d'entrée accessibles, un patrimoine remarquable et la proximité de Tours et de la région parisienne.
Trois effets sont à garder en tête :
1. Un poids réel pour les investisseurs. Avec un taux communal de 57,70 %, la taxe foncière entame le rendement locatif net. Pour un bailleur, c'est un point de vigilance, même si le prix d'achat modéré, autour de 1 794 €/m² pour un appartement, compense en partie ce coût annuel.
2. Un facteur secondaire pour la résidence principale. Pour un acheteur qui vient habiter, la taxe foncière reste marginale face au prix d'acquisition et au coût du crédit. Un appartement de 85 m² au Cabochon, autour de 150 000 € au prix moyen blésois, supporte une part communale de l'ordre de 1 480 € par an : réel, mais rarement décisif.
3. Une attractivité portée par le cadre de vie. Blois bénéficie de son château, de ses bords de Loire, de son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre du Val de Loire et d'une desserte ferroviaire vers Tours, Orléans et Paris. C'est ce cadre, davantage qu'un niveau de taxe foncière, qui soutient la demande.
Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à Blois est de 57,70 % selon les données de la Direction générale des finances publiques. C'est l'un des taux les plus élevés du Val de Loire pour une ville de cette taille, environ 12,5 points au-dessus de la moyenne du Loir-et-Cher (45,24 %). À cette part communale s'ajoutent, sur votre avis, la part intercommunale, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et des frais de gestion.
Le taux de 57,70 % combine deux éléments : le taux communal propre de Blois, de 33,30 %, gelé depuis plus de dix ans, et la part départementale de 24,40 %, transférée aux communes en 2021 lors de la suppression de la taxe d'habitation. La Ville n'a donc pas augmenté son propre taux récemment : son niveau est ancien et élevé, et le transfert de 2021 l'a mécaniquement gonflé sur le papier. Le débat local porte sur ce niveau structurel, pas sur une hausse récente.
Non, pas sur son taux propre. Le taux communal voté par le conseil municipal de Blois, de 33,30 %, est stable depuis le milieu des années 2010, y compris à l'approche des municipales. La hausse visible du taux de référence en 2021 provient du transfert de la part départementale (24,40 %) vers les communes, une réforme nationale et non une décision de la Ville. Ce qui continue d'augmenter, c'est l'assiette : les bases cadastrales sont revalorisées chaque année au niveau national.
Parce que la taxe foncière est le produit d'un taux et d'une base. Le taux communal propre est gelé, mais la base, la valeur locative cadastrale, est revalorisée chaque année par l'État selon l'indice des prix à la consommation harmonisé : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025 et +0,8 % en 2026 selon l'INSEE. À Blois, cette hausse des bases s'applique à un taux déjà élevé : le produit de taxe foncière encaissé par la Ville a progressé d'environ 25 % entre 2013 et 2023 selon la DGFiP.
Tout dépend de la valeur locative cadastrale du bien. En ordre de grandeur, sur la part communale, comptez environ 640 € pour un studio du Vieux Blois, 1 120 € pour un 3 pièces quartier Vienne, 1 480 € pour un appartement au Cabochon et de l'ordre de 1 980 € pour une maison aux Grouëts. Ces montants n'incluent pas la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et restent indicatifs. Le prix moyen de l'appartement à Blois s'établit autour de 1 810 €/m² en 2026 selon les données DVF.
Oui, sensiblement. Avec un taux communal de 57,70 %, Blois se situe environ 12,5 points au-dessus de la moyenne du Loir-et-Cher (45,24 %) et au-dessus de nombreuses villes moyennes comparables. C'est cet écart qui a fait de la fiscalité foncière un sujet politique récurrent, mais un taux élevé appliqué à des bases modestes ne produit pas nécessairement une cotisation plus lourde qu'ailleurs : seul le montant final de votre avis fait foi.
Marc Gricourt a été réélu maire de Blois pour un quatrième mandat, une première dans l'histoire de la ville, au second tour des municipales du 22 mars 2026, avec 51,74 % des voix, devant le candidat de droite Malik Benakcha. La fiscalité, et notamment le niveau de la taxe foncière, avait été l'un des principaux sujets de la campagne. La trajectoire fiscale du nouveau mandat se lira dans les budgets des prochaines années.
L'avis de taxe foncière 2026 est mis à disposition sur l'espace particulier d'impots.gouv.fr et envoyé par courrier entre fin août et début octobre 2026. La date limite de paiement est généralement fixée au 15 octobre pour les contribuables mensualisés et au 20 octobre pour un paiement direct. Les propriétaires mensualisés voient leurs prélèvements ajustés en fin d'année.
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